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Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 8)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 6/05 au lundi 11/05/2020  Mercredi 6 mai, jour 51 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 6 mai de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de chèv...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 7)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 29/04 au mardi 5/05/2020  Mercredi 29 avril, jour 44 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 29 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages d...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 6)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 22/04 au mardi 28/04/2020  Mercredi 22 avril, jour 37 de l’après La séquence du confiné #34 La séquence précédente était extraite de L’as de pique, premier long métrage de Miloš Forman. Réalisé en 1964, le film suit les a...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 5)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 15/04 au mardi 21/04/2020  Mercredi 15 avril, jour 31 de l’après Comme la semaine dernière, nous vous soumettons ce mercredi quelques suggestions de films à voir (voir colonne de gauche). La semaine dernière c’était la ré...

Journal de bord d'un cinéma fermé (semaine 4)
Ici est archivé le journal de bord du confinement de la semaine du mercredi 8/04 au mardi 14/04/2020  Mercredi 8 avril, jour 24 de l’après PCA (Paysans & Consommateurs Associés)
Aujourd’hui, mercredi 8 avril de 18h à 19h livraison dans le hall du cinéma des paniers de légumes, oeufs, fromages de ...

BABYLON

Franco ROSSO - GB 1981 1h35mn VOSTF - avec Brinsley Forde, Jah Shaka, Karl Howman, Trevor Laird, Maggie Steed... Scénario de Franco Rosso et Martin Stellman (co-scénariste de Quadrophenia). Inédit au cinéma.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BABYLONAu loin nous parvient un son irréel, une vibration, le ronflement d’une basse ronde et puissante. Sous la voûte d’une cave clandestine, quelque part dans Brixton, le quartier jamaïcain de Londres, des enceintes géantes crachent un reggae lancinant et hypnotique tandis que s’échappent des vapeurs de marijuana, emportant les corps loin des réalités du quotidien, c’est-à-dire loin de Babylone (qui dans sa symbolique, représente l’oppression coloniale subie par le peuple jamaïcain)…

Nous sommes au début des années 1980, en Angleterre. Des groupes politiques d’extrême-droite comme The National Front appellent à la haine raciale, exhortant les communautés indiennes et jamaïcaines à rentrer chez elle. Blue, un jeune Rasta (joué par Brinsley Forde, cofondateur du célèbre groupe de reggae Aswad), est perdu dans cette société anglaise qu’il ne comprend pas. D’un côté il y a le chômage, les policiers racistes, les voisins xénophobes, les insultes quotidiennes et de l’autre une cellule familiale silencieuse qui préfère se taire et courber l’échine plutôt que se rebeller. Une oppression permanente que Blue, mécanicien dans un garage à voitures le jour, évacue la nuit aux commandes de son sound-system. Une gigantesque sono faite maison, qu’il transporte, avec sa bande de copains, dans l’espoir secret de devenir LE SON le plus couru de Londres. Même si les temps sont durs, Blue reste positif, convaincu qu’il existe un avenir pour lui et les siens. Mais un soir, alors qu’il rentre chez lui, il est pris en chasse par une voiture de police. S’ensuit alors un tabassage en bonne et due forme qui va laisser des traces indélébiles dans le cœur et l’esprit du jeune homme.

Avec un réalisme quasi-documentaire, une photographie soignée (bravo pour la superbe restauration de la copie) et une excellente bande originale, cette fiction nous immerge totalement au cœur de cette communauté jamaïcaine de Londres à cette époque, loin des clichés trop souvent véhiculés sur la culture reggae, au plus près d’une multitude de destins et de personnages gravitant autour de Blue. Étonnamment, en dépit de sa présentation à la Semaine de la critique du Festival de Cannes en 1980, ce film n’a jamais connu de sortie en salles, aussi bien dans les pays anglo-saxons qu’en France car classé X par le Conseil britannique de l’Audiovisuel en raison de sa portée potentiellement incendiaire… Attention donc : film culte !