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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Cin'éloquence : prise de parole
Après un an d’absence et une mue réussie (Le lycée Bayard est devenu Urbain Vitry), les élèves reviennent en force avec trois textes concis et enlevés qui prouvent encore un fois que le cinéma peut être un bon outil pour appréhender l’écriture. Autre point positif, on retrouve des élève...

Les Tricoteuses
De fils en aiguilles, les tricoteuses ont habillé la pendule d'Utopia, elles ont été inventives ... TIC TAC TIC TAC, en référence au clip de la pendule (visible en avant programme dans votre cinéma Utopia de Tournefeuille) On a enfermé le gilet de la motarde rockeuse dans la vitrine historique, ...

Caméléon éphémère
Description d'une nouvelle mode ... Un legging, en lycra bordeaux, avec un galon partant des hanches jusqu'aux chevilles , lys royaliste ... Qui peut faire mieux pour s'accorder avec la déco d'Utopia. Merci à cette jeune spectatrice anonyme d'avoir jouer le jeu de la séance photo!... Lire Camélé...

Bal tragique à Charlie Hebdo…
C’est comme être embarqués dans un train devenu fou : impossible de ralentir, de freiner, de descendre… il y a un bon moment qu’on le voit prendre de la vitesse, on a beau avec d’autres agiter nos petits bras, brandir les appels à la raison : la bête prend de la vitesse,...

Bonne nouvelle : à Utopia les prix baissent !
Il y a une petite épicerie associative bio à Massat, magnifique petit village ariégeois dont on vous recommande la fréquentation, qui nous avait sidérés il y a deux ans en annonçant, puisque leur bilan était bénéficiaire, qu’ils allaient en faire profiter leurs adhérents et annonçaient la bais...

Jeudi 22 novembre à 20h30 à Toulouse : Quelle démocratie ? Projection unique suivie d’un débat avec Julien Meunier, co-réalisateur du film, et le Front de Gauche.
Nous avons annulé la venue d'Étienne Chouard, voir le communiqué.

LA CAUSE ET L'USAGE

Dorine Brun et Julien Meunier - documentaire France 2011 1h02mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA CAUSE ET L'USAGEEn 2009, Serge Dassault, maire UMP de Corbeil-Essonnes, voit son élection annulée par le Conseil d’État. Il est déclaré inéligible en raison de dons d’argent effectués pendant la période électorale. Dorine Brun et Julien Meunier, deux jeunes documentaristes originaires de la ville, prennent leur caméra pour filmer la nouvelle campagne qui s’engage. Sans aucun commentaire, montrant (presque) exclusivement des scènes dans des lieux publics, le film nous fait pénétrer dans les rouages d’un détournement de la démocratie par le détenteur de la 96e fortune mondiale, sénateur, chef d’industrie et patron de presse. Sa méthode est celle d’un potentat, à la fois douce et grossière, mélangeant démagogie et clientélisme. Dassault profite de la précarité et de la crédulité. En face, pour les candidats de gauche, il est bien difficile d’être crédible. Sans surprise, le candidat-lige du propriétaire du Figaro a été élu, mais à quelques voix seulement, dont on ne sait pas quel a été leur prix.

L’apothéose de tout cela se retrouve dans une façon de faire de la politique, de plus en plus personnifiée, de plus en plus clientéliste, de plus en plus lobbyiste, de plus en plus caricaturale et dans laquelle le débat d’idée est réduit à quelques miettes. C’est de tout cela dont parle ce film mais de manière concrète, sur le terrain boueux de Corbeil-Essonnes, devenu un véritable cirque burlesque, mais le pouvoir politique n’est pas seul en cause, tout le monde a sa part de responsabilité : des jeunes désœuvrés, habitués à la loi du plus fort, attendent que le véritable « Caïd » de leur cité leur trouve une solution personnelle ou leur donnent des passe-droits ; des ouvriers, inquiets pour leurs emplois, s’invitent dans la campagne non pas pour faire un front commun social mais juste pour faire pression sur Serge Dassault ; au marché, des femmes n’hésitent pas, ironie du lieu, à aller au plus offrant parmi les candidats…
Heureusement, ce film se garde bien de jouer les donneurs de leçons. Au contraire, il ouvre le débat, il ne s’agit pas d’un film militant mais plutôt d’une radioscopie sans concessions d’une ville et d’une démocratie à la dérive.