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ATLANTIC CITY

Louis MALLE - USA 1980 1h45mn VOSTF - Avec Burt Lancaster, Susan Sarandon, Michel Piccoli, Kate Reid, Hollis McLarren... Lion d’Or – Mostra de Venise 1980.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ATLANTIC CITYEmployée au restaurant d’un casino d’Atlantic City, Sally rêve de devenir croupière en France. Son mari, Dave, l’a abandonnée pour partir vivre avec Chrissie, sa sœur cadette. Un jour, elle voit débarquer Dave et Chrissie qui viennent à Atlantic City pour vendre de la cocaïne et subvenir aux besoins de leur futur enfant. Le couple demande à Sally de les accueillir. Elle accepte et rapidement Dave commence son commerce. Quelques jours après son arrivée, il rencontre Lou (Burt Lancaster), le voisin de palier de Sally, qui l’aide à revendre sa drogue. Lou est un ancien gangster nostalgique qui chaque soir observe Sally par sa fenêtre…

Après La Petite (Pretty Baby, 1978) chronique dans un bordel de la Nouvelle-Orléans en 1917 avec Brooke Shields, Keith Carradine et Susan Sarandon qui fit aux États-Unis un scandale comparable à celui du film Les Amants en France, Louis Malle reste donc sur place mais s’éloigne des gros studios. Atlantic City sera le second film américain, où le premier rôle est donné à la ville, cette cité du New Jersey jusqu’ici endormie, jadis flamboyante station balnéaire où l’élite venait s’encanailler, et sur le point de se réveiller. C’est ce sursaut que filme ici Louis Malle. On détruit les vieux immeubles devant sa caméra pour construire des casinos : « Atlantic City, You’re back on the map ». Ce slogan, qui s’appuie sur le développement des casinos, fait figure de promesse pour des habitants désespérés et leur donne une raison d’y croire. Au milieu de ces décombres il y a Burt Lancaster, vieux guépard fatigué qui veut encore croire à un avenir possible. Et qu’importe si ses costards sont délavés et ses manières dépassées. Et on retrouve Susan Sarandon, ici fille de joie éperdue, qui entend caresser l’animal dans le sens du poil.
Atlantic City est un film crépusculaire au confluent du film noir, du film de gangster et du drame psychologique. On y rit aussi. Le pathétique sauve même les apparences trompeuses. Résultat : un Lion d’or et cinq nominations aux Oscars !