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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...



PETIT DÈJEUNER AVEC L'ASSOCIATION PARTAGE-FAOURETTE dimanche 29 avril à 10h à Tournefeuille : projection unique suivie d'une rencontre avec les protagonistes du film et l'association Partage. Apportez les victuailles, on offre le café ! (le film est disponible en HD en Video en Poche)

LES FINS DE DROITS

Philippe PICHON - documentaire France 2012 50mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES FINS DE DROITSToulouse : on passe le périphérique sans s'attarder et tout de suite, on aperçoit les petits immeubles de la Faourette. Le slameur Miloud, lumineux, bienveillant, enchaîne sur un slam. Miloud, poète et jardinier… Le ton est donné : ce film-là sera chaleureux, plein de mots magnifiques, de personnages filmés avec une tendresse curieuse, un film qui capte la vie sans chercher à caser un discours. Juste regarder, écouter respirer ce petit coin de la Faourette : dans ce climat de confiance, la parole est libre et tout ce qui est dit est passionnant.
La maison des chômeurs Partage, qui est au centre du film, est issue d'une tradition, d'un état d'esprit qui perdure et se renforce au fil du temps, a su gagner une reconnaissance qui lui vaut des soutiens. Une initiative partie de la base : des chômeurs se regroupent pour s'en sortir par l'entraide, la solidarité… Ces mouvements nés au siècle dernier se sont développés en réaction aux crises économiques.

En 1986, l'association « La maison des chômeurs Partage » voit le jour à Toulouse. En 1993, une succursale s'ouvre à la Faourette. La difficulté, quand on est dans une situation de précarité, c'est de trouver la force de continuer, de retrouver l'estime de soi qui se fait la malle quand on perd ses repères sociaux. Pouvoir parler en toute confiance, jouer aux cartes, boire un coup, demander conseil, chercher du travail, se dépatouiller dans les méandres administratifs, faire de la musique… à Partage (le joli nom) on trouve tout ça, d'où qu'on vienne, sans discrimination, sans curiosité inutile, sans faire d'embarras. Il y avait d'abord des bénévoles, puis démonstration faite de l'efficacité et de l'utilité de la chose, les moyens ont permis de dégager des salaires, de créer des jardins familiaux etc.. On voit dans le film un chômeur mettre en place une nouvelle maison des chômeurs en Ariège…

Voilà un film qu'il faudrait montrer à tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir, ceux qui nous racontent des sottises à longueur de médias pour tenter de pêcher nos voix aux élections prochaines. Peut-être comprendraient ils enfin que leurs replâtrages hypocrites, leurs rustines sans bon sens ne sont pas les bonnes réponses à donner, et qu'il faudrait peut être prendre le temps d'écouter les citoyens de base qui y voient souvent plus clair que les technocrates si peu avisés. Qu'ils prennent donc le temps d'entendre ceux de la Faourette ! Il y a dans leurs analyses, leurs critiques, les solutions qu'ils inventent, les solidarités qu'ils nouent, les embryons de solutions pour faire en sorte qu'une autre forme de société émerge, fondée sur des valeurs dont on n'a pas trop vu la couleur dans les politiques menées ces dernières années.
« Je ne crois plus à ces gens qui sont dans nos gouvernements. Ils sont complètement décalés, dépassés par toutes les difficultés que peut avoir la société aujourd'hui… Il faut changer le système de penser, changer la manière de vivre… Il faut tout changer. »