MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7,50€
CARNET D'ABONNEMENT : 55€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Groupe ( >30p.) : 3,50€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4,50€ (sur présentation d'un justificatif). PASS CAMPUS : 4 euros. Paiement CB, Chèque ou Espèces.

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

LA GAZETTE UTOPIA 327 DU 15 MAI AU 18 JUIN 2024
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 327 DU 15 MAI AU 18 JUIN 2024...

LA GAZETTE UTOPIA 326 DU 10 AVRIL AU 14 MAI 2024
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 326 DU 10 AVRIL AU 14 MAI 2024...

LA GAZETTE UTOPIA 325 du 28 FÉVRIER AU 9 AVRIL 2024
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 325 du 28 FÉVRIER AU 9 AVRIL 2024...

LA GAZETTE UTOPIA 324 du 24 JANVIER AU 27 FÉVRIER 2024
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 324 du 24 JANVIER AU 27 FÉVRIER 2024...

Soutenez Utopia Palmer

SUR LE CHEMIN DE L'ÉCOLE

Pascal PLISSON - documentaire France 2013 1h15mn VF

Du 01/09/19 au 01/01/70 (uniquement pour les séances scolaires)

SUR LE CHEMIN DE L'ÉCOLEIl est long, le chemin qui mène à l'école : des kilomètres et des kilomètres à parcourir, pendant des heures et des heures. Pour Jackson (11 ans) au Kenya comme pour Zahira (12 ans) au Maroc, pour Samuel (13 ans) en Inde et Carlito (11 ans) en Patagonie. Quand ils se mettent en route, la distance et le temps du parcours s'affichent à l'image, écrasants. Voilà ce que souligne ce documentaire original : loin de tout, ces enfants iront à l'école à pied, à cheval, dans le cas de Carlito, et, pour Samuel, handicapé, en fauteuil roulant poussé cahin-caha par ses deux frères.
Tout au long de leur périple, le réalisateur garde une préoccupation simple : donner la mesure de la distance parcourue. Au beau milieu d'étendues magnifiques mais décourageantes, les écoliers cheminent. Ces images sont si frappantes qu'elles n'ont besoin d'aucun commentaire (on aurait même pu se passer de la musique, ronflante). Le film n'insiste pas sur la dureté évidente de ces vies. Pascal Plisson préfère se placer du côté de la ferveur des enfants, qui savent trouver à ces difficultés un goût d'aventure. Au milieu de la brousse avec sa petite sœur, Jackson a déjà l'air d'un grand et semble heureux de soigner cette image d'adulte responsable. Comme Carlito sur son cheval (dont sa sœur à lui voudrait tellement prendre les rênes). Depuis son fauteuil roulant, Samuel dirige le voyage en vrai cornac. Et Zahira balade à travers les montagnes marocaines une poule cocasse qu'elle échangera, une fois en ville, contre un énorme sac de gâteaux, prouvant qu'elle sait vraiment mener sa barque.

Le film veut donner de l'entrain, transmettre celui des enfants : leur détermination est le signe qu'ils sont heureux d'aller à l'école. Mais Pascal Plisson évite de les transformer en petits ambassadeurs des joies de l'éducation. Il montre simplement que, là où elle est, l'école, quand les enfants y arrivent enfin, devient une récompense. Le contraire d'une punition. L'espace fait, ici, de l'école un repère, un but. Le plus sûr passage pour continuer la traversée de la vie. Il fallait aller au bout du monde pour retrouver la force de ces évidences.

(F. Strauss, Télérama)