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Stop Bolloré ! L'appel du collectif
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Mardi 13 DÉCEMBRE 2022 à 20h15

Les Épisodes #8


Programme détaillé sur le site de Monoquini

CARTE BLANCHE À L’ABOMINABLE

Durée de la séance : 1h22

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

Interstices d’une géographie en mouvement. En présence de Lucie Leszez et Stefano Canapa

En ce jour de Sainte-Lucie, patronne des photographes, que la lumière soit ! Des lumières diverses, d’ailleurs, et des plus singulières, en provenance d’un laboratoire associatif où celles-ci font l’objet d’une attention toute particulière. À l’heure du (presque tout) numérique, on en oublie que le cinéma a été longtemps de l’image et du son déposés sur une surface souple et transparente que l’on nomme pellicule, et que le mécanisme sophistiqué d’une machine projetait sur un écran. Ces composants, désormais obsolètes aux yeux de l’industrie et de l’exploitation cinématographique, sont aujourd’hui entre les mains d’artistes et de cinéastes expérimentateurs qui continuent à explorer les potentialités infinies du support argentique. Fondé en 1996 d’un besoin de maitriser les moyens de production d’un film sur pellicule, L’Abominable est devenu une référence incontournable de la création cinématographique, reconnu pour son savoir-faire et ses ressources techniques et humaines : un lieu partagé où chaque film est une œuvre unique, fait-main, où se transmet la conviction que le cinéma est un art.
Basé en région parisienne où il a connu la précarité d’espaces transitoires, L’Abominable a trouvé à l’été 2022 un nouveau lieu où installer ses machines : les anciens laboratoires Éclair à Épinay-sur-Seine, un site emblématique de l’industrie cinématographique en France, fermé en 2015. Aujourd’hui, L’Abominable a pour projet d’y créer un lieu de référence des pratiques contemporaines du cinéma argentique sous le nom de Navire Argo et est à la recherche de financements pour le réaliser.

Laissons la parole à nos invités, cinéastes et chevilles ouvrières de L’Abo :
« Nous rassemblons ici une partie des films fabriqué à L’Abominable sur support 35 mm. Ceux-ci sont moins nombreux que ceux en 16 mm car le métrage pour une même unité de temps est presque trois fois plus important. Les caméras sont plus lourdes, la pellicule chère et souvent les circuits de diffusion alternatifs ne sont pas équipés pour la projection. Mais il s’avère que ce format offre d’autres perspectives : le son stéréo, une recherche étendue sur les différentes tailles des grains de sel argentique, la possibilité de travailler le même format que ceux des appareils photographiques, un confort certain dans les opérations de travail direct sur la pellicule ou encore, lors de la projection, la possibilité de proposer une image de plusieurs mètres de large.
À partir de ce corpus, nous avons cherché à inventer de nouvelles géographies, à composer autour de la notion d’espace, intérieur et extérieur, en se disant que quelque part, faire des films de cette manière-là (dans des lieux comme le nôtre), c’était un peu comme inventer de nouveaux territoires, ouvrir des brèches, tordre l’espace pour qu’y apparaissent d’autres temporalités, d’autres formes, que le connu redevienne étranger.
Dans les films de ce programme, les chambres du quotidien se peuplent de figures évanescentes dont les gestes épuisent l’espace comme chez Beckett. On plonge dans l’abstraction, à l’intérieur d’un corps, dans la matière du film argentique, comme pour aller (voir) ailleurs. »
LE NAVIRE ARGO
L'ABOMINABLE

OUVERTURE de Christopher Becks (2010 / 5mn / muet / n&b)
MY ROOM LE GRAND CANAL d’Anne Sophie Brabant & Pierre Gerbaux (2002 / 32 mn / n&b + coul)
CILAOS de Camilo Restrepo
(2016 / 12 mn 48 / couleur)
SITE de Hector Castells-Matutano (2016 / 7 mn 47 / couleur)
III d’Alexandre Larose
(2022 / 14 mn / muet /couleur)
BORGO de Lucie Leszez
(2019 / 3 mn 40 / muet / n&b)
FURTHER RADICAL de Stefano Canapa (2020 / 7 mn / n&b)