samedi, mai 13 2017

CINÉ TRICO'THÉ

Édition spéciale : journée mondiale du tricot !

APPEL A CONTRIBUTION

Pour cette fois-ci nous vous proposons un tru un peu spécial … tricoter une petite pièce, peu importe la taille, la forme ou la couleur, pour faire du Yarn Bombing !

 

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SÉANCES BÉBÉS

Les séances “bébé” sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveaux nés. Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras. Les séances sont évidemment ouvertes à tous les spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant son pouce, ou pousse un petit cri en dormant. On évite les films trop violents, on baisse un peu le son, s’il nous semble trop fort…

Voici les horaires des prochaines séances “bébé” :

- lundi 15 mai à 14h Laurette 1942

- vendredi 19 mai à 13h30 A voix haute

- lundi 29 mai à 14h30 Sayonara

- jeudi 1er juin à 14h15 Les figures de l’ombre

- mardi 13 juin à 14h20 Aurore

- vendredi 16 juin à 14h20 L’éveil de la permaculture

- lundi 26 juin à 14h15 Rodin

 

 

dimanche, février 26 2017

Mangez-vous les uns les autres (petite histoire du cannibalisme au cinéma)

Et si le cannibalisme organisé était, face à la pénurie future des ressources alimentaires, une solution d’avenir ? C’est l’hypothèse émise dans Soleil Vert en 1973. Le cannibalisme, tabou ultime de nos sociétés occidentales, a été pratiqué partout et en tout temps, la transsubstantiation chrétienne étant le premier des cannibalismes symboliques. Le cinéma en a fait un ressort fascinant tant dans ses représentations coloniales que chez Pasolini, où il devient, à l’opposé, l’arme symbolique ultime de l’anarchiste dans Porcherie. Il eut son heure de gloire en Italie à la fin des années 70, quand Ruggero Deodato et ses suiveurs en firent un genre, mêlant fascination pour les espaces vierges et talent pour le cinéma d’horreur extrême. Plus tard, Claire Denis ou Olivier Smolders virent dans le cannibalisme l’expression ultime des désirs inassouvis.

A partir d’entretiens réalisés avec Ruggero Deodato, Olivier Smolders et le performer chinois Zhu Yu, Jean-Jacques Rue a exploré la face cachée de la représentation anthropophagique au cinéma montrant, avec irrévérence, combien elle fut un enjeu idéologique autant que cinéphilique.

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mardi, février 7 2017

Le cinéma à la radio

Depuis le début de l’année 2017, nous sommes invités à venir parler des films que nous vous proposons en salles dans l’émission “Vu à la radio” animé par Halim Bouzid

 

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dimanche, janvier 29 2017

Ciné-Concert /// Séances Spéciales Scolaires

Il reste encore quelques places pour les


SÉANCES SPÉCIALES SCOLAIRES

Jeudi 30 mars 2017

CINÉ-CONCERT

Flip the frog

mis en musique par

 
Tana & the Pocket PhilHARMONIC

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mardi, octobre 18 2016

Ouverture de la salle 3 !

Vous êtes venus nombreux dimanche 9 octobre pour fêter et accueillir notre 3ème petite salle, nous vous en remercions chaleureusement !

Elle ouvre officiellement demain et comme pour ses grandes soeurs, la première séance sera à 12h05 ! On compte sur vous pour l’honnorer comme il se doit !

Merci à Odile Dufant pour les photos !

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mardi, septembre 13 2016

SMALL IS BEAUTIFUL !

Ouverture de la 3e salle du cinéma Utopia dimanche 9 octobre à 11h. Probablement l’une des plus petites, les plus douillettes et les plus chaleureuses des salles de cinéma existantes. Apéro offert par le cinéma, les portes de la petite dernière sont ouvertes toute la journée. Premières séances publiques à partir du 19 octobre.

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samedi, avril 30 2016

Bonne nuit les petits - des nouvelles de la censure…

Les ours-e-s en peluches, les jouets et marionnette de Mathias Théry et Etienne Chaillou rerpésenteraient une menace pour l’ordre public et on ne s’en serait même pas rendu compte ? On n’en revient pas. Pourtant c’est écrit dans Télérama, le Maire d’Argenteuil Georges Mothron (les Républicains) a fait déprogrammer deux films qui devaient être montrés au centre culturel Le Figuier Blanc : 3000 Nuits, une production franco-palestinienne, réalisée par Maï Masri et notre chouchou du mois, La Sociologue et l’Ourson, de Mathias Théry et Etienne Chaillou.

