TOULOUSE Borderouge et TOURNEFEUILLE

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TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Première séance à 4,5€

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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

La cagnotte ULULE pour UTOPIA, ça marche !
Petit point d’étape : plus de 70% collectés en quelques jours auprès de 171 contributeurs : c’est un peu la classe ! Et le signe que, malgré la morosité ambiante, on y croit un bon peu à ce monde meilleur ! Il reste un mois et quelques pour compléter, voir enrichir encore notre projet. Que vous ...

Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

Dimanche 15 décembre à 15h à Tournefeuille, séance unique précédée d'une petite prestation musicale des élèves d’accordéon de l'École d’Enseignements Artistiques de Tournefeuille et accompagnés par le duo Jean Luc Amestoy et Claude Delrieux sur le thème du film. Places disponibles dans vos cinémas préférés dès le 30 novembre aux tarifs habituels.

MON ONCLE

Jacques TATI - France 1958 1h53mn - avec Jacques Tati, Jean-Pierre Zola, Adrienne Servantie, Alain Bécourt... Scénario de Jacques Tati, avec la collaboration de Jacques Lagrange. Oscar 1958 du Meilleur Film Étranger. Pour les enfants à partir de 5 ans. COPIE NEUVE RESTAURÉE, À (RE)DÉCOUVRIR, SEUL OU EN FAMILLE, À PIED, À CHEVAL, EN VOITURE… DE 5 À 105 ANS !.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MON ONCLEDécidément, le génial Jacques Tati ne finira jamais de nous émerveiller et de nous surprendre. Après la somptueuse réédition de Jour de Fête qui, pour notre plus grand bonheur, vous a fait courir cet été, c'est au tour de Mon oncle de revenir, tout restauré, tout nettoyé, tout de frais numérisé, sur nos écrans. Satire mordante, invention délirante et poésie tendre, Mon Oncle a la perfection burlesque des Vacances de M. Hulot et porte en germe l'aboutissement que sera Playtime (c'est le sommet de l'art de Tati). On ne peut que vous redire, pareil : retrouvailles, découverte, partage, donc, c'est selon. Mais à l'arrivée, immanquablement, pour tous, un pur instant de bonheur. Parents, faites partager à vos enfants ce bonheur-là. Enfants, rouvrez les yeux de vos parents sur ce trésor-là. Tati devrait être remboursé par la Sécurité Sociale.

Monsieur Hulot est rentré de vacances, il retrouve son petit appartement sous les toits, dans son petit quartier populaire de Saint-Maur : séquence magnifique, qui revient en leitmotiv, du dégingandé Hulot regagnant son « home-sweet home » à travers le dédale des couloirs et des escaliers, avec cette musique guillerette qui vous trottera dans la tête pendant des semaines…
Il retrouve aussi son neveu préféré, un môme épatant qui aurait toutes les chances de faire un futur adulte fort convenable s'il n'était accablé d'une paire de parents apocalyptiques : lui gros et gras industriel m'as-tu-vu, engoncé dans des costumes aussi étriqués que son esprit ; elle grosse dondon d'intérieur qui se pâme devant les gadgets inutiles de sa maison « design »… Il faudra bien toute la fantaisie, toute la poésie subversives de son oncle pour épargner à l'innocent le châtiment suprême de ressembler à ses géniteurs !

« Il n’y a pas de message dans mon film. Cependant, je peux dire que je suis frappé par l’indifférence du monde moderne. Que signifient la réussite, le confort, le progrès si personne ne connaît plus personne, si l’on enlève les immeubles faits à la main pour les remplacer par du béton, si l’on déjeune dans des vitrines au lieu de se retrouver dans des petits restaurants où l’on a envie de parler, si l’épicerie ressemble à la pharmacie, si l’on change le modèle de sa voiture pour le plaisir d’avoir des feux rouges différents et de nouvelles poignées ? » Jacques Tati, Le Monde, 24 Avril 1958