BORDEAUX

LES HORAIRES (format PDF)

LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séance sur fond gris : 4,50€
Moins de 14 ans : 4,50€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Quiz des "trente dernières secondes" du n°51 au n°100
Quiz des “trente dernières secondes” du n°51 au N°100 //////////////////////////////////////// Vendredi 26 février  Hier, fin N° 51. Saisissante. Tout comme l’est la séquence d’ouverture du film, qui montre la jungle s’enflammer sous les bombes au napalm, au son de « The End » des Doo...

Quiz des trente dernière secondes du n°1 au n°50
Vous trouverez ici les archives du quiz des “trente dernières secondes” du n°1 au n°50  Quiz cinéma : les 30 dernières secondesPour célébrer la fin de l’année écoulée et vous présenter nos meilleurs vœux pour 2021, l’équipe d’Utopia Bordeaux (sur un colossal travail d’archiviste d’Aur...

Le monde du silence
LE MONDE DU SILENCE Mardi 15, Mercredi 16, Samedi 19 et Dimanche 20 décembre, le cinéma Utopia de Bordeaux assurera symboliquement les séances initialement prévues dans son programme de réouverture. Les projecteurs seront allumés, les salles seront dans le noir et les images défileront sur nos écran...

Journal du 2ème confinement
Ici sont archivés les publications mises en ligne lors du 2ème confinement, du 30 octobre au 14 décembre 2020     En attendant de nous retrouver, on signe et on relaie cet appel de David Dufresne, réalisateur du film UN PAYS QUI SE TIENT SAGE. Chers ami(e)s, Samedi prochain, à 14h, se tiendront d...

DRUNK

Thomas VINTERBERG - Danemark 2020 1h55mn VOSTF - avec Madds Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe, Magnus Millang, Maria Bonnevie, Helene Reinga Neumann... Scénario de Thomas Vinterberg et Tobias Lindholm.

Du 19/05/21 au 26/05/21

DRUNK« L’alcool tue lentement. On s’en fout. On n’est pas pressés. » (Georges Courteline)
« L’alcool est un anesthésique qui permet de supporter l’opération de la vie. »
(Georges Bernard Shaw)

Quatre amis : Martin, Tommy, Peter et Nikolaj, tous les quatre enseignants de lycée. Qui ne pètent pas la forme, c’est le moins qu’on puisse dire, encalminés dans une existence devenue morne et routinière. Leurs élèves sont à deux doigts de les mépriser, notamment Martin (Madds Mikkelsen), professeur d’histoire tellement blasé que son cours est devenu aussi passionnant que la lecture du bottin. Tous ont par ailleurs une vie personnelle plutôt morose, entre burn out néo-parental pour l’un et assèchement de la relation conjugale pour l’autre. Bref, c’est pas la joie.

Le dîner organisé à l’occasion des quarante ans du plus jeune de la bande tourne, malgré les réticences liminaires de Martin qui est supposé faire le chauffeur, à la solide beuverie et, au détour de la conversation, est évoquée une étrange étude du psychologue norvégien Finn Skårderud, qui conclut que le corps humain, pour être au mieux de sa forme, doit présenter 0,5 g d’alcool par litre de sang. Ni une des deux, les quatre compères, saisis d’une joyeuse soif d’expérimentation scientifique, se promettent de vérifier la théorie avec un engagement : ne boire que pendant la journée, durant leur temps de travail, et s’arrêter à partir de 20h. Et inévitablement, les propriétés désinhibantes de l’alcool vont faire effet rapidement. Libéré du carcan social et de sa dépression latente, Martin se met à oser des approches pédagogiques inédites qui enchantent les lycéens. Il s’efforce en parallèle de briser la routine de son couple pour tenter de lui donner une seconde chance. L’alcool plonge les quatre amis dans une liesse sans doute factice, mais il joue pleinement son rôle émancipateur chez eux dont la jeunesse est partie voir ailleurs et qui se sont laissés enfermer peu à peu dans un quotidien qui les démoralise. La première partie du film est donc – malgré le constat social et psychologique lucide et plutôt sombre – carrément drôle, et plonge personnages et spectateurs dans un grand bain de jouvence.

Car Thomas Vinterberg fait participer le spectateur à l’apparente libération que vivent ses personnages, par le jeu des acteurs, exceptionnels, mais aussi par la mise en scène enlevée, avec un travail goûteux sur le son, nourri du glouglou délicieux de l’alcool qui coule à flots, des bouchons qui sautent, des verres qui se vident. Le spectateur est lui aussi comme enivré avant que n’arrivent les verres de trop, que le vernis s’écaille et que les lendemains de fête deviennent difficiles. Car bien au-delà d’un film potache et provocateur sur les vertus libératrices de l’alcool, Drunk est une belle évocation du tournant de la vie à la cinquantaine, entre la jeunesse à laquelle on s’accroche de manière dérisoire, les choix de vie que l’on aurait aimé faire avant qu’il ne soit trop tard, la soif de liberté que l’on doit peut-être chercher là où l’on ne l’imagine pas, comme dans cette dernière scène qui retrouve l’euphorie et dont évidemment on ne vous dévoilera rien de plus.