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Hadopi, la stratégie de la rupture entre les créateurs et leur public
Nous, salles de cinéma, sommes opposées à la loi Hadopi car elle est liberticide, réactionnaire et inefficace. Nous sommes opposés à cette loi car elle ne résoudra en rien les difficultés du secteur de la création, elle tend à opposer les créateurs et leur public et semble totalement ignorante des i...
Soirée autour de la loi Hadopi Mardi 28 avril à 20h15
Droits d’auteurs, numérique et libertés individuelles : la quadrature du net.
Mardi 28 avril à 20h15 à Montpellier, projection «pirate» des parties I
& II de Steal this film, suivie d’une rencontre-débat autour de la
loi Hadopi, dite de « riposte graduée », avec Pascal Kuczynski directeur techn...
Du logiciel libre à Montpellier
Un rendez vous à ne pas manquer le vendredi 20 mars à la faculté d'économie, quartier Richter. Toutes les infos sur le site de l'asso montpel'libre.... Lire Du logiciel libre à Montpellier...
Séances "bébé", quésako ?
Les séances estampillées « bébé » sont des séances où les parents
peuvent venir avec leurs nouveaux-nés et déguster un film pendant
que ces derniers roupillent dans leurs bras. Les séances sont aussi ouvertes aux
autres spectateurs. Il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé
fasse du brui...
Soirée autour des logiciels libres
Soirée LOGICIELS LIBRES jeudi 11 décembre à 20h15 en collaboration avec Divergence FM.PROJECTION UNIQUE de The Codebreakers et de The Big Buck Bunny, suivie d’une rencontre avec François Pellegrini, maître de conférences en informatique à l’ENSEIRB (Ecole Nationale Supérieure d'Électronique Info...
Frederick WISEMAN - documentaire France 2009 2h38mn - avec les chorégraphes, les Étoiles, les Premiers Danseurs, le Corps de Ballet, l’Orchestre, l’École de danse, le personnel administratif… de l’Opéra national de Paris...
Du 02/12/09 au 05/01/10
Se hissant avec une classe renversante à la hauteur de son titre, voici sans doute LE film de référence sur la danse. Celui qui fera date, s’imposant en toute tranquillité loin devant tous les autres réalisés sur le sujet. Celui qui, par l’acuité de son regard, l’intelligence de sa construction et la pertinence de son rythme, parvient à nous captiver deux heures et trente-huit minutes durant sans l’ombre d’un commentaire, sans l’once d’une explication et sans que jamais l’ennui ni la lassitude ne pointent leur nez. Austère, craignez-vous ? Inaccessible ? Incompréhensible ? Un bel objet bien façonné pour un public bien ciblé ? Pas du tout, bien au contraire !
Nul besoin d’être un amateur éclairé du ballet classique, de la danse contemporaines et de leurs codes. Nul besoin de connaître Casse-noisette, Le Lac des cygnes, Giselle ou La Bayadère… La Danse n’exige rien d’autre que la simple audace d’être curieux et d’accepter de se laisser guider derrière les portes de ce monde fascinant qu’est le Ballet de l’Opéra national de Paris.
Car c’est bien à une aventure humaine et artistique, mais aussi sociale et institutionnelle, que nous convie Frederick Wiseman, l’un des plus grands documentaristes du monde. Pendant douze semaines, il a posé sa caméra dans les coulisses de l’Opéra de Paris. Avec une pudeur qu’on imagine infinie, il s’est glissé au cœur de cet organisme bouillonnant, tout entier voué à la pratique de la danse, pour faire le portrait d’un art. Ce qu’il a su capter est tout simplement passionnant, car au-delà de la beauté de tous ces corps qui se meuvent avec une grâce divine, au-delà de cette recherche de la perfection à force de travail acharné et de discipline d’airain, il raconte aussi toute la force du ballet en tant que groupe, qui n’existe que par la présence de chaque danseur mais au sein duquel les individualités s’effacent humblement au profit de l’ensemble.
Ces danseurs, qui sont, comme le dit la directrice du ballet, à la fois « le cheval » et « le jockey », « le bolide » et « le pilote », sont le cœur battant de ce grand corps en action. On les voit répéter, refaire inlassablement les mêmes arabesques, s’arrêter pour souffler puis recommencer pour tenter d’atteindre le geste parfait. On les voit en duo se raconter des histoires incroyables où les mots laissent place aux mouvements pour décrire l’amour, la violence, le rejet, la douleur ou la séduction. On découvre les filles en nuée d’abeilles, dans des tutus qui pourraient sembler un peu ridicules si leur élégance, leur légèreté n’imposaient le respect, les garçons déguisés en petits soldats avec des collants moulants qui nous feraient gentiment sourire si leurs sauts ne s’élevaient aussi près des cieux…
Et puis il y a tout le reste, la description d’un lieu unique : l’Opéra Garnier, ses coupoles dorées, ses peintures qui s’écaillent, son labyrinthe de couloirs, ses innombrables salles de répétition où les corps suent devant les miroirs impitoyables… Et encore le réfectoire, perdu dans les entrailles, les ateliers de costumes, et même, spectacle étonnant, ces ruches installées sur les toits ! Sans oublier les chorégraphes, classiques mais aussi contemporains car l’opéra s’ouvre évidemment à la création actuelle. Et puis les professeurs, anciens danseurs reconvertis, qui commentent les entrechats, dissertent à l’infini sur la manière dont la technique de tel ou tel pas a évolué au cours des années.
Lorsque le film se termine, on a le sentiment très fort d’avoir approché quelque chose d’exceptionnel, l’impression exaltante d’avoir tutoyé la grâce et la beauté pures.
