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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

LES TEMPS MODERNES

Écrit et réalisé par Charlie Chaplin - USA 1936 1h27mn - avec Charlot, Paulette Goddard...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES TEMPS MODERNESLes Temps modernes marque une étape décisive dans la carrière de Chaplin puisque c’est le dernier film dans lequel il apparaît sous les traits de Charlot le vagabond. C’est aussi son premier film « sonore ». Sonore et non parlant puisque, plusieurs années après la révolution technique qui permettait de faire entendre la voix des acteurs, Chaplin refuse de suivre le mouvement général et tourne un vrai film muet, où on entend les bruits du monde mais où les dialogues sont réduits au stade de borborygmes, aboiements, cris divers et enfin la fameuse chanson aux paroles informes (sur l’air de « Je cherche après Titine »), interprétée par Charlot lui-même. Moment historique puisque c’était la première fois qu’on entendait sa voix !

Charlot est donc ouvrier dans une usine. Il travaille sur une chaîne à serrer des boulons, répétant inlassablement le même geste. Mais il a toute les peines du monde à suivre la cadence infernale imposée aux équipes par la direction… Comble de malchance : c’est lui qui est choisi, sans qu’on lui demande son avis, pour tester la toute nouvelle « machine à manger », un prototype destiné à nourrir les ouvriers de manière plus fonctionnelle et plus rapide, histoire d’améliorer encore le rendement. Mais la machine a des ratés, puis s’emballe et se transforme vite en instrument de torture. Bref le prototype n’est pas au point et le patron lui-même le juge « peu pratique »…
Charlot retourne donc à la chaîne… où il n’arrive toujours pas à suivre le rythme. Emporté par l’élan de son serrage de boulons à répétition, il se laisse entraîner sur le tapis roulant et glisse dans les rouages de la machinerie qui fait fonctionner la chaîne. Quand il en ressort enfin, il est atteint d’une sorte de danse de Saint-Guy et se met à voir des boulons partout. Il veut serrer les boutons des robes des femmes, qu’il course la clef de douze à la main… Conduite aberrante qui le conduit illico à l’hôpital… Il en sortira rapidement, prêt à de nouvelles (més)-aventures dans le monde moderne qui l’agresse à tous les coins de rue…

Ce début dans l’usine, mené à un train d’enfer avec une invention comique irrésistible, donne bien le ton du film tout entier : Chaplin brosse une fresque endiablée sur et contre le machinisme, attaqué au nom de la dignité de l’individu. Individualiste forcené, Chaplin montre comment l’individu, victime d’une société organisée pour contrôler les masses, peut à l’occasion faire la nique à ce qui l’opprime en le tournant en ridicule, en passant à travers les mailles du filet, à travers les rouages de la machine…