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Résister pour bâtir un autre monde - 3 et 4 Mai, 5e édition du Forum Social Local de la Gironde (FSL33) à Bègles
Samedi 3 Mai au Centre Jean Lurçat (Barrières de Bègles - proximité
piscine) et Dimanche 4 Mai à l’Espace Langevin (Route de
Toulouse-Cours Victor Hugo)
Le FSL, c’est quoi ? C’est la rencontre de tous ceux qui se sentent
concernés par les enjeux collectifs forts, les questions sociales,
...
Rencontres Politique et Médias du Mardi 29 Avril
Mardi 29 AVRIL à 19H30 à Utopia, salle de la cheminéeComment se fabrique la presse, comment se construit le discours politique, comment l’opinion est-elle informée, influencée ?Retrouvons-nous, si vous le voulez bien, pour décortiquer et analyser la presse avec les personnalités politiques ...
N’oublions pas Tchernobyl
Journée mondiale de mobilisation contre le nucléaire
À Bordeaux : sur les marches du
Grand Théâtre (place de la Comédie) à l’appel du Réseau « Sortir du
nucléaire » (et de Tchernoblaye en Gironde)
Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, la centrale nucléaire de
Tchernobyl (Ukrain...
61e Festival de Cannes 2008
La 61e édition du Festival de Cannes se déroulera du 14 au 25 mai. Le Jury Sean Penn, Acteur, Réalisateur (Etats-Unis) – Président du Jury Natalie Portman, Actrice (Etats-Unis) Rachid Bouchareb, Réalisateur (France) Alexandra Maria Lara, Actrice (Roumanie) Sergio Castellitto, Acteur, réalisateur...
L’association Indépendants Solidaires se réjouit...
L’association Indépendants Solidaires se réjouit de la formidable réflexion qui traverse actuellement tous
les secteurs du cinéma. Elle se félicite de la publication des rapports
Ferran/Club des Treize et Perrot/Leclerc et souhaite apporter son grain
de sel aux pistes ouvertes par ces deux chantiers...
(NON PENSARCI) Écrit et réalisé par Gianni ZANASI - Italie 2007 1h44mn VOSTF - avec Valerio Mastandrea, Anita Caprioli, Giussepe Battiston, Caterina Murino, Gisella Burinato, Teco Celio... Festival de Venise 2007 : Prix de la critique Italienne • Festival d’Annecy : Prix Sergio Leone.
Du 30/04/08 au 16/06/08
Il y a des jours comme ça où plus rien de va. Non que ça allait trop bien avant, mais il y a la goutte de trop, celle qui donne envie de se mettre en boule au fond d’un trou de hérisson et ne plus voir personne, parce qu’on ne s’aime plus, qu’on a le sentiment que plus personne ne vous aime, que toute votre vie est une succession de coups foireux et que de toute façon vous ne vous sentez plus la moindre affinité avec ce que vous faites, ni ce que vous êtes… C’est ce que semble penser Stefano Nardi, 35 ans, encore ses dents et une guitare de rocker fatigué qui, rentrant d’un concert plus tôt que prévu, trouve sa copine dans les bras d’un autre et se tire sans dire un mot de plus dans sa vieille caisse aux portières bloquées, à ne pas savoir où aller dormir. Ma ! se dit-il en Italien, car Stefano est italien jusque dans ses chaussettes… et ne voyant d’autre endroit où se réfugier, il se met en route vers son bled natal, histoire de faire un retour sur lui-même en se plongeant dans une famille à qui il n’avait plus rendu visite depuis… Pouf !
Pour une surprise, c’est une surprise ! Mais voilà… si les choses sont toujours à leur place, les gens ne sont plus tout à fait les mêmes. Sa frangine, saisie d’une passion frénétique pour les dauphins, a planté là ses études pour travailler dans le parc aquatique du coin. Sa mère est devenue une assidue de séminaires de techniques chamaniques menés par une espèce de gourou allumé qui la plonge dans des états seconds pour l’aider à combler les vides de sa vie. Son père a lâché son entreprise de mise en bocaux de cerises à l’eau-de-vie après un accident cardiaque et se consacre, avec délices, à une pratique intensive du golf. Et son frangin Alberto, qui a pris la suite du paternel, se bourre d’anti-stress tout en conduisant allègrement l’entreprise à la faillite… Bref ! la famille n’est plus ce qu’elle était et le Stefano qui comptait rabibocher là son cœur en capitolade et son mental en pleine déconfiture se retrouve (culo sopra testa !), lui le musicien, le poète déjanté, le marginal inadapté, à remettre de l’ordre dans la pagaille générale, à tenter de ramasser les pots cassés et d’introduire équilibre et normalité dans des vies en pleine débandade.
Tout ça est terrible, me direz-vous, et si le film se situait en Finlande, il est probable que vous auriez envie de finir la soirée à noyer votre spleen au bistrot. Mais la merveille c’est que tout cela est furieusement italien et tous ces personnages qui pourraient se croire en pleine tragédie ont la dépression heureuse et le petit plaisir facile, à l’instar du gros nounours de frère qui s’amuse comme un fou sur une chenille de Luna Park tandis que les huissiers déboulent dans l’usine : Non pensarci (autrement dit : n’en faisons pas un fromage !) dit le titre original et ceux-là se marrent et s’aiment tandis que le monde s’écroule autour d’eux… « Ciao Stefano (le 7e de l’auteur) est en apparence un film frais, léger, très italien, tourné de façon simple et claire, qui montre une Italie provinciale authentique. Pourtant sous la comédie, perce une substance dramatique, tragique même… » dit Mario Monicelli qui sait de quoi il cause en matière de comédie italienne, lui qui réalisa plus de 65 films qu’on adorerait revoir : Brancaleone, Le Pigeon, Mes chers amis, Parenti serpenti et plein d’autres…
