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Le blog des profondeurs...
(de champ)

PCA
 Paysans et Consommateurs Associés, Bordeaux-Vallée de l’IslePCA Chaque Mercredi de 19h à 20h30 au cinéma, salle de la Cheminée, des petits producteurs de Dordogne et de Gironde apportent leurs légumes, leurs œufs, volailles, rillettes, pain, miel, nougat, veau, bœuf, agneau, fromages de chèvres...

Revoir le débat avec Amandine Gay à Utopia pour "Ouvrir la voix"
Nous vous proposons de revoir le débat avec Amandine Gay à l’issue de la projection en avant-première de son film “Ouvrir la voix” le 29 septembre 2017. Organisée par le collectif Voix décoloniales. Projection animée par Sarah Daniel, anthropologue junior de l’Université de Bordeaux, membre du c...

LE ROCHER DE PALMER, Dimanche 19 NOVEMBRE
12h, BRUNCH MUSICAL 14h, PROJECTION de I AM NOT YOUR NEGRO de Raoul Pecksuivie d’un échange avec l’écrivain Eddy L. Harris et Fadila Kellala, présidente de l’association Espace Culturel des 2 Rives et membre du Conseil Citoyen du Haut-Cenon. Tarif film + brunch : 15 €Tarif film seul : 5 €. Il es...

SÉANCES POUR LES MALENTENDANTS
 Projections de films français en Version Sourds et Malentendants (VSM) avec sous-titres spéciaux. Les séances estampillées du symbole dans les grilles horaires indiquent des projections de films français en VSM, accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, grâce à des sous-titres spécia...

Cherche parrain désespérément…
Il semblerait que nous ne soyons pas seuls à sentir comme une odeur de poudre dans le milieu du cinéma français. Notre nouvelle ministre de la culture, pleine de bonne volonté sans doute, a entrepris cette semaine de pacifier les relations dans notre petit monde en chargeant l’ex-directeur fin...

IL POSTO

(L'Emploi) Ermanno OLMI - Italie 1961 1h35mn VOSTF - avec Loredana Detto, Sandro Panseri, Tullio Kezich, Mara Revel, Guido Spadea... Scénario d'Ermanno Olmi et Ettore Lombardo.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

IL POSTODomenico et Antonietta, seize ans, ont trouvé du travail dans une grande entreprise milanaise. Ils sont affectés à des services différents. Domenico devient garçon de bureau et se trouve mêlé à un monde monotone de petites méchancetés et d'ennui. Après la mort d'un collègue, il peut accéder à un poste supérieur. Mais cette promotion sociale inouïe ne change pas son quotidien. La monotonie de l'existence est toujours identique…

Il s'agit de redécouvrir Ermanno Olmi, presque oublié aujourd'hui, après une série de films fêtés, dont le plus célèbre est L'Arbre aux sabots (1978), Palme d'or à Cannes. Occasion trouvée avec ce beau film de ses débuts, Il Posto, dont les premières scènes – la quête d'un emploi par l'aîné d'une famille pauvre – évoquent le meilleur du néoréalisme d'après-guerre. Le cinéaste insiste sur la promiscuité forcée d'une famille, sans doute issue de la paysannerie, cherchant, dans l'Italie en pleine construction, une ascension sociale qui tarde à venir. Il filme des immeubles édifiés à toute vitesse et des êtres fatigués qui ne pourront pas les habiter, pour qui un emploi (le fameux « posto ») est le seul rêve qui les empêche de flancher définitivement.

Très vite, pourtant, il se détache du néoréalisme pour verser dans un humour noir et absurde qui culmine avec la fête d'entreprise du 31 décembre, moment inénarrable. Mais, même lorsqu'il s'abandonne à la férocité, Olmi résiste à la méchanceté. Il aime tous ses personnages et offre à chacun une chance de révéler sa grandeur secrète. A commencer par son héros : un jeune homme à la Buster Keaton (affublé d'un canotier pour accentuer la ressemblance) qui porte sur le monde qui l'entoure un regard naïf et grave. Avec empathie, Olmi le montre, dans les dernières images, à l'orée d'une vie de bureaucrate. Stable, mais triste.

(Télérama)