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Le blog des profondeurs...
(de champ)

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE ?

Écrit et réalisé par Stéphane ROBELIN - France 2011 1h36mn - avec Guy Bedos, Daniel Brühl, Géraldine Chaplin, Jane Fonda, Claude Rich, Pierre Richard...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ET SI ON VIVAIT TOUS ENSEMBLE ?Annie, Jean, Claude, Albert et Jeanne constituent une joyeuse bande de septuagénaires unis par une amitié de quelques décennies. Deux couples et un célibataire endurci, plutôt gâtés par la vie, qui se retrouvent joyeusement et régulièrement pour des manifs (ils ne font pas partie des vieux peureux qui votent à droite), et pour des bonnes bouffes champêtres.
Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes de seniors possible… si Albert ne commençait pas à montrer des signes d’absence, oubliant ce qu’il a fait quelques minutes auparavant. Si Jeanne, sa belle épouse américaine, ne cachait pas une maladie plus sérieuse qu’il n’y paraît. Si la vie dissolue de Claude, impénitent photographe amateur de la plastique avantageuse de belles prostituées, ne devenait pas légèrement incompatible avec l’état de son cœur. Quant à Jean, indécrottable militant, toujours prêt à balancer quelques projectiles sur la maréchaussée, il prend comme un coup dur que son assurance ne veuille plus lui couvrir son prochain voyage humanitaire.

Pour le club des cinq, la vie devient donc un peu duraille… Et puis il y a le fils de Claude, qui veut placer son père en maison de retraite, pour son bien évidemment ! Alors une idée fait son chemin dans le cerveau nullement embrumé des vieux amis : et si on habitait tous ensemble, pour se soutenir ? Tant que le pire n’est pas arrivé, l’addition des petites faiblesses des uns et des autres peut bien finir par constituer une force ! Et la colocation à 75 ans se met en place avec ses hauts et ses bas, chacun ayant évidemment ses petites habitudes et la vie en commun pouvant réveiller parfois de vieux démons ou de vieux secrets…
Ce film chaleureux est d’abord la réunion jubilatoire d’acteurs qui ont l'âge de leur rôle et que l’on adore. Peut-on rêver mieux que Guy Bedos pour incarner Jean, le militant un peu soupe-au-lait ? Peut-on imaginer un autre que Pierre Richard, l’homme qui a tant incarné les distraits, pour jouer Albert, cet homme tendre et touchant dont la mémoire s’égare ? Et Claude Rich en vert galant, amateur de Viagra malgré son cœur hésitant, quel bonheur ! Et le casting féminin est carrément réjouissant avec Géraldine Chaplin en épatante Annie, qui doit faire preuve d'une solide santé pour se fader Guy Bedos, et la grande Jane Fonda, en amoureuse de Pierre Richard, incarnation de la révolution sexuelle, qui parle masturbation avec un naturel, une insouciance irrésistibles. Si le film abonde en moments truculents et hilarants (avec un panel de comédiens, il eût été dommage de s'en priver), il est aussi une très jolie réflexion, plaisamment libertaire, sur une autre manière d’envisager les dernières années de sa vie avec légèreté et bonheur, une démarche qui repose sur l’amitié, la solidarité et l’amour, bien meilleurs remèdes à la peur de l'inéluctable que toutes les thérapies et tous les enfermements médicalisés…