U-BLOG 34

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi, mai 9 2013

SEANCES "BEBES"

Chers parents voici les séances auxquelles vous pouvez sereinement amener vos bébés, nous mettons le son moins fort !

le vendredi 10 mai à 14h30 No

le samedi 18 mai à 14h15 Quartet

le vendredi 24 mai à 14h Free Angela

le jeudi 30 mai à 12h05 Le premier homme

le mercredi 5 juin à 14h Hannah Arendt

le mardi 18 juin à 14h Enfance clandestine

le dimanche 23 juin à 14h15 Le temps de l’aventure

mercredi, avril 24 2013

Pierre Rabhi bouscule nos programmes (et ça nous ferait plutôt plaisir)

mardi 2 avril, sous la pression populaire, nous proposons une rencontre supplémentaire avec Pierre Rabhi à l’issue de la projection du film de Marie-Dominique Dhelsing :


PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERRE


les places pour les deux séances à 18h et 20h se sont arrachées en quelques heures.

Le film est programmé chez nous jusqu’au 23 avril - reprise après le 15 mai.




jeudi, avril 18 2013

Sans chanter ni déchanter

très chouette billet sur le blog de l’ami Jean-Michel Frodon, sur Les Lendemains de Bénédicte Pagnot.

Nous vivons des temps déplaisants, où un premier film français que n’accompagne aucun parrainage prestigieux ni aucun signe extérieur de richesse (genre culte, vedette au générique, etc.) souffre d’un mélange d’indifférence et de soupçon d’illégitimité de principe. A lui seul, le premier long métrage de Bénédicte Pagnot suffirait à renvoyer un tel état d’esprit à sa juste place : à la poubelle. Les Lendemains est un film d’autant plus digne d’attention, d’intérêt et d’affection qu’il ne semble d’abord guère payer de mine. Très délibérément, il se présente au début comme la chronique méthodique des différents épisodes de la vie d’Audrey après qu’elle ait eu son bac, quitté sa famille, sa meilleure copine et sa petite ville pour s’inscrire en fac dans une métropole régionale – c’est Rennes, ce pourrait être Caen, Metz ou Limoges.

Chaque séquence est un fragment, qui « dit quelque chose » sans forcément tout à fait raccorder aux autres, sinon grâce à la présence à la fois vive et mate de l’actrice principale, l’excellente Pauline Parigot, dont la présence à l’image rappelle un peu celle de Virginie Ledoyen à ses débuts, dans L’Eau froide et La Fille seule. La force sans démonstration de force des Lendemains et d’assumer peu à peu un double enjeu de récit, sans presqu’avoir l’air de s’en soucier.

la suite sur Projection Publique

jeudi, mars 21 2013

Viramundo, un voyage musical avec Gilberto Gil

Viramundo-affiche.jpgDu 17 avril au 7 mai en Vidéo en Poche, en avant-première, pour 5€ et en HD ! (voir la page de présentation du film)

Une expérience européenne (The Tide Experiment) va proposer une sortie quasi simultanée en salles et en vidéo dans dix territoires européens : ça n’a l’air de rien mais c’est une petite révolution des grenouilles dans le monde du cinéma et beaucoup vont monter au créneau pour défendre la chronologie des média (dont vous vous moquez sans doute éperdument). Nous avons choisi de participer à l’expérience non pour « attaquer » la chronologie des médias (ce qui nous importe surtout est que la salle ait un rôle à jouer, quelle que soit la chronologie des sorties), mais pour proposer notre petite solution qui satisferait tout le monde, à savoir que les salles puissent proposer également les films en vidéo, mais pas n’importe comment, en préservant ce lien de confiance qu’on a avec vous, donc sans les menottes numériques (au nom barbare de DRM), dans un format ouvert pour que l’on puisse lire facilement et durablement les films (Matroska), à un prix raisonnable (5€), tout en rémunérant correctement l’ayant droit (73% du prix HT).

Lire la suite...

mercredi, février 13 2013

« Pour le retour en régie publique de l’eau à Montpellier »

Le Collectif 34 pour une gestion de l’eau en régie publique organisait hier soir à Montpellier un débat avec Jean-Claude Oliva, président de la coordination Eau Ile-de-France et Gabriel Amard, président PG de l’agglomération « Les lacs de l’Essonne ». Une votation citoyenne est prévue en avril dans les communes de l’agglo de Montpellier. Et un débat en conseil municipal de Montpellier ? Ça reste à voir. Les conseillers de l’agglo de Montpellier doivent se prononcer sur le mode de gestion en juillet 2013. Dans la ville centre, la gestion est assurée depuis 1989 par la multinationale Veolia.


