TOULOUSE Borderouge et TOURNEFEUILLE

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Première séance à 4,5€

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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

AU POSTE !

Écrit, filmé et réalisé par Quentin DUPIEUX - France 2018 1h13mn - avec Benoît Poelevoorde, Grégoire Ludig, Marc Fraize, Anaïs Demoustier, Philippe Duquesne, Orelsan, Jacky Lambert...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

AU POSTE !Pour fêter comme il se doit son retour en France – depuis Steak il y a plus de dix ans, il avait tourné tous ses films aux Etats-Unis – l'inclassable Quentin Dupieux alias Mr Oizo s'offre un casting qui s'avère impeccable ! Autour d'un Benoît Poelvoorde au sommet de son art fait de ruptures de ton et de sautes d'humeu(ou)r, on a le plaisir de voir à l'œuvre un étonnant Grégoire Ludig, qui se montre parfaitement à la hauteur du défi de tenir tête au trublion belge, et puis Marc Fraize et Philippe Duquesne de la grande famille des Deschiens, et puis Orelsan en ado attardé adepte de la Gameboy, sans oublier surtout une Anaïs Dumoustier rouquine, toute frisée et marrante comme tout, dans un registre où on ne l'attendait pas forcément voire pas du tout ! Tous se renvoient du tac au tac des répliques frappées d'un humour entre potache et surréaliste : une sorte de ping-pong verbal dans lequel les mêmes dialogues reviennent éventuellement plusieurs fois mais triturés dans un autre sens. Il faut le savoir : un « aller-retour » et un « va-et-vient », ça n'a rien à voir, c'est pour ça !

Dans un quasi huis clos, le bureau beige et gris, sans fenêtre, d'un commissariat gris et beige –, le commissaire Buron cuisine sans ménagement le nommé Fugain (dont on ne souvient plus du prénom mais ce n'est sans doute pas Michel) qu'il considère comme le principal suspect dans une affaire de meurtre dont on a un peu de mal à saisir les tenants et les aboutissants. Quelques adjoints relativement improbables sont censés seconder Buron – qui lui-même n'a rien d'un Maigret – mais la vérité nous impose de dire que leur efficacité peut légitimement être mise en doute. Et il y aura quelques échappées extérieures à l'occasion de deux ou trois flash-back qui, loin d'ouvrir des pistes rationnelles à l'enquête policière supposée être en cours, nous entraînent dans la quatrième dimension du non-sens. Et au fil de la nuit, de questions insistantes en réponses à côté de la plaque, de pause bières en arrêt sandwiches, la situation va, comment dire… déraper, échapper au contrôle des forces de l'ordre, mais pas du félin réalisateur qui a le chic pour retomber sur ses pattes comme une fleur (la comparaison est osée, c'est vrai).

On pense pas mal au Buffet froid de Bertrand Blier mais en plus drôle, en moins cérébral. Comme son illustre aîné, Au poste ! arpente en funambule la frontière entre ce qui est réel et ce qui l'est moins – sujet de prédilection de Quentin Dupieux, comme le savent celles et ceux qui ont vu ses films précédents. Celui-ci est sans doute le plus accessible de tous, ne serait-ce que parce qu'il utilise, même si c'est pour les dynamiter, les codes bien repérés de la comédie policière. C'est aussi absurde qu'hilarant, c'est, pour citer le Figarock « génial et poussif à la fois », comme d'habitude, c'est pour ça…