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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

À LA VIE

Aude PÉPIN - documentaire France 2021 1h18mn - avec Chantal Birman, des bébés, des mères, des pères et des professionnels de santé...

Du 10/11/21 au 30/11/21 à Tournefeuille

À LA VIE« Accompagner des femmes et vouloir leur liberté, c'est forcément militer. » Chantal Birman

Celles qui ont donné la vie le savent : le temps d'après la naissance est une parenthèse bien particulière, une bulle fragile où la femme, devenue mère, est traversée par des émotions intenses et souvent compliquées à vivre. Si, dans notre monde moderne, la science a déployé toute son expertise et aligné bout à bout des décennies de progrès médical pour faire des 9 mois de la grossesse une épopée rigoureusement auscultée, palpée, suivie dans le moindre détail, force est de constater que les mères se retrouvent ensuite souvent bien seules. Comment gérer les nuits sans sommeil, les pleurs du bébé, l'organisation familiale chamboulée ? Comment savoir si on fait bien, comment mettre un enfant au sein quand le corps est un champ de bataille ? Comment faire face à cette révolution de l'intime qui réactive parfois des blessures anciennes, des questionnements que l'on croyait oubliés ?
Depuis des décennies, Chantal Birman, sage-femme, accompagne les jeunes mères dans les premiers pas de cette nouvelle vie. Forte de son expérience professionnelle, mais plus encore grâce à sa merveilleuse capacité d’écoute et d'empathie, elle aborde avec franchise et simplicité tout cela. A l'heure de la retraite, elle poursuit sans faiblir, avec une énergie communicative qui semble rejaillir sur celles et ceux qui croisent sa route, sa mission : être au plus près des femmes, les comprendre, les guider, les soutenir. D'autres pourraient être directives, donneuses de leçons, assénant des vérités toutes mâchées sur ce qu'il conviendrait de faire ou pas. Pas Chantal, bien trop humble et intelligente pour tomber dans ce panneau-là. « Une maman fait confiance à son enfant, et plus elle lui fait confiance, plus il a de forces » nous dit-elle. Son rôle à elle est de (re)donner confiance aux mamans, pour leur rendre un peu de ce pouvoir personnel que le suivi ultra médical de la grossesse a souvent abîmé. Avec sa parole vraie, ses gestes, et les petites listes qu'elle griffonne pour les mères où le mot « amies » souligné d'un grand trait signifie aux mamans qu'elles ont le droit aussi de craquer, de demander aide et affection, Chantal fait bien plus que simplement les aider à assurer les soins à leurs bébés.

Court mais très intense, ce documentaire sans voix off, sans échanges façon « interview », suit pas à pas le quotidien de Chantal, quelques semaines avant son départ à la retraite. Au pas de course entre deux rendez-vous, dans sa voiture, lors de ses visites aux jeunes mères dont la fragilité est souvent bouleversante, on vit aussi ses interventions percutantes à l'école de sages-femmes, on partage les repas avec d'anciennes collègues. On devine alors, bien plus que la passion pour un métier, son engagement sans faille pour les femmes, toutes les femmes. Celles qui donnent la vie, mais aussi celles qui font le choix d'avorter. Celles qui se battent pour la reconnaissance de leur travail, celles qui s'usent par des gardes trop longues, celles qui voudraient accompagner les naissances de la manière la plus naturelle possible mais ne le peuvent plus, faute de moyens et de personnel, et toutes les anonymes qui tombent sous les coups d'un conjoint violent.
Dans un regard lucide et pas franchement réjouissant sur les conditions de travail de ces « aidantes », le film porte malgré tout une bonne dose d'espoir : la relève est là, motivée, combative, forte des expériences des aînées, prête à accompagner les mères avec empathie et profesionnalisme sans pour autant renoncer à ses droits.

Rencontres au Féminin à Tournefeuille
Les femmes qui ont fait avancer leurs propres droits sont à l’honneur au mois de novembre. Le cycle Héroïnes Oubliées fête déjà ses 4 ans, on se remémore donc la première que nous avons célébrée, Federica Montseny l’indomptable (avec film et théâtre de marionnettes) ministre espagnole de la Santé en 1936, qui comme Simone Veil en France en 1975 (avec l’avant-première du film d’Olivier Dahan) a porté la loi pour la légalisation de l’avortement en Espagne 40 ans auparavant. L’avortement, qui est aussi le sujet de l’indispensable film d’Audrey Diwan L’évènement, d’après le livre d’Annie Ernaux et Lion d’or à Venise cette année. Quant à Aude Pépin, elle dresse dans À la vie le vibrant portrait de Chantal Birman, sage-femme, militante de la liberté des femmes à disposer de leurs corps, quand Emily Atef aborde, dans L’étranger en moi, le douloureux sujet de la dépression post-partum.

On peut aussi ajouter à toutes ces héroïnes du quotidien Amina et sa fille de 15 ans Maria, enceinte dans un pays où l’avortement est condamné par la religion et la loi dans Lingui, les liens sacrés de Mahmlat-Saleh Haroun, les gamines qui tentent de s’émanciper par le hip-hop à Casablanca dans le formidable Haut et fort de Nabil Ayouch, la résistance par l’écriture dans le beau film d’animation Où est Anne Frank ! de Ari Folman, sans oublier, pour revenir en Espagne, Las niñas de Pilar Palomero, touchant chronique d’émancipation adolescente et les Madres paralelas d’Almodovar, qui entremêle maternités et Guerre d’Espagne… La boucle est bouclée !


Mercredi 17 novembre à 20h30 (COMPLET !) Nouvelle séance 21H00
la séance sera suivie d’une rencontre avec Chantal Birman et la réalisatrice Aude Pépin
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En partenariat avec L’ADAD, L’Ordre de Sages Femmes, et l’association d’étudiantes sage-femme le Premier Cri. Places disponibles dès le 3 novembre au cinéma ou sur billetweb.fr