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Le blog des profondeurs...
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Revoir la rencontre avec l'équipe du court métrage "Un peu Après minuit"
Nous vous proposons de revoir un moment d’échange chaleureux avec l’équipe du très prometteur court métrage UN PEU APRÈS MINUIT. Etaient présent sur l’estrade : la réalisatrice Anne-Marie PUGA, le réalisateur Jean-Raymond GARCIA, le comédien Rémi TAFFANEL, le compositeur Mathieu MÉGEMONT et l’an...

Les centres commerciaux : nouvelle bulle immobilière spéculative et projets climaticides…
Non à Val Tolosa ! Nous ne résistons pas à l’envie de vous communiquer cette excellente nouvelle provenant de nos amis d’Utopia Tournefeuille : le Conseil d’État a, en ce début d’année 2018, annulé le 2e permis de construire du méga-centre commercial imaginé pa...

NOUS PRINCESSES DE CLÈVES sur Vidéo en Poche
Vidéo en Pochedes films sur votre clé usb !5€ par film, sans DRM et en HD quand c’est possible,  la résolution minimale étant celle d’un DVD !  Les fichiers sont lisibles par VLC, mais aussi sur les Freebox,  et de nombreuses TV et boitiers multimedia.  Vous pouvez consulter sur le site et à la ...

Le cinéma français pète la forme… paraît-il…
Résolument positif, comme chaque année, le communiqué de la ministre de la culture vient de tomber, relayé par le concert des médias unanimes qui se congratulent béatement : Youpie ! Tout va bien pour la France en marche ! 209 millions de tickets de cinéma vendus, soit à peine 4 milli...

Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 février
Après l’abandon du projet d’aéroport, le bocage de Notre-Dame-des-Landes doit rester une terre d’inspiration et d’espoir, nourrie par l’idée des biens communs, les solidarités et le soin du vivant. Rassemblement à Notre Dame des Landes le 10 févrierEnracinons l’avenir !Un bus partira de Bordeaux...

FIORE

Claudio GIOVANNESI - Italie 2016 1h49mn VOSTF - avec Daphne Scoccia, Josciua Algeri, Valerio Mastandrea, Laura Vasiliu... Scénario de Claudio Giovannesi, Filippo Gravino et Antonella Lattanzi.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

FIOREIl est des enfances cabossées qui, le temps passant, se transforment en rage. Une rage qui déborde et qui, faute d’un cadre bienveillant, fait faire un peu plus que les simples petites bêtises qui jalonnent le parcours des jeunes gens. On sait que l'adolescence est un âge particulièrement cinématographique : ce moment où tout semble se jouer, où tout peut se gagner mais tout aussi bien se perdre, les repères comme les garde-fous, l’innocence de l’enfance comme les rêves qui sont nés avec. Claudio Giovannesi prend le temps, avec une pudeur extrême, d'explorer cet immense champ de tous les possibles et de tous les dangers et parvient ainsi à faire ressentir les mécanismes secrets et imprévisibles de cette parenthèse si particulière. Une parenthèse sans cesse traversée par une folle envie de se jeter dans le vide, pour le plaisir de la sensation, pour l’interdit, mais aussi pour se prouver que l’on est immortel.

Daphné est une jeune fille un peu paumée, frêle et jolie, un minois de chat sauvage qui cache sous sa douceur un bouillonnement incandescent, celui de l’urgence de vivre ou plutôt de survivre, d’exister, de s’en sortir, quel que soit le prix à payer. Son truc, c'est le vol à la tire. Dans le métro, elle colle une lame sur la gorge de ses victimes, femmes ou hommes, avant de les délester de leur téléphone portable, pour le revendre et se faire les quelques euros qui lui permettront de tenir jusqu’au lendemain. Arrive l'inévitable, une arrestation suivie d'une peine d'enfermement dans un centre pour délinquants, des jeunes aussi perdus qu’elle, certains un peu plus rudes ou violents, d’autres plus calmes…
Et parce qu'il faut bien croire en quelque chose, qu’il faut bien se raccrocher à une utopie, une étincelle, un élan de tendresse, un semblant de liberté, Daphné tombe amoureuse d'un autre détenu qu'elle aperçoit par la fenêtre de sa cellule. Josh est mignon, tatoué, romantique et à fleur de peau, comme elle. Est-ce de l'amour ? De la faiblesse ? Une simple manière de passer le temps ? Une illusion ? Un peu de tout ça, mais c'est aussi, c'est surtout l'unique lueur au cœur de leurs ténèbres.

Le film déroule sa chronique mélancolique sur le fond neutre à pleurer de cet univers carcéral, sans jamais en rajouter. Pas de gardiennes ou de codétenues sadiques, pas de maltraitance, pas l'ombre d'une hystérie mais un bloc d'indifférence, solide et froid, où se débattre de désespoir ne sert à rien. En personnage périphérique, le père de Daphné fait ce qu'il peut. Lui même ancien détenu, l'aide qu'il apporte à sa fille est dérisoire. Reste alors, pour ces enfants perdus, une terrible alternative : rentrer dans le rang, être sage avant même d'avoir vraiment goûter à la vie, ou alors basculer dans l'interdit, ne serait-ce que pour quelques jours, quelques minutes de liberté. Ont-ils vraiment le choix ?