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Le blog des profondeurs...
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SEANCES "BEBES"
Chers parents voici les séances auxquelles vous pouvez sereinement amener vos bébés, nous mettons le son moins fort ! le lundi 4 août à 17h On a failli être amies le lundi 11 août à 17h30 Playtime le vendredi 15 août à 16h45 La preuve le samedi 23 août à 15h30 Jimmy’s hall le mercredi 27 août à ...

Des cinéastes israéliens demandent un cessez-le-feu
(Merci, Anne, pour la traduction) « Nous, réalisateurs israéliens dont les films participent au Festival du film de Jérusalem, croyons que, dans ces jours de violence, il est impossible de ne parler que de cinéma, tout en ignorant les événements meurtriers et horribles qui nous entourent. Nous s...

MICHEL GONDRY EXPOSE À UTOPIA
C’est un peu Noël avant Noël, la vraie fête au cinéma avant la “Fête du cinéma”©. Un cadeau que nous font nos amis de Shellac, distributeur “héliotrope” et inspiré de cette formidable Conversation animée avec Chomsky.  À l’image du film, enthousiasmant, c’est une friandise de luxe, une douceur p...

SIDDHARTH

Écrit et réalisé par Richie MEHTA - Inde 2013 1h36mn VOSTF - avec Tannishtha Chatterjee, Rajesh Tailang, Anurag Arora, Geeta Agrawal Sharma, Irfan Khan...

Du 27/08/14 au 23/09/14

SIDDHARTHVainqueur surprise au dernier festival du film de Pékin, acclamé par la critique, laissant sur le carreau les réalisateurs chouchous des chinois et du jury international présent… le film a reçu aussi un bel accueil à la Mostra de Venise à l'autome 2013, au Festival de Toronto un poil plus tard… C'est un film qui a l'immense avantage de nous plonger dans l'Inde profonde telle qu'on a très peu de chances de la connaître, loin des clichés, des tabous locaux : l'Inde filmée à cœur par un Indien de la diaspora, résidant au Canada qui co-produit le film… Une vraie découverte qui peut se voir en famille (dès douze ans).
Petite famille, mais gros problème : un jeune couple vit avec ses deux enfants dans un quartier pauvre de New Delhi, où le père, Mahendra, travaille à temps partiel à fabriquer ces jeans que nous affectionnons tant et, complémentairement, se balade avec un mégaphone pour proposer à la criée ses talents de réparateur de fermetures éclair. Sa femme est jolie comme un cœur, tout comme sa petite fille et Siddharth, son fils de douze ans, qui sont les seuls à savoir se servir du téléphone portable familial. Pour franchir une passe difficile, Mahendra envoie Siddharth travailler pendant un mois à Mumbaï, qui n'est pas à la porte à côté, chez le lointain cousin d'un demi-parent… Mais le mois se termine et le petit ne revient pas.

Illétré, très démuni face aux multiples dangers que présente l'immense société Indienne, et plein d'inquiétude devant le silence qui répond à ses appels maladroits, Mahendra découvre peu à peu que son pays n'est pas de tout repos pour les enfants, proies faciles pour de multiples prédateurs qui les utilisent de toutes sortes de façons pour leur profit, souvent plutôt minable, car ici, la préoccupation principale de chacun est de survivre et de permettre à sa propre famille de parvenir à s'en sortir… Il est un peu empoté Mahendra, un peu lent à la détente, mais il va tant bien que mal parvenir à refaire le chemin suivi par son fils, espérant retrouver un bout de piste qui le mènerait jusqu'à lui, de rencontre en rencontre, de découverte en découverte… Entre la gentille flic, sans illusion mais toute dévouée à la cause des enfants, les militants des ONG, le marchand de thé ambulant du coin, le camarade de chambrée du fiston, qui fait ce qu'il peut pour lui venir en aide, on plonge dans des milieux où les petits trafics pour la survie n'empêchent pas un vieux reste de compassion, où ceux qui semblent les plus méchants on parfois le geste qui permet de continuer la route…

Plus on avance dans le film et plus on s'attache, tant le réalisme des situations est prégnant, les personnages intéressants. On est pris dans leur quotidien, l'intimité paisible de leurs maisons, le grouillement des rues, ou dans l'obstination laborieuse de petites mains à bosser pour permettre à toute une famille de simplement se nourrir…
La disparition des enfants en Inde est devenue quelque chose de quasi-banal : 50 000 chaque année sur l'ensemble du pays. Pour la seule ville de New-Delhi, 14 enfants disparaissent chaque jour. Un seul sur trois seulement est retrouvé. Selon les enquêteurs de la police fédérale, plus de 800 bandes organisées sont impliquées dans ces enlèvements et imposent aux enfants de mendier, les prostituent et même pire… Le film n'a pourtant rien de sordide ou d'affreux : à cause de cette nécessité qui s'impose de continuer à s'acharner, pour rendre la vie meilleure à ceux qui restent… s'aimer quand même, et vivre malgré tout.