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«Bye-bye Saint-Eloi»
Observations concernant le réquisitoire définitif du procureur de la République dans l’affaire dite « de Tarnac ». «Bye-Bye Saint-Eloi» : c’est par cette blague sur le surnom donné au pôle antiterroriste de Paris, la «galerie Saint-Eloi», du lieu où il est situé au palais de justice, que les mem...

UNE HISTOIRE DE DINGUES…
On se pince pour le croire, pour se persuader qu’on est bien réveillé, qu’on n’a pas bêtement cauchemardé. Parce que, si on regarde alentour, que ce soit en couverture ou dans les pages intérieures de nos journaux préférés, au long des flashs info des radios publiques ou privées : rien, nib, nad...

AMY

Asif KAPADIA - documentaire USA 2015 2h07mn VOSTF -

Du 29/07/15 au 08/09/15

AMYAmy Winehouse est morte à vingt-sept ans, au pic de sa jeunesse, comme Brian Jones, Jimi Hendrix, Jim Morrison et Janis Joplin. La disparition de ces idoles rock, à la fin des années 1960, avait donné prise aux fantasmes et aux légendes les plus folles. Quarante ans plus tard, peu de zones d'ombre demeurent autour de la mort de la diva soul londonienne : les images pullulent et s'échangent à flux continu sur la Toile. La caméra suivait déjà la chanteuse bien avant ses premiers enregistrements, quand elle sortait de l'enfance et prenait des poses de princesse sexy pour chanter Happy Birthday à une copine. Elle ne l'a pas quittée, jusqu'au zoom final sur son cadavre roulé dans un drap, disséminé sur les écrans du monde entier.
Amy Winehouse est l'une des premières icônes filmées partout et par tout le monde, de sa naissance (ou presque) à sa mort au cœur de l'été 2011. En piochant dans ce foisonnement de séquences, le cinéaste britannique d'origine indienne Asif Kapadia tisse une chronique dérangeante et triste à pleurer, qui met en lumière, avec une crudité rare, la foire aux célébrités brûlant une jeune femme en peu d'années.

Asif Kapadia est un documentariste accrocheur. Amy regorge d'images saisissantes, d'autant plus inédites qu'elles ont été filmées dans l'intimité de la chanteuse. Tous ses proches (même ceux qui dénoncent le film aujourd'hui) sont de la partie et livrent leur témoignage en voix off. On se demande quels pactes diaboliques furent scellés pour qu'il nous soit permis de voir la fille d'East Finchley, un quartier du nord de Londres, voguer d'appartements en chambres d'hôtel, d'auditions en coulisses, de cuite en cuite et d'amoureux en amoureux. Jusqu'aux centres de désintoxication, filmés de l'intérieur par Blake, le beau gosse de Camden avec qui elle a abordé le versant dur de la drogue (crack et héroïne) et pour qui elle était prête à se damner (« Je ferai tout comme toi »). Le pic de la déprime est atteint quand son ange noir, qui maigrit et se décompose au fil de l'histoire, demande à sa douce de chanter, rien que pour lui, dans la chambre de la clinique, une version ultime de Rehab — le tube d'Amy Winehouse sur la dépendance.
Tous ces documents ont pour effet de nous river à l'écran, sans qu'on en soit fier pour autant. Leur vertu est de nous faire communiquer, comme rarement, avec la musique et ses sources…




(L. Rigoulet, Télérama)