Une pétition a été mise en place pour réclamer leur reprogrammation.

 

Mon gars Georges. Forcément, ça fait hurler. Forcément, ça fait jaser : ce n’est certes pas la première fois (ni maheureusement la dernière) qu’un élu se comporte en petit despote (mal) éclairé en prenant le pouvoir sur la programmation de ce qu’il estime être “son” cinéma municipal. Généralement ça prend la forme d’un licenciement, mais le coup de la censure n’est pas rare non plus. De fait, la censure de 3000 nuits vient après une longue liste de films palestiniens déprogrammés et de directrices-teurs de salles de cinéma, à Montreuil, à Dunkerque, démis de leurs fonctions pour avoir voulu donner un éclairage différent, via le cinéma, à la situation israélo-palestinienne. La censure qui frappe La Sociologue et l’Ourson a, elle, un parfum plus récent - mais tout aussi rance, qui rappelle les invectives, les salissures qui ont accompagné les débats du côté de la “Manif pour tous” - et dont le film, justement, arrive à s’extraire.

« Résister c’est créer », « l’expression culturelle, la liberté de l’artiste doivent être défendues. », « résister, c’est s’ouvrir à l’autre. Créons, partageons les récits et nos histoires pour raconter l’Histoire » on trouve ces belles formules dans l’édito du programme de saison du centre culturel Le Figuier Blanc. Cocasse, non ? Oui, je sais, elles sont signées du diable - pardon, du Président (socialiste) de l’agglo de Montreuil-Bezons. Mais je dois dire que, chapeau, ton acte de bravoure les rendent particulièrement savoureuses.

 

« (…) En ces temps troublés, des sujets tels que ceux-là peuvent rapidement mettre le feu aux poudres dans une ville comme Argenteuil. Dans un souci d’apaisement (…) la ville a préféré jouer la sécurité en ne diffusant pas ces films, évitant ainsi des réactions éventuellement véhémentes de certains. », dis-tu au Parisien. Certes, Georges, les temps troublés, le feu, la poudre, tout ça… je comprends que tu sois a-priori soucieux de la sécurité de tes concitoyens. En l’espèce, il aurait sans doute été utile que tu jettes un œil, même rapide, au documentaire presqu’animalier, charmant, généreux et passionnant que tu as fait dégager des écrans de “ta” ville. Tu aurais immédiatement compris qu’il n’y avait vraiment pas là de quoi casser trois pattes à un canard ni faire rouler sous la table trois grains de chapelet. Et tu aurais probablement insisté pour que ton adjoint à la culture, fervent soutien à ce qu’on en lit de la “Manif pour tous”, aille également à la rencontre du film et du public. Tiens, en lisant cette info j’ai immédiatement pensé à cette chanson de Thomas Fersen, ça s’appelle Georges, c’est charmant, malin et aussi peu provocateur que possible - on dirait un film de Mathias Théry et d’Etienne Chaillou. Et quand tu auras digéré cette polémique un peu pathétique, tu iras voir La Sociologue et l’Ourson, que tu programmeras avec le même plaisir que nous avons eu, programmateurs, à le partager largement autour de nous.

 


Thomas Fersen - Georges par Druggy

lundi, avril 25 2016

Paul Va au cinéma Utopia

Nous programmons trois courts-métrages récompensés du prix du public lors de l’édition 2016 du festival Paul va au cinéma. Il s’agit de Beau Rivage de Mathilde Fénétrier, Une Riposte de Marie Brulé et Le bel âge de Léonard Sarran.

Beau Rivage de Mathilde Fénétrier a été primé dans la Sélection Film d’Ecole et BTS. Il dure 16 min et sera présenté mercredi avril 27 à 13h50, et samedi avril 30 à 20h en complément du film Good Luck Algeria.

Dans sa maison de retraite en bord de mer, Isabelle, une ancienne danseuse, a du mal à accepter son déclin. Elle se raccroche à la correspondance unilatérale qu’elle entretient avec l’homme qu’elle a aimé.

Une Riposte de Marie Brulé et Mélody Brugère a été primé dans la Sélection Documentaire-Université. Il dure 6 min 33 et sera présenté samedi 30 avril à 16h30 et puis lundi 2 mai à 17h45 en complément du film Merci Patron.

