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Le lien entre le réchauffement climatique et le capitalisme
Petit déjeuner de la transitionSamedi 13 Février à 10h30 salle de la cheminée au cinéma Utopia Animé par Josette Touzet (Attac 33), auteure de : Le grand bleu de l’émancipation, chroniques d’un monde fini et d’un monde à venir, et de Alter (en vente à la Machine à lire). « Le libre-échange et le...

VISITE GUIDÉE LE BORDEAUX NÈGRE
 « Derrière les murs, la condition des hommes. » Venez suivre les pas des animateurs de la balade alternative qui vous fera visiter l’autre Bordeaux. Le patrimoine révélé des Bordelais que l’histoire a conduits en Afrique mais aussi en Outre-mer, jusqu’en Louisiane…Dimanches 7 et 28 Février, 13 ...

PHOTOS SUR GRAND ÉCRAN « Les Rêves d'Unica »
Du 3 au 23 FÉVRIER, Salle 4, Avant le début des projections : PHOTOS SUR GRAND ÉCRAN « Les Rêves d’Unica ».Série de 16 photographies pour Unica Zürn et son Homme Jasmin par Christian Richard... Lire PHOTOS SUR GRAND ÉCRAN « Les Rêves d'Unica »...

Le renard a encore frappé
PCA Paysans et Consommateurs Associés Cette fois c’est officiel, c’est confirmé, 2015 était vraiment une année de merde ! Excusez le vocabulaire mais une année à hécatombes comme celle qui s’achève, c’est pas humain !L’option « retour au nomadisme » ...

Des légumes, pas du bitume
On ne s’attendait pas à des miracles de la part des 195 négociateurs de la COP21, à vrai dire on en n’attendait rien, aveuglés qu’ils sont toujours par leurs objectifs de croissance, enfin, un peu tout de même, mais de là à continuer de nous faire passer aux yeux de la planète pour...

ANOMALISA

Charlie KAUFMAN et Duke JOHNSON - USA 2015 1h30mn VOSTF - avec les voix de David Thewlis, Jennifer Jason Leigh, Tom Noonan... Scénario de Charlie Kaufman. Musique de Carter Burwell, le compositeur attitré des frères Coen. EXTRAORDINAIRE FILM D'ANIMATION POUR ADULTES (vraiment pas pour les enfants)..

Du 03/02/16 au 23/02/16

ANOMALISA« Extraordinaire film d'animation » annonçons-nous sans hésiter. On aurait pu écrire « exceptionnel », on était à deux doigts de se laisser aller à « génial » mais on s'est retenu à temps. Sur ce coup, on ne sera sans aucun doute pas les seuls à user (abuser dirons les esprits rétifs à l'enthousiasme) des superlatifs tant Anomalisa s'impose comme une œuvre hors du commun, une réussite totale en ce sens qu'elle fait preuve d'une cohérence parfaite entre le fond et la forme.
C'est ici sans doute qu'il faut exhorter nos spectateurs réfractaires au cinéma d'animation à surmonter leurs préventions et à venir découvrir à quel point la technique dite du « stop motion » (animation en volume image par image) peut créer un univers sensible et profond, propice aux émotions, à la réflexion, aux interrogations les plus essentielles. Ce que Charlie Kaufman (scénariste fameux de Dans la peau de John Malkovich et d'Eternal sunshine of the spotless mind, réalisateur en 2008 d'un premier film injustement passé inaperçu : Synecdoche, New York) et Duke Johnson (le spécialiste de l'animation, c'est lui) expriment et font vivre ici, ils n'auraient pas pu l'exprimer et le faire vivre dans un film en prise de vues réelles, avec des acteurs en chair et en os. L'utilisation des figurines animées apporte un recul, une poésie, une forme de radicalité expressive qui donnent au film toute sa dimension de fable existentielle et philosophique, qui lui confèrent paradoxalement une incroyable humanité.

Fascinante expérience pour le spectateur, qui est d'abord intrigué, voire perturbé, par ces personnages au visage figé, au regard perdu, accomplissant comme des marionnettes (qu'ils sont doublement !) des gestes semble-t-il dénués de nécessité, se mouvant dans des décors impersonnels comme savent si bien les imaginer les urbanistes et autres designers de la modernité totalitaire et mondialisée. Et puis, peu à peu, les traits se précisent, les détails s'affirment, et nous percevons que tout fait sens, que rien dans l'image comme dans la bande son n'est inutile (magnifique travail sur le son, sur les voix), rien n'est gratuit, rien n'est laissé au hasard : c'est tout un monde qui se construit sous nos yeux, tout un monde de situations, d'actions, de mots, d'échanges, de signes, de symboles, tout un monde qui mérite bien notre attention de chaque instant.
Un avion vole dans un ciel nuageux. À bord, un homme grisonnant au regard las. Il écoute sans les entendre les paroles banales de son voisin et supporte mal que celui-ci lui prenne la main, par réflexe de crainte, au moment de l'atterrissage. L'homme récupère ses bagages, le pas résigné. Il prend un taxi, le chauffeur lui parle de choses et d'autres qui ne l'intéressent nullement. Il se rend à l'hôtel Fregoli, où une chambre type supérieur a été réservée pour lui. Il s'installe, allume la télé. Cet homme, c'est Michael Stone, un spécialiste du service clients dans les grandes entreprises. Il a même écrit un bestseller sur la question : « Comment puis-je vous aider à les aider ? ». Il est à Cincinnati pour donner une conférence sur son bouquin et on le devine accablé par l'idée de participer de son plein gré à ce jeu de rôles dérisoire qui fait de vous une vedette parce que vous avez écrit un guide de conseils sur l'assistance hotline…

Michael Stone s'est laissé fossiliser dans la routine de sa vie. Il est mari, il est père, il est seul. Il profite de sa présence à Cincinnati pour reprendre contact avec un amour de jeunesse : fiasco complet, le courant ne passe plus. Est-il jamais passé ? Peut-être la rencontre avec une de ses fans, Lisa, hébergée dans le même hôtel, va-t-elle le réveiller de son engourdissement ? Peut-être l'amour, cette anomalie, va-t-il redonner des couleurs à cette grisaille uniforme dans laquelle il se débat ?