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Install-party à Tournefeuille samedi 18 octobre
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Grand Marché Transatlantique : menace sur les peuples !
Une inquiétante nouvelle vague d’accords de commerce et d’investissement est négociée par l’Union Européenne : CETA avec le Canada, TAFTA avec les USA, ACS ou TISA avec 22 autres pays développés. Ces sigles désignent trois accords majeurs de libre-échange et d’investissement n...

Le foot d’en bas
C’est un petit village perdu en Ariège, à deux encablures d’Ax-les-Thermes. Luzenac, 600 habitants, une petite commune comme il en existe, paraît-il, 37 000 dans l’hexagone. Rien d’original donc à première vue, sauf que celle-ci cumule sans complexes trois étrangetés qui nous obligent, ce jour ...

NEAR DEATH EXPERIENCE : entretien avec Benoît Delépine
À l'occasion de la sortie de son dernier film NEAR DEATH EXPERIENCE, co-réalisé comme d'hab avec son compère Gustave Kervern, et en attendant de voir débarquer sur Toulouse toute la nation Grolandaise pour leur Festival International de films Grolandais FIFIGROT, voici un entretien avec Benoît Delép...

La douleur des Israéliens et des Palestiniens
« La douleur des Israéliens et des Palestiniens ne peut pas être distinguée, et l’une ne cessera pas tant que l’autre durera »… dit dans un interview Nadav Lapid, réalisateur du formidable film L’Institutrice. Il est signataire de l’appel de cinéastes israéliens qui...

Jeudi 22 novembre à 20h30 à Toulouse : Quelle démocratie ? Projection unique suivie d’un débat avec Julien Meunier, co-réalisateur du film, et le Front de Gauche.
Nous avons annulé la venue d'Étienne Chouard, voir le communiqué.

LA CAUSE ET L'USAGE

Dorine Brun et Julien Meunier - documentaire France 2011 1h02mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA CAUSE ET L'USAGEEn 2009, Serge Dassault, maire UMP de Corbeil-Essonnes, voit son élection annulée par le Conseil d’État. Il est déclaré inéligible en raison de dons d’argent effectués pendant la période électorale. Dorine Brun et Julien Meunier, deux jeunes documentaristes originaires de la ville, prennent leur caméra pour filmer la nouvelle campagne qui s’engage. Sans aucun commentaire, montrant (presque) exclusivement des scènes dans des lieux publics, le film nous fait pénétrer dans les rouages d’un détournement de la démocratie par le détenteur de la 96e fortune mondiale, sénateur, chef d’industrie et patron de presse. Sa méthode est celle d’un potentat, à la fois douce et grossière, mélangeant démagogie et clientélisme. Dassault profite de la précarité et de la crédulité. En face, pour les candidats de gauche, il est bien difficile d’être crédible. Sans surprise, le candidat-lige du propriétaire du Figaro a été élu, mais à quelques voix seulement, dont on ne sait pas quel a été leur prix.

L’apothéose de tout cela se retrouve dans une façon de faire de la politique, de plus en plus personnifiée, de plus en plus clientéliste, de plus en plus lobbyiste, de plus en plus caricaturale et dans laquelle le débat d’idée est réduit à quelques miettes. C’est de tout cela dont parle ce film mais de manière concrète, sur le terrain boueux de Corbeil-Essonnes, devenu un véritable cirque burlesque, mais le pouvoir politique n’est pas seul en cause, tout le monde a sa part de responsabilité : des jeunes désœuvrés, habitués à la loi du plus fort, attendent que le véritable « Caïd » de leur cité leur trouve une solution personnelle ou leur donnent des passe-droits ; des ouvriers, inquiets pour leurs emplois, s’invitent dans la campagne non pas pour faire un front commun social mais juste pour faire pression sur Serge Dassault ; au marché, des femmes n’hésitent pas, ironie du lieu, à aller au plus offrant parmi les candidats…
Heureusement, ce film se garde bien de jouer les donneurs de leçons. Au contraire, il ouvre le débat, il ne s’agit pas d’un film militant mais plutôt d’une radioscopie sans concessions d’une ville et d’une démocratie à la dérive.