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Les vidéos du Toulouse Hacker Space Factory (THSF) à revoir sur TV Bruits
Le Toulouse Hacker Space Factory (THSF) explore depuis 2010 les espaces de dérivation de l’emprise des technologies sur nos vies, en particulier celles en mutation du monde numériques et cybernétique. Les vidéos des interventions sont disponibles sur le site de TV Bruits https://tvbruits.org/spi...

FMR a fêté ses 40 ans à Borderouge
Le temps passe et FMR a 40 ans déjà. La radio toulousaine avait fêté cela au Bikini le 27 novembre 2021 avec une grande soirée de concerts. Le Bikini et FMR s’est aussi une belle et tumultueuse histoire que nous racontent Hervé Sansonetto et Pierre Rogalle dans un documentaire réalisé par TV Bru...

30237
Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma :)Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de ...

Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

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SCANDALEUSEMENT VÔTRE

(WICKED LITTLE LETTERS) Thea SHARROCK - GB 2023 1h42mn VOSTF - avec Olivia Colman, Jessie Buckley, Anjana Vasan, Gemma Jones, Timothy Spall, Joanna Scanlan...

Du 27/03/24 au 30/04/24 à Toulouse (Borderouge) - Du 13/03/24 au 30/04/24 à Tournefeuille

SCANDALEUSEMENT VÔTREOoooooh ! My God ! C’est tout Littlehampton, bourgade côtière du Sussex, qui, en cet an de grâce 1920, est au bord de l’apoplexie. La ville retient son souffle. Car non seulement l’avalanche de lettres anonymes – aussi perfides et ordurières que bien informées – qui déferle sur la petite communauté peut cibler n’importe quelle femme, n’importe quand, mais surtout, c’est certain, l’impitoyable auteur, le démoniaque corbeau qui insulte grassement le voisinage tout en révélant ses petites turpitudes, en est nécessairement, fatalement, un des membres. Mais qui ? Qui donc ose détourner les services postaux de Sa Gracieuse Majesté pour agonir la gent féminine de Littlehampton d’obscénités qui feraient rougir de honte les plus dessalés des charretiers et des poissonnières ? Lequel de ces paroissiens ? Laquelle de ces commères ? On se surveille du coin de l’œil à l’épicerie comme à la messe, on hésite à mettre un pied dehors et à se confier aux voisines – mais on guette avidement, quoi qu’avec inquiétude, les détails croustillants révélés par chaque nouveau courrier… Or, sous tous les cieux c’est un usage bien établi : dès lors que la bonne société est rongée par un mal inconnu, il est de toute première urgence d’en attribuer la responsabilité aux brebis galeuses. Haro sur le baudet ! Les derniers arrivés, les « pas de chez nous », les pas tout à fait dans le moule, les réfractaires à la messe dominicale comme aux us et coutumes corsetés – sans surprise, les braves gens n’aiment pas trop celles et ceux qui suivent une autre route qu’eux.

La coupable idéale, évidente même, ne peut être que Rose Gooding ! Pauvre comme Job, débarquée quelque temps plus tôt de son Irlande pouilleuse, la trop jeune veuve de guerre est mère d’une petite fille déjà bien dévergondée (songez qu’à pas dix ans, la gamine ambitionne de… jouer de la guitare !) et vit en concubinage avec le frère d’armes de son défunt mari – mais surtout, son langage fleuri, sa propension à proférer mille et un jurons à la minute, son amour de la fête, de l’alcool et de la liberté de penser, tout la désigne à la vindicte populaire, entérinée avec empressement par la maréchaussée. Voisine mitoyenne d’Edith Swan, vieille fille prude, discrète et pieuse, tout entière dévouée à ses vieux parents, avec qui les relations sont des plus glaciales et qui fût la première destinataire des courriers salaces, qui d’autre que Rose pouvait avoir les motifs – et le vocabulaire ! – pour souiller ainsi la réputation de Littlehampton ? Seule Gladys Moss, officière de police décidée à ne pas se contenter du rôle de potiche dans lequel sa hiérarchie aimerait l’enfermer, doute de la culpabilité de la volcanique irlandaise. Mais alors, qui… ?

Scandaleusement vôtre, comédie mal élevée et hilarante, est une affaire de femmes. De ces femmes qui, au sortir de la Grande Guerre, commencent à s’extraire des carcans de la bonne société anglaise qui, comme partout, renâcle à accepter leur émancipation. La fliquette, la bigote, l’impétueuse, ainsi que toute la petite société féminine qui s’agrège à l’aventure, toutes sont confrontées à un ordre moral, à un patriarcat qui se raidissent d’autant plus fort qu’ils sentent confusément qu’ils brûlent de leurs derniers feux. Chacune fait face à sa façon et le film – qui slalome habilement entre l’étude de mœurs satirique, la joyeuse comédie policière féministe et la reconstitution historique de carte postale dans laquelle on s’étonne presque de ne pas voir surgir Miss Marple au coin de la rue – dessine avec humour mais aussi beaucoup de tendresse leur combat pour exister.