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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



LES SAPHIRS

(THE SAPPHIRES) Wayne BLAIR - Australie 2012 1h40mn VOSTF - avec Chris O’Dowd Deborah Mailman, Shari Sebbens, Miranda Tapsell, Jessica Mauboy... Scénario de Keith Thompson et Tony Briggs, d'après sa pièce.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES SAPHIRSUn film qui vous file la pêche, la banane, l'envie de danser… Juste avant la rentrée, ça ne se refuse pas ! Elles étaient quatre filles. Trois sœurs et leur cousine que la vie, et surtout la société, avaient séparées. Nous sommes en 1968, en Australie, et depuis un siècle le gouvernement blanc n'a rien trouvé de mieux que d'organiser le kidnapping des enfants aborigènes un peu trop blancs de peau pour les attribuer à des familles elles-mêmes blanches de peau. Une logique digne des classes maternelles quand on apprend aux mioches à ranger les legos par couleur. Fallait vraiment être aussi couillon que raciste pour imaginer un truc pareil. Quasiment décrétés étrangers dans leur propre pays par leurs envahisseurs, les Aborigènes étaient interdits de droits, interdits de vote. Et cela pouvait être pire encore si vous cumuliez les handicaps : comme celui, en plus de naître noir, d'être femme. Que vous restait-il ? L'espoir, la force de se battre, l'humour, une voix qui ne se taira pas… la musique !

Gail, Julie et Cynthia sont de cette trempe-là. Sœurs mais différentes, c'est rien de le dire ! De Gail, l'aînée qui, telle une louve, veille jalousement sur ses sœurettes, à Cynthia, la tête brûlée qui croque la vie à pleines dents… Mais elles ont des points communs, à commencer par celui de ne jamais renoncer. Elles se sont forgé le caractère dans l'adversité et leur moral est un guerrier d'acier que rien ne semble pouvoir ébranler. Si la vie envoie des piques, elles s'empressent de les couler dans une franche partie de rigolade. Ne reculant devant rien, elles enchaînent auditions et concours miteux dans l'espoir que leur groupe, les Cummeragunja Songbirds, décrochera le pompon. Avec un nom pareil, dans un monde aux relents colonialistes, vous imaginez bien que ce n'est pas gagné…
Mais un jour, dans une de ces salles sinistres, lors d'un flop magistral, une paire d'oreilles traîne. Celle de Dave Lovelace. Dave a bien roulé sa bosse et dépassé le stade de jouer aux legos. Alors les petites cases et les couleurs de peau, il s'en fout avec tout l'humour dont un Irlandais peut-être capable. De glandeur un peu potache, il devient le chevalier servant de ces sœurs atypiques.
Ce trio – qui deviendra quartet une fois la cousine retrouvée –, il le voit comme sa rédemption. Une possibilité de s'extirper de son rôle de pianiste raté, de pochtron de service. Ces belles femmes à l'humour bien campé vont lui donner du génie. Certes leur répertoire folk nécessite un coup de dépoussiérage – Dave ne jure que par la Soul – mais les voix sont belles, le swing y est et leur tempérament ne demande qu'à exploser sur scène. Il voit tout de suite le potentiel à en tirer et leur propose de devenir leur agent. On se demande même un instant s'il ne pourrait pas se transformer en vil exploiteur de ces dames… Surtout quand il décide de les faire postuler pour aller divertir les troupes américaines au Vietnam en pleine guerre. Une tournée kamikaze en quelque sorte pour une nouvelle aire qui commence. Les voilà relookées, rebaptisées : Les Saphirs sont nées !

Comme en plus l'amour va entrer dans la ronde, certains sans doute ne verront dans Les Saphirs qu'une aimable bluette. Il n'empêche que ce serait bien bête de ne pas se laisser aller et de bouder la joie communicative que le film déclenche. La bande son est formidable, tout fonctionne : du jeu des acteurs à la restitution de l'ambiance de l'époque… Outre une jolie comédie, c'est aussi une histoire vraie et une plongée dans un pan d'histoire qui ne doit pas s'oublier. Et on devine que les quatre Saphirs, qui ont toutes désormais l'âge de la retraite, doivent se poiler fièrement à l'idée que leurs aventures parcourent désormais le monde entier.