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Utopia Toulouse Borderouge : un nouveau cinéma est né !
Utopia, le cinéma au mûrier… Holà ! Habitants de Borderouge, des Minimes, des Trois cocus, de Saint-Selve, de Montastruc, de la Croix Daurade, de Montauban, des Izards, de Saint Jean Lherm, de Granague et d’ailleurs… ! Approchez qu’on vous dise ! Voilà, nous sommes fins pr...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...



IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE

(ONCE UPON A TIME IN AMERICA) Sergio LEONE - USA 1984 3h49mn VOSTF - avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern, Joe Pesci, Jennifer Connelly, Treat Williams... Scénario de Sergio Leone, Leonardo Benvenuti, Piero De Bernardi, Enrico Medioli, Franco Arcalli et Franco Ferrini, d'après le roman The Hoods, de Harry Grey. Attention ! Pour ce film fleuve (3h49, court entr'acte au bout de 2h40), le tarif de 4 euros ne sera pas appliqué.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUEQuand nous avons programmé l'an dernier Il était une fois dans l'Ouest, nous exprimions sans trop y croire notre espoir de pouvoir vous montrer un jour l'autre chef d'oeuvre incontestable (à nos yeux) de Sergio Leone, son film ultime, son testament : Il était une fois en Amérique, invisible en salle depuis plus de vingt ans. Eh bien voilà, c'est fait, la saga grandiose de Leone est enfin rééditée, version restaurée, copie neuve, grâces en soient rendues au distributeur Carlotta Films (Il était une fois dans l'Ouest, c'était lui, déjà, et aussi la version intégrale de La Porte du paradis de Cimino en 2005, entre autres). C'est un extraordinaire voyage que nous offre Leone, un voyage à travers 50 ans de l'histoire des États-Unis vue du côté sombre de la force, mais surtout un voyage à travers le cinéma, un cinéma qui n'existe plus. « Le sous-titre du film pourrait être Il était une fois un certain cinéma » disait-il. « Moi qui appartiens à une certaine forme d'amour du cinéma, je dis ici : le cinéma va changer, il ne sera plus comme cela et je vous le montre une dernière fois. » Leone empoigne avec une ampleur exaltante les mythes et les archétypes du film noir hollywoodien et il les transfigure, il leur donne une vie nouvelle (c'est bien en cela que Tarantino est sans doute son héritier direct).

Le récit débute par son milieu, avec une projection en ombres chinoises sur l'écran d'une fumerie d'opium : c'est dans ce lieu de détresse et d'illusions qu'on fait la connaissance de Noodles (De Niro dans un de ses plus grands rôles), le personnage central du film. Allongé sur une banquette, il fume la drogue que lui offre un vieux Chinois. La première image que nous donne Noodles n'est pas celle d'un héros triomphant, mais plutôt celle d'un homme brisé, qui cherche à s'évader de lui-même.
À partir de cette scène-pivot, qui se situe dans les années 30 de la prohibition, on va voyager dans le temps et dans la destinée de Noodles.
Voyage dans le passé : son enfance dans le ghetto juif de New-York, son amitié sans faille avec Max, leurs premières combines, leur apprentissage de la truanderie, leur ascension dans le milieu du banditisme dont ils vont devenir des caïds. La rencontre avec Deborah que Noodles va idôlatrer, que Noodles va aimer, bien mal, et qui aura la force et la volonté de lui échapper. L'amitié, la violence, l'amour, le sexe, la trahison, et la conquête du pouvoir, que Max aborde avec une avidité calculatrice, une rigueur paranoïaque, alors que Noodles la vit sans réel désir, incapable qu'il est de se soumettre aux règles et aux obligations de son rôle de truand en chef…
Voyage dans le futur : les années 60, les rêves envolés, le souvenir des amis disparus, les désillusions comme seules compagnes de route. Et un ultime retournement comme un clin d'oeil sardonique du destin.

Reconstitution magistrale, complexité fluide du récit, richesse des thèmes et des personnages, Il était un fois en Amérique dégage une puissance rare, un lyrisme mélancolique, fait naître une intense émotion qui s'avère autant esthétique qu'affective. On a évoqué la performance de De Niro, mais ce sont tous les acteurs, magnifiques, qu'il faut célébrer, et la photo somptueuse de Tonino Delli Colli, et la musique imparable du complice de toujours Ennio Morricone.

PS : ce film hors-norme n'est pas facile à programmer, donc peu de séances, regardez bien les grilles horaires et organisez-vous !