Lire la suite sur Montpellier Journal. Nul doute qu’on y reviendra à Utopia.


prochaines réunions :

  • Réunion publique à Clapiers le jeudi 14 février, 20h organisée par l’association CAPE
  • Prochaine réunion du Collectif : mardi 19 février, 18h30, Espace Martin Luther King – 27, bd Louis Blanc à Montpellier.

vendredi, janvier 25 2013

Veolia, Vidéo en Poche et Utopia

L’Utopie au pouvoir !

2011, année historique (à ce qu’il paraît) pour le cinéma-cocorico-français, avait fait exploser le compteur des entrées du « petit » cinéma Utopia de Montpellier. Pas du genre à crier victoire à la première embellie, on attendait prudemment de voir comment ça allait évoluer en 2012… Et, ce coup-ci, avec encore une petite progression supplémentaire alors que la tendance est à la baisse, on peut vous l’avouer, la fine équipe du ciné a sorti les chips (bio) et sabré le Champomy. Hors du pop-corn et de la 3D, programmés en bonne intelligence avec les copains du Diagonal, il y a donc officiellement à Montpellier une vie pour les jolis films ignorés des médias (Par amour, Louise Wimmer), pour les documentaires incroyables (Traviata et nous) et toute une kyrielle de chouettes œuvres gardées avec succès sur la durée contre vents, marées et soit-disant « logiques de rentabilité » (22 semaines de Starbuck, presque autant de La part des anges et d’Adieu Berthe, qui dit mieux?). Vous êtes simplement formidables.

Le Grand Bond en Avant de Vidéo en poche !

Grâce à votre humble, mais enthousiaste participation, Vidéo en poche, cette année 2012, a fait un grand bond en avant ! 3 804 Vidéos vendues contre 2 247 en 2011 ! Soit, rien que pour Montpellier, une augmentation de plus de 100% !Même le CAC 40 de mes deuzes ne peut pas en dire autant, c’est dire… Aujourd’hui, vous trouvez Vidéo en poche dans toutes les salles Utopia (Avignon, Bordeaux, Montpellier, Toulouse, Tournefeuille et St Ouen l’Aumône/Pontoise), mais aussi Le Mélies à St Étienne, le Studio à Tours, le Dietrich à Poitiers et l’Alhambra à Calais. Avec ces chiffres et une centaine de films au catalogue, notre bonheur serait complet si quelques cinémas supplémentaires venaient jouer avec nous. En voici quelques unes, enclines à recevoir Vidéo en Poche, et que vous pouvez encourager : l’Atalante à Bayonne (05 59 55 76 63), le Lux à Caen (02 31 82 29 87), Le Navire à Valence (04 75 40 79 20), L’Eldorado à Dijon (03 80 66 51 89), Le Concorde à Nantes (02 40 46 25 29), l’Univers à Lille (03 20 52 73 48), et La Clef à Paris (09 53 48 30 54). www.videoenpoche.info

Et Veolia démarre 2013 sur les chapeaux de roue !

Les débats au sein de Montpellier « Unlimited » Agglomération sur la gestion de l’eau (dont il se dit qu’ils verront « sans surprise » en juillet 2013 la reconduction du contrat de Véolia) ont débuté dans les premiers jours de janvier par l’interdiction faite au « Collectif 34 » d’assister aux travaux du Conseil (voir www.montpellier-journal.fr). Le 14 février 2013, mais ça n’a rien à voir, s’ouvre à Paris le procès en diffamation intenté par Veolia contre le film Water makes money, sorti en 2010 et qui osait parler des pratiques des multinationales de l’eau. Sur le banc des accusés, l’association La mare aux canards qui a distribué le film en France, et Jean-Luc Touly, ancien cadre « repenti » de chez Veolia. La mare aux canards nous a déjà confié Mains brunes sur la ville. Water makes money entre à son tour au catalogue de Vidéo en Poche. Qu’on se le dise et répète : le pire ennemi du vampire, c’est la lumière. Non mais sans blague.

