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LE LIMIER

(SLEUTH) Joseph L. MANKIEWICZ - USA/GB 1972 2h20mn VOSTF - avec Laurence Olivier, Michael Caine, Alec Cawthorne, Eve Channing, John Matthews, Teddy Martin, Karen Monfort-Jones... Scénario d’Anthony Shaffer, d’après sa pièce.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE LIMIERLe Limier, c’est le genre de film dont on sort en s’écriant : « c’est génial ! » *. Et on se fiche bien de savoir si le mot est trop fort, si on pousse le bouchon un peu loin… « C’est génial ! »… c’est un cri du cœur, la traduction immédiate et sans calcul du plaisir qu’on vient de prendre, de tous les états de jubilation par lesquels on vient de passer.

Il faut dire que Le Limier n’est pas l’œuvre du premier venu. C’est tout simplement le dernier film d’un des grands maîtres du cinéma américain, Joseph L. Mankiewicz, responsable de quelques petites réussites telles que L’Aventure de Madame Muir (1947), Chaînes conjugales (1948), Eve (1950), L’Affaire Cicéron (1951), La Comtesse aux pieds nus (1954), Cléopâtre (1963)… Sacrée filmographie ! Et Le Limier est à la hauteur de tous ces titres-là : intelligent, subtil, vertigineux parfois, et brillant comme c’est à peine permis… Une comédie noire sur le jeu, les faux-semblants, les rapports de force, de domination à la fois individuels et sociaux. Une machine diabolique qui vous mène par le bout du nez, qui vous fait prendre des vessies pour des lanternes, qui vous retourne comme une crêpe… et c’est fait avec une classe, une habileté époustouflantes. Vous allez de surprises en étonnements jusqu’au dénouement, ça fait partie intégrante du plaisir, alors surtout, surtout : ne racontez pas la fin ni le nœud de l’intrigue à vos amis, sauf si vous préméditez une brouille définitive… Nous, nous allons nous contenter de mettre en place le décor et les personnages. Après, à vous de faire…

Un homme habillé avec une élégance un peu voyante gare sa rutilante voiture de sport devant un superbe manoir. Il progresse bientôt dans un labyrinthe de verdure, guidé par une voix, qui dicte au magnétophone un épisode des aventures du détective Sir John Merrydew. La voix est celle d’Andrew Wyke, célèbre auteur de romans policiers à énigmes : c’est Laurence Olivier. Le visiteur a pour nom Milo Tindle, alias Michael Caine. D’origine italienne, Tindle dirige un salon de coiffure à la mode et se trouve être l’amant de Margareth, la femme de Wyke, qui est parfaitement au courant de leur liaison. Son épouse étant absente pour quelques jours, Wyke a prié Tindle de venir le voir. Il accueille son hôte avec une courtoisie ostentatoire mais, derrière les formules de politesse, pointe son mépris pour un homme qui n’est pas de sa classe. Pour lui, Milo Tindle n’est qu’un petit immigré italien, un parvenu… Wyke affecte de ne pas souffrir de son cocufiage. Il affirme avoir lui-même une maîtresse, une certaine Vera. Il propose bientôt un étrange marché à Tindle : celui-ci devra dérober les bijoux de Margareth. Wyke lui indique précisément la marche à suivre, et lui fournira le moment venu l’adresse d’un receleur, qui achètera les bijoux aux deux tiers de leur valeur. Tindle gardera l’argent et pourra ainsi faire face aux dépenses de Margareth, qui sont conséquentes… Quant à Wyke, il sera dédommagé par la compagnie d’assurance. Le coup parfait, tout le monde sera gagnant. Tindle hésite, bien sûr, mais l’honnêteté n’est pas sa vertu principale et il finit par accepter le marché… mettant ainsi le doigt dans l’engrenage…

* : Il existe une variante, également très utilisée, par les malpolis et les bavards, qui donne : « Putain, c’est génial ! ». Deux petites syllabes qui donne un relief certain à l’expression spontanée de l’enthousiasme…