LA GAZETTE
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(Ex-Utopia Toulouse)


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TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4,5€

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Le blog des profondeurs...
(de champ)

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

Jeudi 17 mars à 20h à Toulouse, projection unique suivie d’une rencontre avec Nicolas Défossé, le réalisateur, et Adolfo Lopez Magana, coordinateur de l’expo photo collective La Otra Mirada, et membre d’Indymedia Chiapas depuis 10 ans (pour cette soirée, achetez vos places à partir du lundi 7 mars).

VIVA MEXICO !

Nicolas DÉFOSSÉ - documentaire France / Mexique 2009 2h VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

VIVA MEXICO !Dans le Mexique d'aujourd'hui où, sous prétexte de lutte contre les narco-trafiquants, se mène une guerre sans merci dont les milliers de victimes sont avant tout de simples paysans ; dans le Mexique d'aujourd'hui où les paysans sont expropriés pour développer l'agro-alimentaire intensif et satisfaire la consommation des villes, pour mettre en oeuvre des projets pharaoniques en matière d'énergie (barrages, champs d'éoliennes, mines…) ou de tourisme soi-disant durable ; dans le Mexique d'aujourd'hui, dans l'État du Chiapas plus qu'ailleurs, les populations ont créé des pratiques d’autonomie et de solidarité peu sensibles au sirènes de la marchandisation et elles résistent. En 2006, les trois partis qui se partagent depuis des décennies la comédie électorale se lancent en campagne. Depuis le Chiapas, le sous-commandant Marcos – qu’on ne présente plus mais dont on connait trop la cagoule et la pipe et pas assez les réalisations politiques – et ses compagnons zapatistes décident de ne pas entrer dans ce jeu de dupes, mais d’aller à la rencontre des luttes à travers ce qu'on appellera l’Autre Campagne : périple à cheval, en pick-up ou à pied, où les zapatistes partiront à l’écoute du peuple et de ses luttes sur plusieurs milliers de kilomètres. Nicolas Défossé, réalisateur français de naissance et mexicain d’adoption, membre de Promedios qui a formé de nombreux paysans zapatistes à la vidéo pour leur permettre de se réapproprier leur image, a accompagné l’aventure.
Et à chaque étape de la caravane, ce sont des paysages magnifiques qui défilent mais surtout de nouvelles histoires : pêcheurs chassés par le tourisme de luxe, paysans expulsés par des projets hôteliers, prostitué(e)s traqués, enseignants en grève, enfin simples citoyens qui ne veulent pas sacrifier leur ville pour l’extension d’un aéroport. Et à chaque fois le sous-commandant et ses camarades écoutent, parfois des heures durant, plus qu’ils ne donnent des solutions car c’est collectivement qu’on trouve les ressorts.

Image exaltante d’une démocratie participative qui rendrait verte de jalousie la présidente de la région Poitou Charentes, Viva Mexico ! est presque homonyme du film inachevé de Eisenstein, Que Viva Mexico ! (commencé en 1931, il fut finalement monté et diffusé en 1979), qui parlait également d’une révolution suspendue : celle de 1910 d’Emiliano Zapata. Celle des nouveaux zapatistes, même si l’effervescence médiatique de la fin des années 90 s’est essoufflée, continue en construisant des espaces de paroles. Et ce film en est la preuve éclatante.