lundi, décembre 31 2012

Les Nouveaux Chiens de Garde disponible en Vidéo en Poche !

logo-VeP.pngLes nouveaux chiens de garde est disponible (en HD), venez au ciné remplir une clé USB avec des films Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges. 5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible, la résolution minimale étant celle d’un DVD. Vous pouvez consulter sur le site le catalogue complet des films disponibles www.videoenpoche.info (les fichiers sont notamment lisibles sur les Freebox et sur les TV et boitiers multimedia certifiés DivX plus HD, pour plus de précisions sur la lecture des films, voir la page d’aide sur le site Video en Poche). Quelques films parmi les nouveautés :

Lire la suite...

lundi, décembre 17 2012

Fiscalité, la fuite des cerveaux…

Pop_corn-Montebourg.jpgAlors que le gouvernement Ayrault dépense sans compter (1 million d’euros) à Notre Dame des Landes pour taper sur ses compatriotes (« minable », vous avez dit « minable » ?), que les salariés de Sanofi et d’ArcelorMittal ne voient toujours pas l’ombre d’une solution poindre pour les sauver des prédateurs de la finance, Jérôme Cahuzac s’enfonce et creuse encore, devenant malgré lui le révélateur d’une dérive des politiques fiscales qui ont petit à petit dépouillé l’État et mis en danger le bien commun, valeur essentielle à la cohésion et au progrès de la société. Le gouvernement sabre dans les dépenses publiques à loisir, mais n’est pas prêt de s’attaquer aux paradis fiscaux, il préfère donner un chèque en blanc aux fossoyeurs d’ArcelorMittal via le crédit impôt recherche. Le dernier live moustachu de la rédaction de Médiapart est indispensable à voir pour comprendre ces mécanismes et leurs implications (au passage, si vous savez pas quoi offrir pour Noël, un abonnement à Médiapart et Les Nouveaux Chiens de Garde en Vidéo en Poche seraient du meilleur effet…).

Lire la suite...

samedi, novembre 24 2012

Notre-Dame-des-Landes, quand les bulldozers prennent d'assaut la forêt ...

Dans un coin de bocage nantais, une répression violente est à l’œuvre. La seule réponse que semble donner le gouvernement pseudo-gauche à la mobilisation pacifique ayant réuni 40000 personnes samedi 17 novembre 2012 à Notre-Dame-des-Landes, est l’envoi de centaines de CRS venus éradiquer toute contestation.

Les opposants se mobilisent contre le projet de transfert de l’actuel aéroport de Nantes, qui entrainerait la destruction de 2000 hectares de bocage, zone humide à la biodiversité exceptionnelle, où vivent et travaillent de nombreux agriculteurs.

Il est légitime de douter de la pertinence d’un tel projet, né dans les années 60 pour faire décoller le concorde. Les arguments avancés dans les années 2000 pour relancer le projet ne sont plus valables. En effet, le doublement du trafic passager attendu n’est pas arrivé et de nombreux aéroport n’ayant, comme celui de Nantes, qu’une seule piste, accueillent plus de passagers que celui-ci. La dangerosité supposé de l’actuel aéroport causée par le survol de Nantes est remise en cause par un collectif de professionnels de l’aviation (pilotes, contrôleurs aériens…). Certaines compagnies aériennes utilisent d’ailleurs la piste pour former leurs pilotes. Un autre argument est le délestage de l’aéroport d’Orly, qui serait possible sur d’autres aéroport tels que Lille où Paris-Vatry…

Ce qui semble en revanche incontestable est la belle opération immobilière qui pourrait-être réalisée en récupérant les terrains de l’actuel aéroport, ainsi qu’une juteuse concession accordée à Vinci, grand bétonneur devant l’éternel…

A l’heure ou nous nous engageons à réduire nos émissions de CO2, la construction d’un nouvel aéroport ne semble pas une priorité.

Il serait sans doute plus judicieux de sauvegarder les terres agricoles, car le béton ne se mange pas.

Le gouvernement et les promoteurs essaient de passer en force et commencent leur oeuvre de destruction des fermes (le terme officiel, plus poétique, étant “déconstruction”) , alors que tous les recours engagés n’ont pas aboutis.

