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Alors ? C'était comment Cannes ?…
Cette année, on a pu y analyser dans la pratique ce que donnerait une fouille des élèves à l'entrée des établissements scolaires.Au nom de la sécurité, une horde de contrôleurs et contrôleuses ont plongé au moins cinq fois par jour dans mon sac, baladé leur détecteur sur mes fesses et à chaque fois ...

FÊTE DU CINÉMA, NOUVELLE FORMULE du Samedi 27 JUIN au Vendredi 3 JUILLET inclus
Changement de durée et de tarif cette année pour La Fête du Cinéma. Elle se déroulera sur une semaine entière, du Samedi 27 Juin au Vendredi 3 Juillet inclus. Pendant cette période, vous achetez un premier ticket à votre tarif habituel (chez nous : 6€, ticket d'abonnement, ou même 4€ si vou...

Soirée-Rencontre-Débat autour du journal Libération
Lundi 22 JUIN à 19hSoirée-Rencontre-Débat autour du journal Libération avec des membres de la rédaction, de l'équipe de Libération et de la Société des Lecteurs.Organisée dans le cadre des Rencontres Politique et Médias d'Utopia par la Société des Lecteurs de Libération, Libération et LibeBordea...

Les rencontres de la librairie La Machine à Lire
Vendredi 19 Juin à 18h30Galerie de La Machine à Lire, 18 rue du Parlement Saint-Pierre-BordeauxJean-Guy Henckel, auteur de Dans un pays de cocagne, publiés aux éditions Rue de l'Échiquier.Jean-Guy Henckel est le fondateur des Jardins de Cocagne. L'idée est simple : donner du travail à des person...

Install-party
Dans le cadre de l'Install-party mondiale pour fêter la sortie de la nouvelle distribution Mandriva Linux 2009 Spring, et en préparation des Rencontres mondiales du logiciel libre que l'ABUL prépare pour Juillet 2010, l'ABUL et Giroll vous proposent uneInstall-party Mandriva & UbuntuSamedi 1...

WHATEVER WORKS

Écrit et réalisé par Woody ALLEN - USA 2009 1h32mn VOSTF - avec Larry David, Evan Rachel Wood, Patricia Clarkson,Ed Begley Jr, Conleth Hill, Michael McKean...

Du 01/07/09 au 04/08/09

WHATEVER WORKSNew-York est une ville aux pouvoirs magiques, et ce n’est pas Woody Allen, grand admirateur de Houdini, qui nous contredira. Comment expliquer sinon qu’un couple aussi improbable  que celui-ci - lui un génie en physique quantique vieillissant et misanthrope au dernier degré ; elle une jeune cruche en short ras les pâquerettes - puisse filer la parfaite romance sous les ponts de Brooklyn ? Comment sinon expliquer la transformation radicale d’une mère de famille sudiste, votant Bush et priant à genoux tous les soirs Jésus le sauveur en une artiste radicale, adepte de la fumette au narguilé et des joies de la polygamie ?
Vous voulez d’autres exemples ? Venez donc voir Whatever Works, littéralement « pourvu que ça marche », retour jouissif du célèbre binoclard à son cher New York : après quelques infidélités européennes, il en revient à ses premières amours et c’est une bien bonne nouvelle, messieurs dames. Car finalement, c’est encore là qu’on l’aime le mieux, Woody : la comédie new-yorkaise et autant vous dire qu’avec l’âge, il ne s’est carrément pas assagi, bien au contraire !

Tout commence par un hallucinant monologue à la terrasse d’un café où autre binoclard (Allen a trouvé un parfait alter ego) nous balance sa vision du monde avec une misanthropie qui fait vraiment plaisir à entendre. Il nous prend ensuite à témoin, nous, spectateurs confortablement assis dans notre fauteuil, le regard aussi vif qu’un néanderthalien devant l’image qui défile sous nos yeux (attention hein, c’est lui qui le dit)… et va alors raconter son histoire.
Comment lui, Boris Yellnikoff, génie en physique, professeur émérite n’ayant pas eu le prix Nobel parce que bien trop intègre pour cirer les pompes aux politiques, s’est retrouvé un beau matin, à l’automne de sa vie, avec ce constat terrifiant : son existence n’était qu’une suite parfaite d’éléments parfaits. Comment, considérant que quelle que soient la nature des chemins empruntées, ils nous conduisaient tous non pas à Rome mais six pieds sous terre, il décida de mettre un terme radical à tant de perfection. Et comment donc, puisqu’il est là pour en parler, après avoir raté le prix Nobel, il rata également son suicide.
On le retrouve donc seul, pas plus heureux, pas plus optimiste sur le genre humain mais d’une certaine manière plus libre, affranchi de la morale, des codes sociaux, d’un bel appartement, d’une belle épouse, d’un mariage idéal.
Et là bingo, il tombe sur le gros lot : une pauvre petiote fraîchement débarquée de son Sud natal atterrit précisément en bas de son immeuble. Elle a le cheveu gras et le ventre qui crie famine. Elle est ignare comme un chou fleur mais jolie comme un cœur et lui, malgré son mépris pour l’humanité tout entière, ne peut rien faire d’autre que de la prendre sous son aile déplumée de pigeon grisonnant. Et comme elle ne comprend pas la moitié des injures dont il l’abreuve et que lui adore s’écouter parler, ils finissent pas se supporter un peu, puis un peu plus, jusqu’à finalement tomber gentiment amoureux l’un de l’autre… La nounouille et le vieux professeur… Qu’importe les quand dira-ton, la morale, les règles… pourvu que ça fonctionne sans faire de mal à personne !
Mais voilà les parents de la jeunette qui débarquent, la mère d’abord, puis le paternel… Mais on vous l’a dit, New-York est comme Houdini et comme Woody : capable de transformer n’importe quel républicain accro de la gâchette en fervent défenseur du « Yes We can » !

Des dialogues mitraillés à 100 à l’heure, un ton résolument libre avec juste ce qu’il faut de provocation (Woody a beau avoir 74 piges, sa verve est verte comme celle d’un jeune roseau), une pointe de sarcasme et de cynisme sur les hommes, les USA, Dieu et le reste, il nous fallait au moins ça pour entrer dans l’été !