Le court-métrage montre d’une manière empathique comment un groupe de jeunes femmes s’organise face aux violences quotidiennes qu’elles subissent. Une série de portraits et de témoignages permettent de comprendre ce qui se passe dans les rues tous les jours et comment ces femmes en viennent à adopter la violence en réponse à la violence. Le court-métrage nous invite à nous demander ce que nous en tant que les individus pouvons faire pour que les femmes se sentent en sécurité et libres de sortir et faire leur vie.

Le bel âge de Léonard Sarran a été primé dans la Sélection Fiction – Université. Il dure 15min et et sera présenté mercredi avril 27 à 16h35 et dimanche mai 1 à 15h en complément du film La sociologue et l’ourson.

Dans le court-métrage une septuagénaire, Jeanne qui usurpe l’identité de sa petite fille, Cléo, sur un site de rencontre. Le problème s’installe quand Jeanne se laisse séduire en ligne par Louis un homme beaucoup plus jeune qu’elle.

jeudi, février 18 2016

Ciné Trico'thé en images

 

vendredi, janvier 29 2016

CINÉ TRICO'THÉ

Hier, samedi 13 février après la séance de CAROL a eu lieu la 2ème édition de notre CINÉ TRICO’THÉ

En attendant la prochaine fois (on ne sait pas encore quand mais on vous dit vite !), voici quelques photos (Merci Odile !)

 

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jeudi, novembre 12 2015

Le côté obscur de la farce…

À moins d’être exilés seuls sur Mars, aux confins de la galaxie, à des années-lumières de la Terre, hors de l’attraction de l’indépassable civilisation occidentale, il est impossible depuis des semaines d’échapper au bruit médiatique de la déferlante Starwars. Mais si, vous savez bien : cette série de films plutôt malins, initiée avec des bouts de ficelles, peu de scénario et beaucoup d’ingéniosité dans les année 70 (au XXè siècle, il y a une éternité) et qui recycle à la sauce intergalactique – et il faut bien le dire avec de moins en moins de bonheur - les grandes sagas mythologiques d’antan… bref. Starwars 007 déboule aujourd’hui, en 2015, sur les écrans. Le petit space-opéra sympatoche est devenu une franchise lucrative et un produit d’appel faramineux pour vendre du temps de cerveau disponible, le mastodonte Disney a investi un pognon colossal pour se l’approprier (on souhaite à l’heureux vendeur des droits de ne pas mourir étouffé sous son matelas de billets craquants), il n’est donc pas imaginable, mesdames et messieurs, que la sortie du nouvel opus ne soit pas un événement planétaire. Et de fait…

En Suède un allumé affublé d’un masque de Dark Vador zigouille à coup de sabre des gamins dans une école. En Ukraine, en vertu d’une loi sur la « décommunisation » de l’espace public qui engage à faire du passé table rase, les employés et riverains de l’usine PressMach d’Odessa ont la géniale idée de fondre la statue de Lénine pour la remodeler en Dark Vador! Certes, le bronze est toujours là, il a juste muté pour s’adapter à l’air du temps et l’air du temps a un drôle de parfum. En 2014 un candidat à la mairie de Kiev fait campagne déguisé en Dark Vador: « Moi seul peux faire un empire de notre république, lui redonner sa gloire passée, lui rendre ses territoires perdus et sa fierté… » Et le 19 octobre 2015, l’Histoire s’arrête. Une information capitale fait la une des journaux écrits, radiodiffusés et télévisés, renvoyant dans les limbes le tout venant éditorial (scandale des jets privés qui éparpillent du migrant aux quatre coins du territoire pour désengorger Calais, installation du FN au centre des élections régionales à venir, tentative de médiation de John Kerry auprès de Netanyahu…) : les réservations sont ouvertes (et prises d’assaut) pour les premières séances de Starwars. Starwars qui ne sortira que deux mois plus tard. Impossible d’échapper à la déferlante mondiale : Dark Vador fait triomphalement son entrée au Louvre….