En réaction à la répression violente et choquante, un collectif de soutien aux résistants de Notre-Dame-des-Landes est en cours de création à Montpellier (ainsi que partout ailleurs en France) et de nombreuses actions sont à venir.

Une phrase entendue ce matin : “La crise se produit quand le vieux monde tarde à disparaitre, que le nouveau monde tarde à naître et dans ce clair-obscur, des monstres peuvent apparaitre.” Disons adieu au vieux monde et à ses projets d’un autre âge…

Pour en savoir plus et suivre la lutte:

-site des résistants de la ZAD: http://zad.nadir.org/ 

-collectif de soutien nddl34: http://www.scoop.it/t/collectif-nddl-34 , nddl34-subscribe@yahoogroupes.fr

-deux belles émissions de là bas si j’y suis: http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2590 et http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2591


jeudi, novembre 15 2012

TOUS COBAYES ? (l’étude Séralini sur les OGM)

ATTENTION ! DERNIÈRE MINUTE : pour des raisons indépendante de sa (très bonne) volonté, Fabrice Nicolino, ne sera finalement pas parmi nous pour la projection de TOUS COBAYES ! le 18 novembre prochain. Nous serons cependant en bonne compagnie (Alimenterre, Science citoyenne, Manger sans paysans, etc.) pour discuter du film et de ses suites.Je vous invite par ailleurs à lire le billet publié par Fabrice Nicolino sur son blog PLANÈTE SANS VISA (un billet passionnant, long, dense, argumenté) pour comprendre le tir de barrage, la volée de bois vert médiatique que le Prof. Seralini s’est mangée à peine étaient révélés les résultats de son étude sur la nocivité des OGM. Il y est question de l’intégrité du chercheur et du sérieux de ses travaux, bien sûr, mais il donne également sur ses plus fervents contempteurs de précieuse informations, ainsi que sur l’EFSA, acronyme anglais pour Autorité européenne de la sécurité des aliments, pas vraiment à l’abri de soupçons de conflit d’intérêt et qui a eu la charge d’étudier l’étude Séralini… “avec les mêmes experts que ceux qui avaient donné le feu vert au maïs OGM si gravement mis en cause par ce même Séralini.” 

Vous trouverez l’article au bout de ce lien (et je serais vous, j’aurais vite fait de m’abonner au flux RSS de Planète sans visa, ça déménage) :

Je n’ai pas le temps, mais quand même (l’étude Séralini sur les OGM)

__________________________________________

En bonus, ci-dessous, le billet de Jean-Luc Porquet, paru dans le Canard Enchaîné et repris dans nos pages, sur l’étude Séralini, et le papier de Patrick Pirot dans Politis.


Mais pourquoi donc les médias tombent-ils tous à bras raccourcis sur l’étude menée par Gille-Eric Séralini sur les OGM,en même temps que sur le film que Jean-Paul Jaud lui a consacré, Tous cobayes ?… ? Le Canard enchainé, qui reste un de nos volatiles préférés, donne dans son numéro du 26 septembre un point de vue on ne peut plus sain et pertinent sur le mauvais tour joué à une multinationale sans foi ni loi et à des pouvoirs publics toujours complaisants dans l’expertise sanitaire de très nombreux produits jetés en pâture au cochon de citoyen… On rappellera que ce vilain Canard est un des rares à pouvoir conserver une liberté de ton qui doit beaucoup à sa totale indépendance économique… Une indépendance rare dans les médias d’aujourd’hui…


De toute façon il n’a pas choisi les bons rats. Deux ans de travail, mais en se trompant de cobayes ! Ce professeur Séralini est décidément bien niais. Il n’y connait rien. D’ailleurs, c’est un mi-li-tant, puisqu’il se revendique anti-OGM. Donc il est de parti pris. Alors que tous les autres, les pro-OGM, font preuve d’une impartialité qui les honore. Non seulement ce Séralini a choisi la mauvaise souche de rats, mais il n’en a pas pris assez : 200 rats, ça ne suffit pas pour faire de bonnes statistiques…

