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GRÊLE : HALTE AUX MESURETTES, LE CHAOS CLIMATIQUE C'EST L'AFFAIRE DE TOUTE LA SOCIETE
a Gironde a été durement touchée par la grêle le 26 mai. Plusieurs milliers d’ha de vignes mais aussi de cultures maraîchères et de grandes cultures ont été ravagés. L’entraide collective spontanée s’est organisée dès la fin de semaine. Face à cette situation, la réponse du Ministè...

Interdiction du glyphosate : qu’a voté votre député-e ?
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PROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTI
SUR L’ÉCRAN DE LA SALLE 4, À PARTIR DU 4 JUILLETPROJECTION DES DESSINS RÉALISÉS PAR GIUSEPPE LIOTTIpour les storyboards des films de Matteo Garrone Né à Salerno le 23 juin 1978, Giuseppe Liotti est diplômé en Sciences de la communication. En 2001, il s’investit pendant un an dans une production ...

C'EST LA FÊTE DU CINÉMA
Du Dimanche 1er au Mercredi 4 JUILLET4 euros pour tout le monde à toutes les séances... Lire C'EST LA FÊTE DU CINÉMA...

Savez-vous quel est le point commun entre le Linky et le RGPD ? L’exploitation des données personnelles.
Le règlement général pour la protection des données (RGPD) applicable en Europe depuis le 25 mai 2018 concerne le traitement et la circulation des données à caractère personnel, sur lesquelles les entreprises s’appuient pour proposer des services et des produits. Les données personnelles sont mainte...

Mercredi 7 Février 2018 à 14h

PROJECTION-DÉBAT : Jeunesse populaire sur grand écran


Dans le cadre de LA CLASSE OUVRIÈRE C’EST PAS DU CINÉMA.
Présentation et débat avec Michel Cadé, historien, professeur émérite de l’université de Perpignan, auteur de L’Écran bleu, la représentation des ouvriers dans le cinéma français, président de l’Institut Jean Vigo, devenu en 2006 Cinémathèque euro-régionale de Perpignan et Camille Gendrault, maître de conférences en études cinématographiques, Université Bordeaux-Montaigne.

D'ACIER

(ACCIAIO) Stefano MORDINI - Italie 2012 1h35mn VOSTF - avec Anna Bellezza, Matilde Giannini, Michele Riondino, Vittoria Puccini... Scénario de Giulia Calenda, Stefano Mordini, d'après le roman de Silvia Avallone (Prix des lecteurs de l’Express 2011).

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

D'ACIERNous sommes sur la côte Toscane, à une encablure de l'Ile d'Elbe. Aux beaux jours, les adolescents foncent vers la Grande Bleue pour y piquer une tête et flâner sur la plage. Mais brisons tout de suite l'image de carte postale, le coin n'a rien d'un paradis balnéaire. Ici à Piombino, pour des raisons qui tiennent en partie à l'histoire (le fer y était exploité artisanalement dès l'époque étrusque), s'est construite la plus grande aciérie d'Italie, qui assure la moitié de la production nationale. Un géant qui s'étend sur près de douze kilomètres. En toute logique se sont également édifiés de grands immeubles de béton pour y loger les sidérurgistes et leurs familles. Anna et Francesca sont deux ados de bientôt quatorze ans qui vivent là. L'âge où l'on croit que quand on est amies, c'est pour la vie.

C'est l'été et tous les jours, chacune attend l'autre pour aller à la plage ou traîner dans des coins désaffectés de l'aciérie, ou bien encore se réfugier dans une cabane de pêcheur où elles peuvent être seules au monde, avec la seule compagnie de chatons abandonnés. Comme beaucoup d'adolescentes, elles font parfois n'importe quoi devant la webcam de leur ordinateur, se filmant en train de danser dans des poses lascives, comme les grandes. À peine conscientes – ou déjà trop conscientes ? – que leur corps peut éveiller le désir chez les spectateurs mâles de ces vidéos pas tout à fait innocentes. Alors que pour Francesca semble ne compter qu'Anna, d'une manière qui confine de plus en plus au sentiment amoureux, ladite Anna se laisse griser d'abord par les garçons de son âge puis par un copain ténébreux de son frère Alessio, avec qui elle vit une relation fusionnelle depuis le départ d'un père foireux et le plus souvent absent. La relation entre les deux filles va peu à peu se distendre, à mesure que chacune choisit des voies différentes.
Parallèlement à cela il y a le contexte de l'usine où travaille Alessio, les conditions qui se durcissent au nom de la productivité et au détriment de la sécurité. Mais néanmoins, pour la plupart des adolescents dont certains terminent cet été leur vie scolaire, l'avenir se résume à une « bonne place » dès la rentrée au cœur du géant de fer.

Inspiré par le formidable roman de Silvia Avallone, énorme succès dans une Italie victime de la crise et inquiète du sort de sa classe ouvrière, Stefano Mordini réussit parfaitement à mélanger l'intime et la réalité sociale, comme sait si bien le faire par exemple un Ken Loach. Il brosse un très beau et lucide portrait d'une adolescence italienne sans réel espoir d'avenir en même temps que celui d'une classe ouvrière longtemps fière de son travail et désormais déboussolée face au rouleau compresseur du mépris patronal (une des deux usines de Piombino appartient à Mittal, ça n'étonnera personne). Et les deux jeunes actrices non professionnelles qui incarnent Anna et Francesca traversent tout cela avec intelligence et grâce. Mais n'oublions pas l'un des acteurs principaux du film : cet étonnant site industriel, cette énorme aciérie fumante et éructante, plantée là au milieu d'un superbe paysage méditerranéen, qui pèse, à la vie à la mort, sur le destin de tous les personnages.

Mercredi 7 Février à 9h30, Rencontre du matin au Musée d'Aquitaine – Entrée libre, avec Michel Cadé