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Le blog des profondeurs...
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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



AU NOM DE LA TERRE

Edouard BERGEON - France 2019 1h43mn - avec Guillaume Canet, Veerle Baetens, Anthony Bajon, Rufus, Samir Guesmi... Scénario d'Edouard Bergeon, Emmanuel Courcol et Bruno Ulmer.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

AU NOM DE LA TERREPierre revient au pays après un long séjour dans le Wyoming, où il s’est formé à de nouvelles techniques agricoles. Le voilà prêt à dompter l’avenir. Fort de la promesse de fructueuses moissons futures, il sourit à la vie, tout comme elle lui sourit. D'autant qu'il va se marier avec Claire, qui l'a attendu puisqu'ils ont toujours su qu'ils feraient leur vie d'agriculteurs ensemble…
Peu de temps après, le jeune couple s’installe dans la belle ferme familiale que le père de Pierre leur cède. Les en voilà presque propriétaires – moyennant un important prêt bancaire, le premier d'une longue série – et Pierre guette, tout en signant l’acte de vente, une forme de reconnaissance dans le regard paternel. Ah ces deux-là ! Leurs cœurs battent à l’unisson sans qu’il sachent l’avouer. La parole n’est décidément pas un produit de leur terroir. Et puis, à travers eux, à leur corps défendant, ce sont deux conceptions de la paysannerie qui s’affrontent, deux époques que le progrès a rendu irréconciliables. Mais quel progrès ? Celui qui a transformé les fermiers en « exploitants agricole », puis en « agri managers » ?

Vingt ans plus tard, les trente glorieuses révolues, rares sont les paysans qui sont autonomes et fiers de ce qu’ils font, malgré un travail constant et acharné. La monoculture tend à régner en maîtresse, appauvrissant les sols, tout comme les fils de la terre, les muselant à coup de quotas et de normes. Les coopératives qui auraient dû être un inépuisable système de solidarité sont devenues le bras armé des lois du marché.
Pierre continue d’y croire, de ne pas baisser les bras, avec le soutien tendre et constant de Claire et puis de leurs deux jeunes enfants qui observent, découvrent la planète telle qu’on va la leur léguer… La joie de vivre et de travailler est toujours là, mais pour combien de temps ?
À travers cette première fiction épatante, le réalisateur rend autant hommage à un père, le sien, qu’au monde paysan. Ce monde qui se lève tôt sans en récolter ni gloire, ni fortune.