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LE PETIT PRINCE - à partir de 6 ans.

Mark Osborne - film d'animation Canada/France 2015 1h48mn VF - Avec les voix de André Dussolier, Clara Poincaré, Florence Foresti, Marion Cotillard, Vincent Cassel, Guillaume Gallienne... Scénario de Irena Brignull et Bob Persichetti d’aprés l’œuvre de Antoine de Saint-Exupéry.

Du 09/01/19 au 01/01/70 (uniquement pour les séances scolaires)

LE PETIT PRINCE - à partir de 6 ans. On n’adapte pas impunément un livre comme Le Petit Prince. Cela, d’autant plus que le texte de Saint-Exupéry n’est ni particulièrement long, ni particulièrement adapté à une narration cinématographique. Et c’est là qu’il faut saluer la première qualité de l’adaptation de Mark Osborne : faire du sujet du Petit Prince la narration du conte lui-même. Bob Persichetti et Irena Brignull (qui officiait déjà sur le formidable Les Boxtrolls) signent un scénario qui fait évoluer en même temps l’été studieux d’une petite fille pressée par sa mère de devenir « une adulte formidable », et son amitié avec un vieux bonhomme un peu dingue, qui ne rêve que de partager l’histoire de sa rencontre dans le désert avec un étrange petit garçon amoureux d’une rose perdue.

Mark Osborne a choisit l’angle de la satire sociale douce, façon Pixar, pour raconter Le Petit Prince : assez légitimement, il lie la fantasmagorie de Saint-Exupéry à une satire sardonique d’un monde dévoré par l’ambition qui n’est qu’à un pas du nôtre. Ce monde grisâtre, compartimenté s’oppose à la douce folie du vieux bonhomme, sorte d’artiste brut dans le jardin duquel on aperçoit des créations à la technologie poétique, brinquebalants assemblages entre Calder et Gaston Lagaffe. Cette opposition, très pertinente, dynamise le récit, fait des épisodes du Petit Prince des pauses rêveuses, réalisées dans une stop-motion particulièrement délicate et touchante – tout cela, pour à peine quelques instants, ce qui ne manque pas de les rendre d’autant plus précieuses. Nanti de ces deux piliers, le film avance avec efficacité, sachant distiller les moments drôles, intimistes, touchants, redonnant une nouvelle vie aux écrits de Saint-Exupéry…

On pourra regretter la légère baisse de qualité de la seconde partie du film qui renoue avec une narration plus convenue et moins surprenante. Peut-être cela tient-il aussi à l’absence de la voix si chaleureuse d’André Dussolier – raconteur d’histoires émérite, comme on a pu l’entendre dans La Légende de Despereaux –, qui se fait rare dans cette partie.
Malgré tout, une grande partie du film demeure tout à fait digne de son matériau d’origine, pour un hymne à l’innocence plus complexe qu’un sempiternel « retrouver son regard d’enfant ». On y parle avec justesse de la solitude, de l’amour, de la mort – de ce qu’il faut de courage pour grandir sans oublier. Saint-Exupéry approuverait.

Vincent Avenel sur critikat.com