 

Le réveil de la farce

 

Dans ce contexte, un débat aussi fiévreux qu’affligeant agite en ce moment le petit monde des salles Art et Essai, contaminées elles aussi par le virus pernicieux: faut-il programmer Starwars épisode 7 sur nos écrans pour faire bouillir la marmite et faut-il saisir la médiatrice du cinéma pour exiger que le distributeur Walt Disney donne une copie aux salles Art et Essai ? Car Picsou, qui n’a pas les deux pieds dans le même sabot, a facilement convaincu Disney de privilégier autant que possible les cinéma dont les tarifs déjà exorbitants, augmentés du supplément 3D (oui, ce sera 3D quasi obligatoire pour tous), lui assureront une rentrée maximale de pépettes. Et à la surprise générale, pour un nombre conséquent d’estimés confrères, la réponse est : oui. Oui, il est urgent de rajouter de la visibilité et de l’espace d’expansion, un 1001è écran, à l’incontournable « événement cinématographique de la fin d’année »… Au nom de leur Liberté de Programmation, de la Liberté d’Expression qu’on assassine, ils ont lancé une pétition auprès des spectateurs pour qu’ils les soutiennent dans leur quête… En essayant de se et nous persuader que le nivèlement et l’uniformisation favoriseraient, à terme, la diversité. Tout ceci ne serait pas bien grave si, à force de brouiller les messages, les images et l’écoute des spectateurs, ce genre de démarche ne mettait en danger, à notre sens, cette fameuse diversité pour laquelle nous ne cessons de nous battre. Après cela, allez donc argumenter sur la nécessité de bâtir des lieux spécifiques, à taille humaine, propices à accueillir ce cinéma humain que nous aimons tant, qui nous rapproche les uns des autres et nous ouvre en grand des fenêtres sur le vaste monde. Si tout se vaut, allez donc convaincre les distributeurs que leurs films seront défendus ici comme nulle part ailleurs, parce qu’amoureusement choisis et présentés… je ne vous dit pas comment on va ramer pour rattraper le coup.

Tiens, pour se mettre du baume au cœur, on vous livre un scoop. Un vrai. Le 9 décembre, quasi-en même temps que le gros machin sus-nommé, sort sur les écrans d’Utopia un bijou islandais réalisé par un gars au nom chez nous imprononçable (essayez pour voir : Grímur Hákonarson). BÉLIERS, film rare, enneigé, surprenant et émouvant, a raflé le prix « Un certain regard » au dernier Festival de Cannes. Celui-là, on sait que les temples-multiplexes, édifiés pour la gloire de Disney et de Dark Vador, ne sauront même pas qu’il existe. Et nom de dieu, on a hâte de le défendre !

mercredi, septembre 30 2015

BROOKLYN, encore

Elle est simplement bluffante dans le rôle-titre de Brooklyn, le film inattendu qui enchante le cinéma en ce début d’automne. KT Gorique prépare un album (“Tentative de survie”) et a mis en ligne une mixtape de 7 titres, logiquement intitulée “Demi tentative (avant l’album)”.

C’est en libre écoute, téléchargement et diffusion sur Haute Culture :

http://www.hauteculture.com/mixtape/7626/demi-tentative-avant-l-album

jeudi, juin 18 2015

«Bye-bye Saint-Eloi»

Observations concernant le réquisitoire définitif du procureur de la République dans l’affaire dite « de Tarnac ».

«Bye-Bye Saint-Eloi» : c’est par cette blague sur le surnom donné au pôle antiterroriste de Paris, la «galerie Saint-Eloi», du lieu où il est situé au palais de justice, que les membres du groupe de Tarnac débutent leur réquisitoire de 35 pages contre la justice que vous pouvez lire en intégralité, par ici !

mardi, juin 16 2015

UNE HISTOIRE DE DINGUES…

On se pince pour le croire, pour se persuader qu’on est bien réveillé, qu’on n’a pas bêtement cauchemardé. Parce que, si on regarde alentour, que ce soit en couverture ou dans les pages intérieures de nos journaux préférés, au long des flashs info des radios publiques ou privées : rien, nib, nada, que dalle sur champ d’azur, il ne s’est rien passé - « circulez, y’a rien à voir » ! Un coup, si on n’avait pas la tête solidement plantée sur les épaules, à se précipiter sur le tas de fumier, aussi nauséabond que fertile, sur lequel s’épanouissent les fleurs vénéneuses, vert-de-gris et bleu-marine, du plus pur conspirationnisme…

Il y aurait de quoi ! Mais non, on n’a pas rêvé – et oui, c’est une histoire de fous… une histoire qui s’est répétée à plusieurs reprises (et deux fois en 48h) et qui laisse perplexe : étaient-ils seulement mal informés, voire un poil incompétents ou est-ce délibérément, pour des raisons moins avouables, que les « Rambo-warriors » du Raid ont déboulé en pleine nuit chez un militant pacifiste, pareil que s’il s’était agi du pire terroriste sanguinaire de la place ?

