Loading

NOUS CONTACTER
NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 6€
ABONNEMENT : 45€ (10 places)
Séance sur fond gris : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Avec ou sans OGM ?
Les OGM sont peu présents directement dans l'alimentation humaine. Du fait de l'opposition des consommateurs européens, seule une trentaine de produits est étiquetée OGM, et il s'agit principalement de produits importés des États-Unis et d'huiles de soja.Mais les OGM pénètrent massivement la cha...

PARKING : ON N’EST PAS RANGÉS DES VOITURES…
Par le sang bleu du Christ, on n'en sort pas ! Nous revoilà à nouveau avec la taxe de parking aux fesses, mais sans doute faut-il reconnaître à la lettre d'Alain Juppé un certain bon sens. Pourquoi obliger la mairie à nous verser une subvention pour désintéresser la CUB qui est à l'origine de ce...

UTOPIA SUR LES BANCS D'INFAMIE… (la suite)
« Ça vous en bouche un coin! Voilà Utopia rangé par certains dans la catégorie des affreux antisémites (les Brazillach d’aujourd’hui, en pire)... ne riez pas, c’est du sérieux, même que nous voilà embarqués dans deux procès: l’un fait à Utopia Avignon par l’Association culturelle Juive des Alpi...

Rencontres politique et média du mardi 19 janvier
MARDI 19 JANVIER de 19h30 à 21h30 dans la salle de la cheminée, au cinémaRENCONTRES POLITIQUE ET MÉDIAS ÉCOLOGIE, MILITANTISME, DÉMOCRATIE : LA POLITIQUE AVEC OU SANS TICS.Ils ou elles sont prof, architecte, urbaniste, psychologue, ingénieur, syndicaliste… dans le commerce, le social… la culture...

ANVIL

(THE STORY OF ANVIL) Sacha GERVASI - documentaire Canada 2009 1h20mn VOSTF - avec Steve « Lips » Kudlow, Robb Reiner, leurs potes, leurs femmes, leurs enfants, leurs fans... Prix du Public au Festival du film de Los Angeles • Prix du Public au Festival du film de Sydney.

Du 02/02/10 au 23/03/10

Comment expliquer que l’équipe d’Utopia, qui partout en France représente l’incarnation du bon goût et de l’élégance (rassurez-vous, c’est de l’autodérision), s’enflamme pour les aventures et mésaventures de deux vieux hard-rockers métalleux canadiens oubliés au point de mettre ces zozos en couverture de gazette ?
Il faut en préambule vous rappeler combien parfois notre métier tient, pour notre bonheur, de celui de chercheur d’or. Parmi tous les petits films inconnus qu’on visionne (entre nous tous, une bonne quinzaine par semaine), on traque toujours la perle rare, la trouvaille qu’on aura envie de partager illico avec vous. A priori, on ne peut pas dire que l’enthousiasme nous a étreints quand on nous a proposé de découvrir un documentaire sur un groupe de heavy metal de Toronto ayant eu son heure de gloire dans les années 80… Mais bon, la distributrice, qu’on connaît et aime bien, nous serinait que c’était super, et qu’il fallait absolument qu’on le voie et qu’après on lui en dirait des nouvelles… Alors donc on l’a vu et paf ! Ce qui nous est arrivé, c’est le coup de la pépite taille XXL dans la rivière asséchée, le coup des lingots d’or cachés dans le matelas de mémé, le coup de la citrouille qui reste carrosse même après minuit : Anvil est un film tout simplement emballant, qui n’est surtout pas destiné exclusivement aux fans de metal (même si eux aussi y trouveront leur bonheur). C’est un merveilleux film humaniste sur la passion jamais éteinte (qu’elle soit pour le rock ou pour les maquettes de bateaux, peu importe), sur la foi en l’avenir malgré tous les vents contraires et sur l’amitié qui tangue, qui gueule mais jamais ne meurt. Le tout porté par une énergie et un humour contaminants.

Il faut dire que les deux héros y sont pour beaucoup : Steven « Lips » Kudlow et Robb Reiner – sans oublier leur entourage : les épouses, les enfants, les soeurs sont extraordinaires – sont de vrais personnages de cinéma sans jamais l’avoir su. Le chanteur aux mimiques incroyables et son acolyte batteur taciturne et un chouïa dépressif ont enflammé les stades au début des années 80, aux côtés de groupes comme Aerosmith, Whitesnake, Motley Crue et autres stars du heavy metal. Leur jeu de scène, leur technique imparable, leur inventivité musicale (on leur doit le premier titre de speed métal, un sous-genre énervé) ont forcé l’admiration de générations de jeunes gens à cheveux longs, ceintures cloutées et jeans trop moulants mais aussi de leurs pairs, comme on le voit via les témoignages de Lemmy de Motorhead ou de Slash de Guns and Roses. C’est à cette période que le réalisateur les a connus et accompagnés en tant qu’assistant et fan dans une tournée. Mais alors que les autres groupes vendaient des millions de disques, un concours de mauvaises circonstances les a fait plonger dans l’oubli. Même Sacha Gervasi les avait perdus de vue. Et puis la curiosité a poussé le réalisateur à les retrouver 25 ans plus tard… Et c’est incroyable : ils ont la cinquantaine, ils ont femme et enfants, ils assurent crânement le quotidien en faisant la livraison des cantines d’un quartier de Toronto… mais ils n’ont pas changé d’un iota ! Toujours la même flamme, toujours ensemble à faire la même musique, et croire indéfectiblement que la prochaine tournée, le prochain album seront les bons.
Et c’est à la fois hilarant et bouleversant. Hilarant quand une improbable fan italienne improvisée manageuse leur organise la tournée la plus catastrophique de l’histoire du rock’n roll (avec notamment un concert en Transylvanie dans un stade de 5000 places où ils sont face à moins de 100 fans). Bouleversant parce qu’on voit l’amitié fusionnelle et parfois chaotique entre Steve et Robb se craqueler au fur et à mesure que les échecs s’accumulent puis redémarrer au premier mea culpa de l’autre. Pour un peu ils nous feraient chialer (on peu bien vous l’avouer : en fait ils nous ont vraiment fait chialer).

La morale du film, c’est que rien n’est jamais perdu et Anvil est une énorme, une joyeuse baffe au pessimisme et aux préjugés. À ce titre, la séquence finale est énorme et, amateur méfiant de clavecin bien tempéré au début de la projection, on quitte le film en fan inconditionnel du groupe de métal le plus injustement méconnu de l’histoire du rock !