Bon, on le voit, c’est un vrai tir de barrage qui a accueilli l’étude de Séralini, selon laquelle les rats nourris avec le maïs transgénique Monsanto NK 603 développent beaucoup plus de tumeurs que les autres et meurent de façon nettement plus précoce. Il est vrai qu’il l’a bien cherché, en lançant son étude scientifique comme une savonnette, avec plan média orchestré par une agence de com’, exclusivité accordée au Nouvel Obs avec titre à sensation (Oui les OGM sont des poisons), documentaire sur France 5, film en salles, bouquin signé Séralini (chez Flammarion) et autre bouquin signé Corinne Lepage (Chez Charles Léopold Mayer). Et là, il y a de quoi tiquer : est-ce ainsi que doit avancer la science ? Pourquoi Séralini s’est-il adressé à deux fondations privées, dont celle de Gérard Mulliez, le patron d’Auchan, pour décrocher les 3,2 millions qu’à coûté son étude ? Pourquoi ce genre de recherche n’est-il pas mené par des organismes d’État impartiaux et hors de toutes influence ?
En lisant Tous cobayes !, le bouquin de Séralini, on a un début de réponse : parce que l’État n’est pas impartial. Parce que « le ministère de la Recherche incite les directeurs de laboratoire à collaborer avec les industriels de façon à financer leurs activités ». Parce que États et industriels marchent main dans la main et gare aux gêneurs. Dernier exemple en date : la rude et longue bataille qu’a dû mener Irène Frachon contre experts et autorités en tout genre pour faire éclater le scandale du Médiator. Au long de sa carrière, Séralini en a vu des vertes et des pas mûres : autorités de l’Inra et du CNRS qui se désolidarisent des études, crédits de recherche supprimés, violentes attaques ad hominem, notamment quand Marc Fellous, président de la Commission du génie biomoléculaire, l’a traité de « chercheur qui se prétend indépendant alors que ses études sont financées par Greenpeace », de « marchand de peur » dont les déclarations médiatiques sont systématiquement contestées par la « communauté scientifique » (Fellous a été condamné pour diffamation).

Tout cela, évidemment, ne prouve pas que Séralini a raison. Son étude, comme bien d’autres avant elle, peut être entachée d’erreurs, rectifiée, si ce n’est contredite par des recherches ultérieures. Que la science avance à coup de controverses, c’est normal. Mais cette affaire montre l’existence d’un climat détestable. Que des chercheurs qui se veulent à contre-courant en soient réduits à utiliser des méthodes marketing pour se faire entendre, cela prouve, s’il en était besoin, que la recherche publique n’est pas toujours ce qu’elle prétend être : indépendante, au-dessus des jeux d’intérêts, guidée par le seul soucis de la vérité. De plus en plus elle penche du côté des lobbies industriels et néglige les simples citoyens…

Jean-Luc Porquet
Le Canard enchaîné du 26/09/12

__________________________________________

pioché dans Politis :
Gilles Séralini, Professeur de biologie moléculaire, chercheur à l’Institut de biologie fondamentale appliquée, codirecteur du pôle « risques, qualité et environnement durable » à l’université de Caen est, depuis une quinzaine d’années, expert auprès du gouvernement français, de l’Union européenne et de quelques pays étrangers. En 2008, ses travaux lui ont valu le rang de chevalier de l’Ordre du mérite. Cependant l’homme n’est pas du genre tapageur ni coureur de plateaux…

Le biologiste est d’abord identifié pour ses recherches sur le Round-up, l’herbicide phare des biotechnologies Monsanto. Mais c’est au sein du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen) qu’il commence à se tailler une réputation « d’anti OGM ». Ce groupe international d’experts sur les risques des biotechnologies, créé en 1999 par Corinne Lepage, conteste depuis des années la validité des études sanitaires présentées par Monsanto pour faire valider ses maïs OGM…
Aujourd’hui, avec la publication de l’étude de son équipe dans FOOD AND CHEMICAL TOXICOLOGY, revue à comité de lecture scientifique, le travail de Séralini atteint une forme de consécration professionnelle : alors que la recherche publique en bio-technologie est de plus en plus cadenassée par les firmes, il est parvenu à mener, avec des moyens détournés et quasi clandestins, une investigation qui remet comme jamais en question l’innocuité supposément démontrée des OGM sur la santé. Une petite bombe qui touche les pouvoirs publics et leurs agences sanitaires, soulignant leur coupable absence d’impartialité face au monde des biotechnologies. »

Patrick Piro

Politis du 27/09/12

- page 1 de 5