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CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
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Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



Vendredi 31 octobre de 21h à l’aube blême à Tournefeuille, 5 films dont 1 surprise, intermèdes musicaux démoniaques par DeeJay No Breakfast et un buffet d’enfer concocté par le bistrot… (Tarif unique : 25€, achetez vos places à partir du 18 octobre).

6e NUIT FANTASTIQUE

Cette année encore, réservez votre 31 octobre, et préparez-vous à une nouvelle et terrible nuit de Sabbat dans notre humble et lugubre manoir... Le 6 étant, comme chacun sait, le nombre de la Bête, cette sixième édition est résolument placée sous le signe de l’hommage aux thèmes classiques du fantastique, et au bestiaire qui l’accompagne : sorcières, vampires, satyres, expériences humaines pas franchement ragoûtantes – voire carrément répugnantes... Mais tous ces ingrédients de base, qui mijotent depuis des années dans la marmite fétide du film de genre, ont savamment été remis au goût du jour avant de vous être servis ce soir, vous promettant un festin horrifique dont vous vous souviendrez longtemps...
Rituel satanique oblige, déguisez-vous, faites-vous horribles et terrifiants, car vous pourrez toute la nuit vous faire tirer le portrait par notre daguerréotype d’outre-tombe, exhumé tout spécialement pour l’occasion, qui immortalisera vos fards les plus monstrueux et vos plus effroyables accoutrements... Alors, enfilez votre cape, aiguisez vos canines et prévenez vos amis nécrophages : vous êtes attendus pour une nuit d’halloween aussi macabre que délirante !

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)


BERBERIAN SOUND STUDIO (Écrit et réalisé par Peter Strickland - Grande Bretagne 2012 1h32 VOSTF - avec Toby Jones, Cosimo Fusco…)
Berberian Sound Studio est un film « polanskien ». A l’instar de Répulsion, Rosemary’s Baby, Le locataire, ce qui est montré n’est pas la réalité mais une perception de la réalité. En l’occurrence celle de Gilderoy ingénieur du son. 1976, financièrement aux abois, le technicien accepte de mixer une production transalpine : « The Equestrian Vortex ». À son arrivée, il découvre un film d’horreur aux antipodes de ses activités habituelles. La sauvagerie des séquences (invisibles à l’écran), la morgue des interlocuteurs, l’hostilité des assistants multiplient les chocs thermiques chez cet anglo-saxon à l’élégance réservée.
Peter Strickland multiplie les boucles. Argentique et magnétique, une toile se tisse autour de Gilderoy. Toby Jones traduit dans une précision économe les désordres intérieurs qui contaminent cet esprit fragilisé. Lardé de références cinématographiques, picturales et musicales, ce naufrage mental se double d’une plongée dans les secrets du bruitage. A ce titre : radis équeutés, pastèques éclatées, choux éventrés…, jamais un film n’est allé si loin dans les violences végétales. Sorti au printemps 2012, Berberian Sound Studio connut une exploitation chaotique. Certaines séances furent en effet perturbées par les militants de « Greenpeace », suite aux révélations du site « Médiapart », selon lesquelles les fruits et légumes molestés étaient issus de l’agriculture biologique. (Herr Flandrin)


FRANKENSTEIN JUNIOR (Young Frankenstein) - (Mel Brooks USA 1973 1h47 VOSTF - avec Gene Wilder, Marty Feldman, Madeline Kahn… Scénario de Mel Brooks et Gene Wilder).
Suzy avance dans le couloir de l’aéroport. Retiré des écrans depuis 1999, Mel Brooks laisse une dizaine de bandes parodiques. De ce fonds de commerce hétéroclite Frankenstein Junior reste l’article le plus soigné.
Tourné dans les décors de l’opus originel (1931), conservés par on ne sait quel mystère dans les Studios Universal, Young Frankenstein revisite les trois épisodes où l’inoubliable Boris Karloff incarne le Monstre. Ainsi le docteur Frankenstein a une fiancée, un fils héros de l’histoire qui, comme papa façonne un être, mosaïque de cadavres à qui il insuffle la vie. A l’image de la Créature, le scénario s’assimile à un patchwork où clins d’œil et citations se teintent d’une gaillardise potache.
La verve burlesque est servie par une bande d’acteurs frappadingues. Mention plus que spéciale à l’irrésistible Marty Feldman alias Ygor, serviteur globuleux à la bosse baladeuse. Mel Brooks provoque le rire à partir d’une mythologie qui terrorisa et terrorise encore. Mais la dérision n’élude en rien l’admiration, symbolisée par un noir et blanc digne des joyaux expressionnistes ou le lyrisme sombre de la partition de John Morris. Rappelons que Mel Brooks a produit Elephant Man de David Lynch (1980) et La Mouche, version Cronenberg (1984). Comme quoi : qui aime bien, moque bien. (Frau Blücher)


