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Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



Dernière Zéance dimanche 14 février à 20h30 à Toulouse : soirée spéciale « retrogaming » avec la projection unique et exceptionnelle de The King of Kong (inédit en France !) suivie d’une rencontre avec Yannick Elahee (game designer, de l'association Toulouse Game Dev) et les « streamers » d'eSport Ladim & Max, qui aborderont l'évolution du retrogaming vers la scène de compétition de jeu vidéo actuelle.

THE KING OF KONG, a fistful of quarters

Seth Gordon - documentaire USA 2007 1h20mn VOSTF - avec Billy Mitchell, « le champion », et Steve Wiebe, « le challenger »...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE KING OF KONG, a fistful of quartersS’il y a un film documentaire à voir sur les jeux vidéos, c’est bien celui-là, qui va d’ailleurs bien au-delà de son sujet. Si le sous-titre « pour une poignée de quarters » évoque un duel à la Sergio Leone (le quarter est une pièce américaine de 25 cents que l’on mettait pour faire une partie dans le monnayeur des bornes d’arcades), c’est que ce film est un peu le When we were kings du retrogaming. Digne du combat mythique entre Georges Foreman et Muhammad Ali, The King of Kong raconte une des plus incroyables rivalités de l’histoire du cinéma entre Steve Wiebe et Billy Mitchell, deux joueurs courant après… le record du monde sur le jeu Donkey Kong.
Dès les premières minutes, figure cette citation de William S. Burroughs, écrivain de la Beat génération : « C’est un univers de guerre. Il existe peut-être d’autres univers reposant sur d’autres principes, mais le nôtre semble basé sur la guerre et les jeux. Tous les jeux sont belliqueux. Il y a les vainqueurs et les perdants. Bien souvent, les perdants peuvent devenir des vainqueurs, et, en un clin d’œil, les vainqueurs peuvent devenir des perdants. » Cela pourrait sembler bien pompeux compte tenu de l’apparente futilité du sujet. Ce n’est pas le cas. Le film de Gordon arrive par miracle à transcender son sujet en en faisant une métaphore de l’Amérique. Steve Wiebe et Billy Mitchell sont les deux versions d’une même obsession : celle d’être le premier.

D’un côté, Wiebe incarne le parfait loser laissé sur le bas-côté du rêve américain. Wiebe a la poisse. Il pensait jouer au baseball ? Son bras en a décidé autrement. Et pourquoi pas devenir musicien ? La vague grunge de la ville voisine de Seattle ne l’a pas emporté. Finissant par marcher dans les pas de son père, il est employé comme ingénieur à Boeing jusqu’à ce qu’il ne soit viré. Le jour même de son licenciement, il signait pour acheter une maison avec sa femme… Wiebe trouve son échappatoire en jouant à Donkey Kong au fond de son garage. Obsédé par le jeu jusqu’à y consacrer ses nuits…
De l'autre, David Mitchell est un personnage hallucinant qui va au-delà de la plus caricaturale des fictions. Comme il le dit à la caméra de Seth Gordon, son credo tient en trois lettres : « U. S. A. ». Il porte même une cravate aux couleurs de la bannière étoilée. représente presque tout ce que l’Amérique a de détestable, lorsqu’elle mène le monde avec arrogance et condescendance, aveuglée par son patriotisme hypertrophié.

Exceptionnel, tout simplement magnifique, touchant, vrai, The King of Kong est le récit improbable et incroyable d'un duel picaresque oscillant entre farce et tragédie, aux multiples retournements de situation, et qui nous fait découvrir un monde étonnant, celui du gaming des années 80 jusqu'à 2007, avec ses règles et son code de l’honneur.

Prochaine Dernière Zéance dimanche 6 mars à 21h à Toulouse : avant-première du film Évolution suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Lucile Hadzihalilovic, animée par Frédéric Rackay du magazine Versatile Mag (achetez vos places à partir du 27 février). Prix du jury au festival de San Sebastian 2015 • Prix du jury et prix de la critique au festival du film fantastique de Gérardmer 2016.

Peu de cinéastes français se lancent aujourd’hui dans des projets de films de genre, notamment fantastiques, alors que leurs confrères espagnols prennent des risques, certaines œuvres obtiennent même des Goyas, l’équivalent de nos Césars. Plutôt globalement masculin, le film fantastique ou d’épouvante attire pourtant en France quelques femmes cinéastes qui y apportent une sensibilité singulière. On peut donc saluer les producteurs et le distributeur du film d’avoir cru en ce projet, et permettre ainsi à la réalisatrice Lucile Hadzihalilovic de revenir après onze ans d’absence avec une œuvre ambitieuse et mystérieuse à l’ambiance toute lovecraftienne… (voir la page de présentation de la soirée)