Loading
LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

(Ex-Utopia Toulouse)

NOUS CONTACTER
NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Install-party à Tournefeuille samedi 17 juin
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Deux séances spéciales ce week-end!
Il est vivement conseillé d'acheter vos places en avance!Dimanche 14 mai à 10h30 avec le subtil et réjouissant RARA (texte complet du film sur le site d'Utopia Avignon)!Pour faire cisrculer l'information c'est cet événemant facebook.  Et vous étiez une centaine ce samedi pour le film l'Opéra! Mer...

JE M'APPELLE
dimanche 7 mai, jour d'élection, jour de marché… Incroyable surprise sur la place de la mairie : Garniouze était-là avec son nouveau spectacle de rue. Toujours aussi populaire, politique, prenant… Seule déception: n'avoir pas su qu'il était-là et en avoir loupé une partie.  « Je m’appelle » retra...

WHITE BIRD

(WHITE BIRD IN A BLIZZARD) Écrit et réalisé par Gregg ARAKI - USA 2014 1h31mn VOSTF - avec Shailene Woodley, Eva Green, Christopher Meloni, Shiloh Fernandez... D'après le roman Un oiseau blanc dans le blizzard de Laura Kasischke (Le Seuil, 2001).

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

WHITE BIRDKat Connors a dix-sept ans, l'âge de tous les possibles, de toutes les découvertes, notamment de celle de la sexualité. Kat n'échappe pas à la règle : ses hormones sont en ébullition, elle pense beaucoup à ça, et ne comprend pas pourquoi son beau gosse et voisin de petit-ami ne répond pas aussi souvent qu'elle le voudrait à ses ardeurs…
Kat Connors a dix-sept ans, et sa mère disparaît du jour au lendemain, sans prévenir et sans laisser de traces. Cette disparition ne semble pas troubler outre mesure l'adolescente, du moins en apparence. Car l'inconscient a déjà commencé son travail souterrain et les rêves de Kat se multiplient, des rêves enneigés où elle cherche sa mère qui l'appelle, et qui vont l'obliger à s'interroger sur les véritables raisons de sa disparition. Face à l'apathie de son père, que le départ de sa femme a laissé à la limite de la catatonie, Kat va devoir mener l'enquête elle-même, et reconstruire peu à peu le portrait d'une mère qui n'a jamais vraiment réussi à s'adapter à sa petite vie banlieusarde de femme au foyer, se laissant gagner jour après jour par la dépression et l'aigreur. Une femme jadis belle et pleine de rêves que l'insatisfaction – et l'obligation de n'en rien laisser paraître – ont rendue autoritaire et envieuse, jalousant même la jeunesse, la liberté et… le petit-ami de sa fille.

Si ce nouveau film de Gregg Araki peut surprendre par son apparent classicisme, notamment formel, il n'en est pas moins traversé par les obsessions qui nourrissent sa filmographie, et particulièrement celle de l'adolescence comme période de transformation et d'apprentissage. L'enquête sur la disparition de la mère au cœur du film ne semble par moments qu'un prétexte à la description d'un contexte. Celui de la fin des années quatre-vingt d'abord, dans lequel Araki avait toujours rêvé de réaliser un film, et qui habille White bird de toutes ses références, esthétiques et musicales. Celui également de la différence et des personnages d'outsiders chers au réalisateur, représentés ici par les deux amis et confidents de Kat, un jeune homosexuel et une afro-américaine obèse. Et si c'est autour du personnage d'adolescente jouée par l'étoile montante Shailene Woodley que s'articule le récit, c'est la remise en question de l'idéal de la « famille américaine modèle » qui s'impose comme le sujet central du film. Et c'est peu à peu le personnage de la mère de famille qui prend toute la place, grâce en grande partie à l'interprétation époustouflante d'Eva Green. Passant sans anicroche de la jeune mariée radieuse à la mère torturée et irascible, sachant être aussi touchante dans son désespoir que terrifiante dans sa folie, elle impose une présence cannibale qui emporte tout et irradie le film, même en son absence…

« L’idée était de montrer comment le paradis, que les banlieues américaines sont censées représenter, peut devenir un enfer ! Le dilemme auquel la famille de Kat est confrontée, au-delà de l’aspect tragique du récit, est au fond assez commun. L’idée fondatrice de l’American Dream était que tout le monde était censé avoir les mêmes rêves. En réalité, cela a créé beaucoup de souffrances, de secrets et de mensonges et de nombreuses tragédies ont été étouffées. Au fond, le roman de Laura pointe de manière très éloquente l’échec du rêve américain : elle montre que cet idéal ne fonctionne pas pour tout le monde. » Gregg Araki