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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

FIRST LOVE, LE DERNIER YAKUZA

Takashi MIKE - Japon 2019 1h48mn VOSTF - avec Masataka Kubota, Nao Ohmori, Shôta Sometani, Sakurako Konishi, Becky... Scénario de Masa Nakamura et Takashi Miike.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

FIRST LOVE, LE DERNIER YAKUZACeux qui connaissent un chouïa le cinéma japonais contemporain savent que, depuis le décès mystérieux en 2012 de l'anarchiste pornocrate Koji Wakamatsu, renversé par un taxi alors qu'il s'apprêtait à tourner un film sur la responsabilité de l'entreprise TEPCO dans la catastrophe de Fukushima, Takashi Miike est probablement le plus dingo et inclassable des cinéastes nippons en activité. En près d'une centaine de films, réalisés depuis la fin des années 90, ce touche-à-tout génial a abordé tous les genres (adaptations de comics ou de mangas, westerns, drames sentimentaux déviants, etc…) et a bravé à peu près tous les interdits moraux, allant du gore extrême à l'érotisme SM soft, se faisant un devoir d'exposer et de faire se déverser sur l'écran tous les fluides corporels imaginables dans chacun de ses films. Ses chefs d'œuvre restent probablement Visitor Q, drame familial tordu et mystique, hommage non référencé au cinéma pasolinien, et Audition, petit bijou de sadisme féministe.
On l'aura compris, les films de Miike s'adressaient jusque là à un public qu'on qualifie en général d'averti (de quoi ? la question se pose). Mais réjouis-toi, spectateur plus sage et méfiant devant les excès vraiment trop… excessifs, il nous livre cette fois un opus moins déviant et provocateur, sous la forme d'un excellent polar mâtiné de drame sentimental. En présentant First love lors de la Quinzaine des Réalisateurs du dernier festival de Cannes, Miike s'excusa de ses débordements passés – on n'est évidemment pas obligé de le croire une seconde – tout en avertissant ses fans de la relative sagesse de ce nouveau titre.

Sagesse immédiatement contredite par la première séquence du film où l'on voit une tête décapitée faire un petit roulé boulé : on ne se refait pas ! La suite réservera encore quelques moments pas piqués des hannetons mais à l'échelle de Miike, on n'est pas loin du registre fleur bleue…
Tentons un bref aperçu de l'intrigue : un jeune yakuza ambitieux décide de trahir son clan en interceptant une cargaison de drogue, qui atterrit chez un petit mafieux, lequel séquestre une malheureuse obligée de se prostituée pour rembourser les dettes de son père abusif, et ce avec la complicité d'un flic ripou… Le plan de notre apprenti caïd est aussi clair que du saké pur (dans son esprit en tout cas), mais comme dans tout bon polar, rien ne va se dérouler comme prévu et un certains nombre de personnages indésirables et d'événements non désirés vont venir compliquer le tableau : un jeune boxeur persuadé qu'il est atteint d'une tumeur cérébrale incurable et qui n'a plus rien à perdre ; l'étrange ressemblance du flic ripou avec le père de la jeune prostituée ; une fiancée de proxénète qui va s'avérer être une adepte imbattable des arts martiaux dès qu'elle se met en colère ; une guerre fratricide entre les yakuzas et une triade chinoise dirigée par un bandit manchot… Autant dire que les rebondissements sont férocement jubilatoires alors qu'en contrepoint se noue une idylle entre le boxeur en phase terminale et la jeune prostituée mentalement égarée. On ne vous en dira pas plus et surtout rien de la scène finale dantesque, dont on se plaît à imaginer qu'elle mettrait en joie un certain Tarantino.