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DERRIÈRE LE MUR, LA CALIFORNIE

Film (presque) documentaire Écrit et réalisé par Marten PERSIEL - Allemagne 2012 1h30mn VOSTF -

Du 26/08/15 au 29/09/15

DERRIÈRE LE MUR, LA CALIFORNIEDu skate à l'Est ? Absolument, et plus précisément derrière le mur de Berlin et pendant la guerre froide : voilà qui a de quoi surprendre. Pourtant, images à l'appui, Marten Persiel nous entraîne dans le sillage de quelques-unes des figures emblématiques d'une discipline élevée au rang de philosophie, reprenant les codes du « rêve californien » sur fond de dictature communiste et de murs de béton.
Alexanderplatz, Berlin-Est. Dans les années 1980, une bande de copains écument le quartier avec aux pieds de drôles de planches munies de roulettes. Le skateboard, ce sport made in USA, s'immisce progressivement derrière le rideau de fer, investissant d'abord la capitale puis se répandant jusque dans les plus petites villes de RDA, à l'image de ce qui se passe dans le reste du monde. Le réalisateur s'est donc attelé à reconstruire cette histoire oubliée, improbable, en faisant appel aux souvenirs et archives des survivants d'une époque étrange où se mêlaient tout à la fois contrôle et surveillance autant que fêtes, alcool, drogues, amour et liberté.

La passion intense pour les planches bricolées de ces skateurs va vite interpeller la Stasi (police secrète de RDA), qui, dès 1985, ouvre des dossiers, déclenche traçage et filatures de ces jeunes « issus du milieu non organisé des planchistes à roulettes ». Ces « têtes brûlées » qui n'hésitent pas à défier l'autorité ont pour nom Gauffy, Nico, Dirk ou encore Dennis, plus connu sous le pseudonyme de « Panik ». Cette poignée de furieux, que l'on voit vivre presque comme si on y était, nouent des contacts avec leurs semblables de l'Ouest, et un championnat du monde qui restera dans toutes les mémoires sera même organisé en 1988 à Prague. Deux écoles de skate issues des deux côtés du Mur vont alors s'affronter dans une ambiance bon enfant, et tout se terminera comme il se doit par une fête et des histoires d'amour à la hauteur de l'événement. Le Mur n'existe déjà plus dans la tête de cette génération-là.

Mais comment le réalisateur a-t-il fait pour se procurer autant d'archives, autant de moments intimes et improbables qui font de ce film un véritable document ? Les archives personnelles des différents protagonistes de l'époque y sont pour beaucoup. Les images et dossiers secrets de la télévision d'État aident également à reconstituer cette ambiance si particulière, oscillant entre fin de règne et liberté retrouvée. Enfin, quelques montages d'animation permettent de s'affranchir d'images qui n'ont existé que dans les souvenirs de ceux qui les ont vécues. Rien d'autre ? L'histoire est tellement belle racontée comme cela qu'on voudrait qu'il n'y ait vraiment que ça… En fait, et cela causa un petit scandale au Festival de Berlin, le réalisateur n'a pas hésité à recréer, avec beaucoup de culot et un talent de faussaire virtuose, les séquences qui lui manquaient et qui contribuent largement à faire de ce film un objet unique et enthousiasmant.

(avec l'aide d'Olivier Dumons, Le Monde)