Sur les coups de 3 heures du matin, une vingtaine de types armés jusqu’aux dents, cassent la porte de l’immeuble ou Pierre habite, puis celle de son appartement, le brutalisent, le menottent à une chaise, fouillent son appartement à la recherche d’armes… Pierre finit par comprendre qu’un abruti (probablement notoire), se faisant passer pour lui, a appelé les flics pour leur dire qu’il venait de tuer sa femme et les attendait fusil à la main… Sarah, sa femme, a beau être là et n’avoir pas l’air du tout d’être un cadavre, les hommes du Raid ont beau ne pas avoir trouvé le moindre pistolet à bouchon, ni arc, ni flèches… ils passent la main à la police locale qui embarque sans ménagement notre malheureux Pierre, qu’ils garderont une dizaine d’heures en garde à vue et finiront par le relâcher, sans explications, sans excuses, sans même lui offrir un café allongé…

Bien évidemment, ça ne devrait rien avoir à voir avec le fait que Pierre – de son patronyme complet Pierre Stambul – est une figure honorablement connue à Marseille et plus largement en France, co-président de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – et à ce titre forcément sur les tablettes de la Police Nationale. Rien à voir non plus avec le fait que Pierre devait le soir même intervenir à Toulouse dans un débat sur la campagne BDS de boycott des produits israéliens en provenance des territoires occupés de Palestine. Mais 24h plus tard, rebelote : c’est chez l’ancien député du Val-de-Marne Jean-Claude Lefort, ex-président de l’association France-Palestine Solidarité, heureusement absent de chez lui, que les cow-boys débarquaient.

Précisons que depuis plusieurs jours ça s’agitait ferme sur internet, à propos de la soirée prévue à Toulouse : des associations juives, pas du tout pour la paix celles-là, annonçant un déferlement de militants venus de toute la France, prêts à en découdre pour empêcher que s’exprime ce point de vue qui contrarie très fort le gouvernement israélien. Car cette histoire de boycott leur chauffe les oreilles… Dernière affaire en date, celle du PDG d’Orange annonçant qu’il pouvait envisager de cesser de travailler avec Partner au prétexte de son enracinement dans les colonies israéliennes (déclaration suivie d’un vigoureux rétropédalage consécutif à un non moins sérieux soufflage de bronches de son premier actionnaire, l’État français).

Et pourtant ils sont de fait de plus en plus nombreux ceux qui, dans le monde entier, rejoignent la campagne de Boycott, à l’instar de ce qui s’était passé en Afrique du Sud au moment de l’Apartheid : artistes annulant des concerts, cinéastes refusant de participer à un festival, boycott universitaire, entreprises refusant de commercer, consommateurs refusant de consommer etc… et ce malgré les pressions et les répressions diverses… certains menant de véritables campagnes de dénigrement voire de menaces contre tous ceux qui soutiennent un tant soit peu le mouvement…

Si vous voulez en savoir plus :

www.ujfp.org et www.bdsfrance.org

mardi, avril 28 2015

René Féret rejoint Anton, Nannerl et les autres…

Bon, on ne va pas se mentir : on est bien triste ce mardi 28 avril au matin.

Le rayon de soleil, c’est l’accueil que vous aurez fait à ANTON TCHEKOV 1890, l’ultime film de René Féret.

Enthousiaste.

Unanime.

Mérité.

Lire sur son blog de France Inter le chouette billet de Laurent Delmas, un des trop rares journalistes-critiques à ne jamais avoir considéré avec dédain le travail magnifique de l’ami Féret.

Salut René.

jeudi, mars 5 2015

MONTPELLIER JOURNAL SE MONTRE SAMEDI 7 MARS

Avant de venir débattre (lundi) à Utopia de la liberté d’informer (autour de CITIZEN4, Edward Snowden et avec les libriste du Languedoc Roussillon, espérons qu’ils auront dessaoulé), l’équipe de Montpellier Journal fait la fête samedi soir à l’Atelier du nord (Figuerolles).

