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LE PROGRAMME UTOPIA 299 - DU 30 SEPTEMBRE AU 10 NOVEMBRE 2020 (À TÉLÉCHARGER)
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LE PROGRAMME UTOPIA 298 - DU 19 AOÛT AU 29 SEPTEMBRE 2020 (À TÉLÉCHARGER)
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FERMETURE ESTIVALE
FERMETURE.jpg, août 2020 ... Lire FERMETURE ESTIVALE...

EN ATTENDANT LA VERSION PAPIER LE PROGRAMME DE RÉOUVERTURE - DU 1ER JUILLET AU 4 AOÛT 2020
UTOPIA-297 ... Lire EN ATTENDANT LA VERSION PAPIER LE PROGRAMME DE RÉOUVERTURE - DU 1ER JUILLET AU 4 AOÛT 2020...

Couvre-feu : toutes les séances de 20h30 sont annulées, nous faisons en sorte que les séances de 18h30/45 vous laissent le temps de rentrer chez vous avant les 12 coups du couvre-feu à 21h (modification ou suppression des bandes-annonce, lancement des films sans retard). Le port du masque est obligatoire dans tout le cinéma et également pendant la séance (en cas d'oubli, vous aurez la possibilité d'acheter un masque jetable en caisse pour 50 cts). Le principe de distanciation un fauteuil sur deux est toujours en vigueur (les groupes peuvent se mettre côte à côte, en laissant un fauteuil de part et d’autre).

AZUR ET ASMAR - à partir de 7 ans.

écrit et réalisé par Michel OCELOT - film d'animation Fance 2006 1h35mn - avec les voix de Cyril Mourali, Karim M’Riba, Patrick Timsit, Hiam Abbass, Rayan Mahjoub...
Pour les enfants à partir de 6/7 ans.

Du 12/06/19 au 01/01/70 (uniquement pour les séances scolaires)

AZUR ET ASMAR - <strong> à partir de 7 ans.</strong> Inutile bien sûr de vous rappeler que le réalisateur d’Azur et Asmar est le créateur du gentil Kirikou. Ce petit garçon espiègle et attachant, dont les aventures, racontées dans deux films, Kirikou et la sorcière et Kirikou et les bêtes sauvages, furent plébiscitées par des centaines de milliers de bambins. Le succès bienvenu du premier Kirikou permit enfin d’écorner le monopole absolu dont jouissaient jusqu’alors les produits Disney. Réjouissons-nous, petits et grands, c’est pour le meilleur que Michel Ocelot abandonne aujourd’hui son petit bonhomme au profit non pas d’un, mais de deux héros : Azur et Asmar. Deux jolis garçons sortis d’un conte de fées qui pourrait commencer par : « Il était une fois »…

Il était une fois les mille et une nuits et leur univers merveilleux comme aucun cerveau humain disponible, comme aucune imagination, même fertile, ne peut les concevoir. Et sans doute fallait-il le dessin animé, les six années de travail acharné de Michel Ocelot et de son équipe, pour rendre enfin visible sous nos yeux éblouis toute la magie, les couleurs, les décors, la musique de ces contes arabes qui, depuis le règne de Louis xiv, dépassent de leurs fastes orientaux la cour même de Versailles.
Peut-être, me direz-vous, ce fantastique exercice de style cache-t-il, comme parfois dans les dessins animés pour enfants, une historiette gentillette qui, gageons le, aurait quand même séduit les petits tout en permettant à la victime de la garde alternée de piquer un petit roupillon réparateur.
Mais, miracle ! qui ne se reproduit sans doute que tous les cinquante-quatre ans – trois et trois font deux – cette formidable réussite cinématographique, artistique et technologique se double d’une réflexion tendre et pertinente sur notre époque, ô combien trouble et troublée. Une réussite qui dote ce grand corps éblouissant d’un cerveau et d’une âme, et qui en fait un grand film pour adultes. Un prodige qu’avait aussi réussi en son temps Le Roi et l’oiseau qui, paraît-il, avait même réussi à tirer une larme à Staline. On rêve alors, aujourd’hui, d’une après-midi studieuse à Utopia où l’on verrait débarquer, parmi les bambins, Georges Bush, Benoît XVI, Tony Blair et tous les va-t-en croisade de la planète, qui, après quelques châtaignes grignotées au coin du feu, viendraient verser une larme sur un monde par eux perdu…

« Faire un long-métrage en dessin animé, c’est consacrer six ans de sa vie à un sujet. Il faut que cela en vaille la peine. Le sujet qui me tenait le plus à cœur ? D’une part, tous ces gens qui se détestent – ils ont été élevés comme ça – qui se font la guerre, d’autre part, les individus, des deux côtés, qui ne suivent pas et qui s’estiment, s’aiment par-dessus les barbelés. C’est cela qui me touche au plus profond. J’ai d’abord pensé à la France et l’Allemagne. Mais nous sommes désormais tellement en paix que je n’ai pas eu envie de revenir sur ce passé lamentable et révolu. J’ai envisagé ensuite d’inventer un pays ennemi, avec une fausse langue étrangère. Inventer un pays ennemi, quelle triste idée ! Inventer une langue fausse, quelle mauvaise idée ! J’ai alors pensé à la vie quotidienne en France et dans le monde. Il ne s’agissait plus de traiter d’une guerre déclarée, mais d’une animosité ordinaire entre citoyens de souche et citoyens récents et, poussant plus loin, entre Occident et Moyen-Orient. J’avais mon sujet : une réalité brûlante à traiter en conte de fées merveilleux… »
Michel Ocelot