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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
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Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
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Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

Vendredi 20 novembre à 20h30 à Tournefeuille, séance unique suivie d'une rencontre avec Céline Verguet, Docteure en Anthropologie Sociale à l'Université de Nice-Sophia Antipolis, sur le Tissage des premiers liens mère-enfant à travers l'allaitement. En collaboration avec l'ANPDE (Association Nationale des Puéricultrices(teurs) Diplômé(e)s et des Etudiants). Achetez vos places dès le 10 novembre aux tarifs habituels du cinéma.

L'histoire du chameau qui pleure

Écrit et réalisé par Byambasuren DAVAA et Luigi FALORNI - Mongolie/Allemagne 2003 1h30mn VOSTF - avec Uuganbaatar Ikhbayar, Odgerel Ayusch, Janchiv Ayurzana, Enkhbulgan Ikhbayar... Pour les enfants à partir de 7 ans. C’est un très beau film pour les grands, c’est très chouette aussi pour les enfants (il y a très peu de sous-titres, ça passe comme une lettre à la poste).

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L'histoire du chameau qui pleureMais pourquoi le chameau pleure-t-il ? S'agit-il d'un conte, d'une légende, d'un documentaire animalier ou d'une histoire d'amour contrarié entre camélidés ? On vous laisse découvrir cette histoire magnifique, mais sachez qu'après avoir vu « L'Histoire du chameau qui pleure », fidèle héritier de « Nanouk l'esquimau » ou du plus récent « Atanarjuat » sous d'autres latitudes, vous ne regarderez plus jamais un chameau de la même manière.

Imaginez une immensité de rocaille et de poussière balayée par le vent. Dans ce paysage lunaire, à l'abri de petites tentes rondes solidement arrimées au sol, vit une famille d'éleveurs, entourée de son troupeau de chameaux et de chèvres. Quatre générations sous un même toit, et chacun participe, du plus jeune au plus âgé, aux tâches quotidiennes et aux soins du troupeau. Nous sommes en Mongolie, quelque part dans le désert de Gobi. C'est l'été, la saison des naissances, et chacun s'affaire pour mener à bien l'arrivée des petits chameaux. Mais une L’une des chamelles parvient difficilement à mettre bas : dès la naissance, elle se désintéresse du bébé et lui refuse son lait…

Avec le désert de Gobi pour décor et une famille de nomades pour protagonistes, « L'Histoire du chameau qui pleure » est d’abord un formidable document sur les mœurs et coutumes d'un peuple qui vit aujourd'hui comme autrefois, de manière traditionnelle et en communion avec la nature.
Dans ce désert qui n'a pas été exploré de fond en comble par les médias occidentaux, dans la chaleur de ces petites habitations au confort rudimentaire, les couleurs, les vêtements, chaque geste de la vie quotidienne, chaque mot nous entraînent vers un autre monde, une civilisation préservée, intacte, où l'homme ne se considère pas comme le centre de l'univers.
Au centre de la culture nomade, il y a le chameau, animal considéré depuis Genghis Khan comme un symbole de la Mongolie. Dans cette société agricole, le chameau domestique est crucial pour la survie des habitants : sa fourrure sert à fabriquer des vêtements et des couvertures, ses excréments servent de combustible et sa peau à fabriquer selles et chaussures, et les Mongols apprécient particulièrement le lait et la viande de chameau.

Mais les liens unissant les chameaux aux nomades, qui pratiquent un bouddhisme fortement influencé par le Dalaï Lama, dépassent largement ce simple rapport de consommation. C'est ce que révèle la suite de l’histoire, celle d'une mère chameau qui n'accepte pas son rejeton et le met ainsi en danger de mort. Et c’est là que la fiction, poétique et émouvante, apporte une autre dimension au film. Les nomades s'inquiètent pour la vie du chamelon, et tentent de le nourrir par d'autres moyens, mais ils savent que le temps est compté, et qu'un petit chameau ne peut pas supporter longtemps d'être séparé de sa mère. Ils décident d'avoir recours à un rituel : la tradition veut qu'on fasse venir dans ce cas-là un violoniste pour émouvoir la chamelle et la réconcilier avec son petit. Les deux fils, Dude et le petit dernier Ugna, sont envoyés à la ville la plus proche pour solliciter les talents d'un professeur de musique. Ce qui suit relève tout simplement de l'extraordinaire : au-delà du simple geste de sauver une bête du troupeau, qui est la seule richesse de la famille, on sent que les nomades interviennent ici pour rétablir quelque chose qui s'est rompu dans l'ordre du monde.

On pourrait croire à de l'affabulation, qu'on nous raconte une belle histoire qui n'existe qu'au cinéma, que tout a été inventé pour nous faire rêver un peu. Pourtant non : sans vous en dire plus, sachez que le rituel immortalisé par ce film est utilisé couramment par les nomades de Mongolie, quand un bébé chameau est rejeté par sa mère. Mais ça, ça ne se raconte pas, il faut vraiment le voir pour le croire…