De 16h à 22h, venez rencontrer la grande rédaction du site et ses sympathisants mais aussi écouter de la musique, voir des expos, des projections, boire l’apéro, acheter des photos ou des dessins de presse, gagner des abonnements ou en souscrire, etc. Donc n’oubliez pas votre RIB et votre carnet de chèque !

jeudi, janvier 8 2015

Ciao Charlie

Voilà! On s’apprêtait à vous envoyer un éventail de jolis vœux…
Mais l’actualité violente nous a dépassée, le cœur n’y est plus: douze morts à Charlie Hebdo…

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Charb avec son sourire discret… Mort… Ainsi que Cabu, Wolinski, Tignous… et ceux qui sont moins connus…
Au delà de nos copinages (ou pas), de nous-même, c’est tout un symbole qui est attaqué inutile de s’étendre: nous sommes tous touchés. “Il y aura un avant et un après… “

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Pour cette année 2015, il ne reste qu’à nous souhaiter… La force surtout! La force de nous unir, la force de combattre contre le fascisme qui monte, l’intelligence de ne pas nous tromper d’ennemis…

Ô vous tous, gens de la terre,
Qui cheminez si douloureusement.
Ayez d’abord la charité,
Aimez-vous les uns les autres,
Consolez-vous les uns les autres,
Soutenez-vous les uns les autres.
Fût-on brûlé d’amour à en mourir
On n’aime pas encore assez
On n’aime jamais assez…
L’amour est tout
Qui est Dieu même? 

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Voilà ce dont devraient se souvenir tous les fondamentalistes, intégristes religieux… Voilà ce que nous ne devrions jamais oublier athées ou pas…

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Fuerza!

Sans le courage le peuple reste sans lieu… Cynthya Fleury

samedi, janvier 3 2015

Charlie's country et Rolf de Heer sur Divergence FM

A l’occasion de la sortie au cinéma Utopia de Charlie’s country, Alain Vacquié consacrait le 18 décembre dernier une émission spéciale aux aborigènes d’Australie sur Divergence FM.


Le podcast de l’émission est disponible ici : http://podcasts.divergence-fm.org/gulliver.xml


Avec des propos de Rolf de Heer enregistrés à Utopia le 15 décembre lors de la rencontre avec le public via Skype© - et les témoignages de Sylvie Crossman, écrivain, ancienne correspondante du Monde en Australie, auteur de “Soeur de peau” et avec Jean Pierre Barou de “Enquête sur les savoirs indigènes” (Folio), et avec Jean Pierre Barou auteur de “L’oeil pense, essai sur les arts primitifs contemporains” (Petite Bibliothèque Payot).


Nous avions eu la chance de recevoir au cinéma Sylvie Crossman et Jean Pierre Barou, fondateurs de Indigène éditions à l’occasion de la sortie de Héritage fight.


C’est un peu un cadeau de Noël après l’heure que nous fait Divergence FM !

samedi, décembre 20 2014

À l'attention du Père Noël…

Dernière minute : le Père Noël a fait valoir ses droits à la retraite, le fonds de pension qui a repris l’activité a délocalisé les ateliers de production sur Saturne, les lutins ont été licenciés et les rennes se sont mis en grève - vous avez pensé à la bûche, au sapin, et aux sabots mais il n’y a rien à mettre dedans ? Pas de panique !

Pour faire un beau cadeau à Noël et au jour de l’An, pas cher et original, vous avez encore le choix :


  • Offrir un
    carnet d’abonnement d’Utopia (45€ les 10 entrées, ni nominatives ni limitées dans le temps, on vous fait même un paquet-cadeau, la classe…)


  • Venir au ciné remplir une (jolie) clé USB avec des films
    Vidéo en Poche, il y en a pour tous les goûts et les âges: Ida, My sweet pepper land, 10 canoes… dans un chausson, ça aurait de la gueule - et à 5 €, les films sont à la portée de toutes les bourses !


  • Filer un coup de main à Salam ou à l’Auberge des migrants (ou aux deux), vu que la situation des migrants coincés à Calais empire presque d’heure en heure sans parler de l’édification du “mur de la honte”. Oui, en France, en (presque) 2015.


  • Offrir des abonnements à des vrais journaux avec des vraies pages en vrai papier et de vraies talents imprimés dessus. L’abonnement, c’est un cadeau qui revient toute l’année, un peu de bonheur, d’intelligence et d’humour partagés dont l’effet dure longtemps ! Comme les temps sont durs pour les copains, qui fonctionnent généralement sans pub, nous vous signalons à toutes fins utiles que Mermet Daniel met la dernière main au retour de Là-bas si j’y suis - et que le ciné met régulièrement à votre disposition, pour meubler l’attente entre deux séances, les périodiques suivants : Siné Mensuel, le Monde diplomatique, Charlie Hebdo, XXI, l’Âge de faire…

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