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SKY DOME 2123

Écrit et réalisé par Sarolta SZABÓ et Tibor BÁNÓCZKI - film d'animation Hongrie 2023 1h52mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SKY DOME 21232123. La Terre a épuisé ses ressources naturelles, plus aucune vie végétale ni animale ne subsiste, et l’humanité vit sous d’immenses dômes de verre et de métal. Le film s’ouvre sur quelques mots qui décrivent cet avenir de science-fiction post-apocalyptique. Passé 50 ans, le corps des humains ne leur appartient plus, et ils doivent le céder (de force) à la ville, laquelle le transformera en arbre qu’elle « cultivera » pour nourrir ses citoyens, façon Soleil vert.
Le film nous invite à visiter une Budapest futuriste aux règles implacables, où l’on ne croise personne de plus de 50 ans. Le monde sous le dôme est fait de métal, de béton et de verre, tandis que l’extérieur est un désert de roche sans fin. L’être humain vit parqué comme du bétail, portant une date de péremption au-dessus de sa tête. En tant que psychologue, Stefan aide chaque jour ses patients à traverser l’épreuve du départ d’un proche, ou à préparer le leur. Il tente d’expliquer, d’accompagner, de justifier même ces lois cruelles mais visiblement nécessaires à la survie de l’espèce. Il s’intéresse donc de près aux sentiments de ses patients, mais il ignore paradoxalement tout du souhait de Nóra, sa compagne, qui veut mourir et céder son corps presque vingt ans avant la date limite, et il va tout faire, tout risquer pour l’arrêter dans son projet. Mais le film ne nous proposera pas un récit de sauvetage classique, avec sa dose d’action et de suspense. Un peu à la manière de La Route (aussi bien le roman que son adaptation au cinéma), il s’agit davantage d’un voyage, d’une errance, d’une fable sur la survie et la condition humaine.

Visuellement, Sky Dome 2123 est hybride : mêlant des décors modélisés numériquement en 3D et des personnages animés manuellement par rotoscopie, le film présente une esthétique assez unique. Sarolta Szabó et Tibor Bnóczki ont choisi la rotoscopie pour tenter de rendre plus réalistes, plus palpables, les émotions de Stefan ou de Nóra, puisque d’abord incarnés par des acteurs en prise de vue réelle avant d’être re-dessinés. Cela, et les décors immersifs que l’on parcourt tout au long du film font de Sky Dome un récit intime, comptant peu de personnages, mais qui pourtant parle de thématiques universelles et même capitales aux yeux de ses réalisateurs : l’écologie et le rapport de domination de l’humain sur la nature. La chaîne alimentaire désormais réduite à une simple boucle permet de remettre en perspective la vie humaine, sa temporalité, sa nature profonde et ses conséquences sur l’environnement. Le duo de cinéastes, qui a travaillé sur ce long-métrage pendant sept ans, s’inquiétait que les thématiques du film ne soient obsolètes à l’heure de sa sortie, or c’est tout le contraire : l’écologie et la refonte de notre mode de vie sont parmi les enjeux actuels les plus importants.

Sky Dome 2123 est en fait un film de transition : de l’intérieur du dôme vers l’extérieur, le désert rocheux et la ville-fantôme, du film de suspense vers l’introspection, et enfin de l’extinction vers le renouveau ou la renaissance. On ne nous raconte pas l’histoire d’un homme qui sauve sa femme des griffes d’une société dystopique, mais plutôt celle d’un couple qui sonde sa propre espèce et sa condition. Finalement, la question que pose Sky Dome 2123, c’est : qu’est-ce que c’est qu’être humain ?