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"Sans revenu, point citoyen"
Edito gazette n°235 Stimulante n'est-il pas, cette campagne électorale ? Stimulante et surprenante, tellement il était impossible d'imaginer qu'un jour il reviendrait à la gauche l'idée pour le moins improbable de redevenir la gauche. Ben oui ! Pincez vous vieux crabe, dans un espace de plus en...

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Suite à l'édito de la gazette 233, qui explique comment les politiques en matière d'implantation cinématographique peuvent fragiliser des petites salles indépendantes comme les nôtres, la municipalité de Colomiers refuse à nouveau de prendre notre gazette dans les lieux publics (Piscine, Pavillon Bl...

Futur Président? Que ferez-vous pour les migrants?
Le CERCLE DES VOISINS du centre de rétention de Cornebarrieu… vous invite à signer cette Lettre ouverte aux candidats à la Présidence de la République   Nous, citoyens de France et du Monde, solidaires avec les migrants, réfugiés et “sans- papiers” nous inscrivons en faux contre les politiques de...

Jeudi 22 novembre à 20h30 à Toulouse : Quelle démocratie ? Projection unique suivie d’un débat avec Julien Meunier, co-réalisateur du film, et le Front de Gauche.
Nous avons annulé la venue d'Étienne Chouard, voir le communiqué.

LA CAUSE ET L'USAGE

Dorine Brun et Julien Meunier - documentaire France 2011 1h02mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA CAUSE ET L'USAGEEn 2009, Serge Dassault, maire UMP de Corbeil-Essonnes, voit son élection annulée par le Conseil d’État. Il est déclaré inéligible en raison de dons d’argent effectués pendant la période électorale. Dorine Brun et Julien Meunier, deux jeunes documentaristes originaires de la ville, prennent leur caméra pour filmer la nouvelle campagne qui s’engage. Sans aucun commentaire, montrant (presque) exclusivement des scènes dans des lieux publics, le film nous fait pénétrer dans les rouages d’un détournement de la démocratie par le détenteur de la 96e fortune mondiale, sénateur, chef d’industrie et patron de presse. Sa méthode est celle d’un potentat, à la fois douce et grossière, mélangeant démagogie et clientélisme. Dassault profite de la précarité et de la crédulité. En face, pour les candidats de gauche, il est bien difficile d’être crédible. Sans surprise, le candidat-lige du propriétaire du Figaro a été élu, mais à quelques voix seulement, dont on ne sait pas quel a été leur prix.

L’apothéose de tout cela se retrouve dans une façon de faire de la politique, de plus en plus personnifiée, de plus en plus clientéliste, de plus en plus lobbyiste, de plus en plus caricaturale et dans laquelle le débat d’idée est réduit à quelques miettes. C’est de tout cela dont parle ce film mais de manière concrète, sur le terrain boueux de Corbeil-Essonnes, devenu un véritable cirque burlesque, mais le pouvoir politique n’est pas seul en cause, tout le monde a sa part de responsabilité : des jeunes désœuvrés, habitués à la loi du plus fort, attendent que le véritable « Caïd » de leur cité leur trouve une solution personnelle ou leur donnent des passe-droits ; des ouvriers, inquiets pour leurs emplois, s’invitent dans la campagne non pas pour faire un front commun social mais juste pour faire pression sur Serge Dassault ; au marché, des femmes n’hésitent pas, ironie du lieu, à aller au plus offrant parmi les candidats…
Heureusement, ce film se garde bien de jouer les donneurs de leçons. Au contraire, il ouvre le débat, il ne s’agit pas d’un film militant mais plutôt d’une radioscopie sans concessions d’une ville et d’une démocratie à la dérive.