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Connaissez-vous l’Observatoire du nucléaire ?
Cet organisme est animé par notre ami Stéphane Lhomme, fin connaisseur de la question du nucléaire. Sur le site web l’Observatoire du nucléaire, vous pouvez vous inscrire pour recevoir une revue de presse hebdomadaire, qui épingle d’ailleurs presque autant les médias que le lobby de l’atome. Pre...
SÉANCES « BÉBÉ » de Mai-Juin
Les séances estampillées « Bébé » dans les grilles horaires sont des séances où les parents peuvent venir avec leur nouveau-né, et se faire une toile pendant qu’il roupille tranquillement dans leurs bras (on met le son un peu moins fort pour l’occasion). Ces séances sont évidemment ouvertes aux ...
8e Commémoration de la traite des noirs et de l’esclavage
10 mai, 8e Commémoration de la traite des noirs et de l’esclavageLa Fondation du Mémorial vous invite :Vendredi 10 mai à 19h, SQUARE TOUSSAINT LOUVERTURE, à Bordeaux, Rive Droite en face du Jardin BotaniqueSoirée Nègres Marrons, avec les groupes Diable rouge, Kool A et Ramy, Arte Negra (Capœira)...
TAKE SHELTER sur Vidéo En Poche
Vidéo en Poche des films sur votre clé usb !5€
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minimale étant celle d’un DVD ! Les fichiers sont notamment lisibles sur
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HD. Vous pouvez consulter sur le site...
L'ACROPOLE VENDU !!!
Les Grecs sont des gens formidables et côté imagination, ça carbure raide… Après des mois de négociations difficiles, le dimanche 17 mars, 2013, l’Acropole a été vendu non pas à un, mais deux investisseurs : l’émir du Qatar et la firme canadienne Eldorado Gold. Cette dernière aurait eu vent de l...
Écrit et réalisé par Asghar FARHADI - France/Iran 2013 2h09mn VOSTF - avec Bérénice Bejo, Tahar Rahim, Ali Mosaffa, Pauline Burlet, Elyes Aguis, Jeanne Jestin, Sabrina Ouazani, Babak Karimi... SÉLECTION OFFICIELLE, EN COMPÉTITION, FESTIVAL DE CANNES 2013.
Du 17/05/13 au 18/06/13
Après le succès mérité, critique autant que public, du désormais fameux Une séparation, une question vient évidemment nous tarauder : le talent d’Asghar Farhadi est-il soluble dans la langue de Voltaire ? Ni dissolution, ni dilution, ni compromission. Le degré d’exigence et de maîtrise semble même avoir franchi un cran supplémentaire. Et les acteurs en majorité français (y compris les trois enfants, étonnants) sont aussi extraordinaires que l'étaient les interprètes iraniens des précédents films de Farhadi. Le Passé ne se livre pas forcément au premier regard. Il impose sa densité avec une force calme, nous fait saisir à son rythme toutes les ramifications, tous les prolongements d'une histoire a priori banale qui cache une intense richesse. C’est l’intelligence, c'est le talent hors du commun d’un cinéaste qui sait se détourner des chemins faciles, des émotions instantanées et parvient à dire avec grâce tout le poids douloureux du passé quand le présent et l’amour tentent de se réinventer.
Le Passé commence par des retrouvailles. Celles de Marie et d’Ahmad. Il revient à Paris après quatre années d'absence passées en Iran, son pays natal. Et celle qui n’est pas encore officiellement son ex-femme l’attend. Dans le premier regard de Marie que nous, spectateurs, avons presque le sentiment de voler, on sent toute la force d'un amour aujourd’hui disparu, mais aussi tout le poids du pourquoi de leur séparation : au milieu du terminal, de part et d’autre d’un épais mur de verre, leurs lèvres se disent des mots qu'ils ne peuvent pas comprendre. En un plan, tout est dit : ces deux-là ont perdu le lien qui les unissait.
Ahmad est parti, Marie est restée et de ces deux situations, aucun ne peut affirmer avec certitude que la sienne a été plus légère, moins pesante que celle de l’autre. Chacun a fait comme il a pu avec ses armes. Il a fait marche arrière en retournant dans le pays de son enfance, elle tente d'avancer en repeignant les murs de la maison qui fut jadis la leur. Marie, on le sent, est animée d’une énergie pressante, trop pressante : divorcer vite, vite se séparer de ce nom qui alourdit sa vie, vite tourner la page pour pouvoir enfin construire autre chose.
Car Marie a refait sa vie, un nouvel amoureux, Samir, et son petit garçon vivent depuis peu avec elle et ses deux filles.
Le temps de quelques jours, Ahmad devient le convive forcé, invité malgré lui à la table de cette famille recomposée qui masque mal ses fêlures et ses peines. Il y a le passé de Marie et d’Ahmad qu’ils affirment tous les deux avoir bel et bien dépassé mais qui leur revient sans prévenir au détour d’un geste ou d’un comportement, amenant son lot de rancœurs. Il y aussi le passé de Lucie, la fille aînée de Marie, qui accepte mal les choix de vie, les choix de femme de sa mère. Il y a enfin le passé de Samir, le nouveau compagnon… Un passé tout frais, une page à peine tournée, avec une autre femme, une autre famille.
Comment vivre avec le poids de l’amour défunt ? Peut-on oublier vraiment celles et ceux que l’on a aimé, mari, femme, amant, maîtresse, ou simplement adulte accompagnant un bout de chemin dans la vie d’un enfant ? Comment transmettre des repères quand soi-même on nage dans la confusion la plus totale ? Ces questions, Asghar Farhadi les soulève sans bien sûr y apporter de réponses définitives, de réponses trop simples quand la vie est si compliquée…
C’est un regard extrêmement précis qu’il pose sur ce trio amoureux atypique, et il élargit le cercle pour montrer que la tragédie d’un amour, même s'il appartient au passé, n’épargne pas tous ceux qui gravitent autour. Cette vision à la fois resserrée et très large, cette richesse des situations, cette complexité des interactions entre les personnages constituent sans doute la marque de fabrique du cinéma d’Asghar Farhadhi. Le réalisateur et ses trois remarquables comédiens, Bérénice Béjo, Tahar Rahim et Ali Mosaffa, font passer toute l’émotion, toute la subtilité d’une histoire résolument universelle, dont l’authenticité poignante emportera quiconque a un jour conjugué le verbe « aimer », au présent comme au passé.