BYZANTIUM - (Neil Jordan GB 2012 1h58 VOSTF - avec Saoirse Ronan, Gemma Arterton, Caleb Landry Jones, Sam Riley… Scénario de Moira Buffini d’après sa pièce)
INÉDIT EN SALLES EN FRANCE !
Scandaleusement privé de sortie en salles en France, Byzantium marque les retrouvailles de l’auteur de La compagnie des loups avec le mythe vampirique, plus de quinze ans après le superbe Entretien avec un vampire. Clara et sa fille Eleanor sont des vampires. Poursuivies et errant à la recherche d’un nouveau lieu de vie, elles sont accueillies par un homme solitaire dans un vieil hôtel fermé au public… Byzantium, davantage qu’un énième film de vampires, est surtout une forte déclaration d’amour envers les femmes, à travers la relation conflictuelle et fusionnelle entre une mère et sa fille. Si le personnage de l’adolescente sert de passerelle entre le spectateur et le film, c’est le personnage complexe de la mère qui retient l’attention, portrait émouvant d’une mère prête à tout pour survivre dans une société patriarcale (jusque dans l’immortalité) et protéger la chair de sa chair. Sensuelle, puissante, touchante et belle à se damner sur au moins six générations, Gemma Arterton irradie de mille feux et trouve sans aucun doute son plus beau rôle à ce jour.
Proposant une imagerie absolument somptueuse renforcée par la beauté des paysages naturels, Byzantium trouve directement sa place auprès des plus grands films du genre, oeuvre miraculeuse incroyablement foisonnante et suintant le sexe par tous ses pores, aussi mélancolique que poétique, aussi fascinante qu’exigeante, aussi belle qu’un lever de soleil.


(LE FILM SURPRISE…, une rareté qui sera projetée en 35 millimètres ! Une belle occasion de redonner vie le temps d'une nuit à nos antiques et vénérables projecteurs, mis en sommeil lors du passage au cinéma numérique)


LES SORCIÈRES DE ZUGARRAMURDI (Las Brujas de ZugaRramurdi) - (Alex de la Iglesia - Espagne 2013 1h52 VOSTF - avec Carmen Maura, Hugo Silva, Mario Casas, Carolina Bang… Scénario de Jorge Guerricaechevarria et Alex de la Iglesia)
Le mâle ibère rien pour attendre (proverbe sibyllin). Toutes les femmes sont des sorcières : voilà la conclusion à laquelle est arrivé José alors qu’il prépare le hold-up d’un mont-de-piété de la Puerta Del Sol à Madrid. Blessé dans son orgueil de mâle hidalgo par les coups de boutoirs d’une modernité revendiquant bien haut l’égalité des sexes dans une société qui a encore bien du mal à l’admettre plus de quarante ans après la mort du
Généralissime, José dit basta à son ex-femme, sa pension alimentaire et décide de prendre le taureau par les cornes. Flanqué d’une fine équipe de bras cassés, il conduit donc l’opération qui, contre toute attente, est un succès. Et hop, dans la foulée, fuite vers la frontière française. Objectif : la liberté, loin des femmes et de leurs attraits diaboliques…
Oui mais voilà : le Destin, qui doit être secrètement transgenre, a décidé de jouer un tour dont il a le secret à cette petite troupe de mysogines, en les égarant dans un village de Navarre à la réputation sulfureuse : Zugarramurdi, le Salem espagnol où se tinrent naguère d’authentiques procès en sorcellerie. Nos trois machos vont tomber dans les griffes de vraies sorcières, bien décidées à faire payer aux hommes le sort injuste auquel ils les ont condamnées au cours d’un Sabbat qui va se tenir incessamment sous peu, ça alors !
Alex de la Iglesia mène son récit tambour battant, multipliant les gags et les scènes d’action, recycle en les parodiant au passage bon nombre de clichés des films fantastiques commis ces vingt dernières années, et vous laisse à l’arrivée pantelant et ravi, comme à la sortie d’un Grand Huit, ou d’une Nuit Fantastique…