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FMR a fêté ses 40 ans à Borderouge
Le temps passe et FMR a 40 ans déjà. La radio toulousaine avait fêté cela au Bikini le 27 novembre 2021 avec une grande soirée de concerts. Le Bikini et FMR s’est aussi une belle et tumultueuse histoire que nous racontent Hervé Sansonetto et Pierre Rogalle dans un documentaire réalisé par TV Bru...

30237
Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma :)Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de ...

Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

Mardi 7 Février à 20h30 à Tournefeuille, séance unique suivie d’une rencontre autour de la dimension socio-politique de l’arbre sur un territoire avec Christine Monlezun, maire de Fréchendets et porte parole du collectif TPMF (Touche pas à ma forêt 65) qui s’est opposé victorieusement à l’implantation d’une méga scierie à Lannemezan. Préventes dès le 28 janvier à la caisse du cinéma.

TAMING THE GARDEN

Salome Jashi - Suisse/Allemagne/Géorgie 2021 1h32mn VOSTF -

Du 07/02/23 au 07/02/23 à Tournefeuille

TAMING THE GARDENIl était une fois un homme puissant, fortuné, et anonyme (affublé cependant de Ivanishvili … non loin d’évoquer Ivan le terrible) qui cultivait un étrange passe-temps : acheter des arbres centenaires, dont certains avaient la hauteur d’un immeuble de 15 étages, à des communautés vivant sur la côte géorgienne. Une fois propriétaire de ces géants, il s’employait à les faire déraciner selon une technique bien étudiée avant de les faire transporter vers un lieu secret que nous ne vous révèlerons bien évidemment pas ici afin de garder le mystère de cette mégalomanie hélas non fictionnelle !

Taming the Garden, traduit sous le titre « La balade des grands arbres », est un film-conte contemporain dont le spectateur se rappellera longtemps ! Non seulement de part l’expérience poétique et surréaliste qu’il va expérimenter, mais surtout en raison du spectacle à la fois cruel et magique auquel il assiste : la migration forcée d’arbres remarquables au fil d’un périple dépassant l’imagination ! Pas vraiment une balade à vrai dire…
Nous voilà confronté·es à un récit d’accaparement et d’extractivisme bien particulier. Il ne s’agit pas ici de déforestation massive ou de coupes rases destructrices, puisque l’arbre est soustrait à son environnement dans son intégrité, racines comprises. Mais les rouages de la destruction du patrimoine restent les mêmes : des paysans pauvres et aux abois se laissent séduire par des offres mirobolantes à leurs yeux quand d’autres y voient la promesse d’une nouvelle route. Mais la sagesse des anciens se réveille, eux qui se rappellent de cet arbre « le plus beau de la ville », celui où « des générations d’enfants ont joué sous son ombre. » Un seul arbre vous manque et tout est dépeuplé…
Dans un geste contemplatif et naturaliste habité de grands moments de cinéma et de mythologie (les mastodontes de la nature soumis à des chantiers titanesques, leur navigation avant leur transplantation au jardin d’Eden…), la réalisatrice souligne avec une égale justesse les trois partitions qui se jouent ici : le rêve de l’extravagant mégalomane, le travail précis et rude des ouvriers de terrain (l’investissement des équipes chargées d’extraire du sol et de déplacer ces arbres est proprement hallucinant), et la souffrance, le déchirement de populations divisées devant les enjeux. Les puissants de ce monde auraient-ils tous les droits, y compris celui d’acheter la nature ? Que reste-t-il d’un pays lorsque ses êtres les plus chers ont été déracinés ? Tout le long du film, nous assistons, médusés et impuissants à ce cortège migratoire démesuré. Est-il possible de croire à une résurrection de ces géants après de telles épreuves ?