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La nouvelle vie d'Utopia Toulouse
C’est un passage de relais : le moment sacré où se transmet cette petite flamme dont on dit qu’elle fut dérobée à Zeus… et qui permet à ceux qui la possèdent de faire durer les plus belles histoires longtemps, longtemps…Il était une fois… C’était le 17 Décembre 1993, Utopia pr...

Rien ne se perd, tout se transforme… Les sous… et ce qu'ils deviennent
Le cinéma est un domaine un peu à part et s’iI y a des règles et jurisprudences quant aux éventuelles augmentations de loyer, il y a des critères généralement admis pour les conditions financières de cession des salles : recettes, nombre d’entrées, notoriété, état des lieux… Les vai...

« Que tout change pour que rien ne change… »
Et me voilà, en train de retourner dix fois ma plume dans mon encrier en parcourant du regard les centaines de gazettes alignées sous mon nez sur les rayons de la bibliothèque de Raphaël. Tiens, au fait, il nous manque les n° 26, 41, 42, 43, 44, 45 et 96 : ne traîneraient-ils pas dans un coin d...

La résurrection de l'American Cosmograph
Le 17 décembre 2017, l’Américan Cosmograph fêtera ses 110 ans d’existence, ce qui en fait la plus ancienne salle de Toulouse a être encore en activité, et une des plus vieilles de France (la plus vieille ?). Un élément du patrimoine, un morceau de l’histoire du cinéma et de To...

Jeudi 22 novembre à 20h30 à Toulouse : Quelle démocratie ? Projection unique suivie d’un débat avec Julien Meunier, co-réalisateur du film, et le Front de Gauche.
Nous avons annulé la venue d'Étienne Chouard, voir le communiqué.

LA CAUSE ET L'USAGE

Dorine Brun et Julien Meunier - documentaire France 2011 1h02mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA CAUSE ET L'USAGEEn 2009, Serge Dassault, maire UMP de Corbeil-Essonnes, voit son élection annulée par le Conseil d’État. Il est déclaré inéligible en raison de dons d’argent effectués pendant la période électorale. Dorine Brun et Julien Meunier, deux jeunes documentaristes originaires de la ville, prennent leur caméra pour filmer la nouvelle campagne qui s’engage. Sans aucun commentaire, montrant (presque) exclusivement des scènes dans des lieux publics, le film nous fait pénétrer dans les rouages d’un détournement de la démocratie par le détenteur de la 96e fortune mondiale, sénateur, chef d’industrie et patron de presse. Sa méthode est celle d’un potentat, à la fois douce et grossière, mélangeant démagogie et clientélisme. Dassault profite de la précarité et de la crédulité. En face, pour les candidats de gauche, il est bien difficile d’être crédible. Sans surprise, le candidat-lige du propriétaire du Figaro a été élu, mais à quelques voix seulement, dont on ne sait pas quel a été leur prix.

L’apothéose de tout cela se retrouve dans une façon de faire de la politique, de plus en plus personnifiée, de plus en plus clientéliste, de plus en plus lobbyiste, de plus en plus caricaturale et dans laquelle le débat d’idée est réduit à quelques miettes. C’est de tout cela dont parle ce film mais de manière concrète, sur le terrain boueux de Corbeil-Essonnes, devenu un véritable cirque burlesque, mais le pouvoir politique n’est pas seul en cause, tout le monde a sa part de responsabilité : des jeunes désœuvrés, habitués à la loi du plus fort, attendent que le véritable « Caïd » de leur cité leur trouve une solution personnelle ou leur donnent des passe-droits ; des ouvriers, inquiets pour leurs emplois, s’invitent dans la campagne non pas pour faire un front commun social mais juste pour faire pression sur Serge Dassault ; au marché, des femmes n’hésitent pas, ironie du lieu, à aller au plus offrant parmi les candidats…
Heureusement, ce film se garde bien de jouer les donneurs de leçons. Au contraire, il ouvre le débat, il ne s’agit pas d’un film militant mais plutôt d’une radioscopie sans concessions d’une ville et d’une démocratie à la dérive.