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GAUDI, LE MYSTÈRE DE LA SAGRADA FAMILIA

Stephan HAUPT - documentaire Suisse/Espagne 2012 1h34mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

GAUDI, LE MYSTÈRE DE LA SAGRADA FAMILIAElle s'érige peu à peu au fil des ans, des décennies… Plus d'un siècle s'est écoulé depuis la pose de sa première pierre et la Sagrada Familia de Barcelone surplombe, toujours inachevée, le flot humain qui s'écoule dans son ombre. À une époque où les gratte-ciels poussent dix ou vingt fois plus vite qu'un arbre, le fait que cette construction nécessite plusieurs générations de bâtisseurs, comme dans les temps reculés où on n'avait ni béton armé ni moteurs, donne toute la démesure de l'ouvrage. Chose étonnante que cette obstination de l'homme à vouloir bâtir envers et contre tout des monuments qui le dépassent. Qu'on s'émerveille ou qu'on s'offusque de cette débauche de moyens, estimant que l'heure est à l'utilitaire et non au superflu, l'aventure reste fascinante. C'est une épopée extraordinaire dans laquelle nous entraîne le réalisateur, faite de sueur, de sang, de larmes mais aussi forgée dans la foi, dans l'espérance, dans la folie douce des hommes. Celles de Gaudi, certes, mais celles de tout un pays, d'un peuple, d'une Catalogne meurtrie par l'histoire, par le franquisme dont la cathédrale a souffert comme ses compatriotes.

La Sagrada Familia, c'est tout un symbole, celui d'une formidable aventure collective, humaine. Une sorte de tour de Babel qui rassemblerait des hommes d'horizons et de langues multiples. Ça sort des cadres de l'architecture, de l'art, de la spiritualité… C'est une quête de sens, un monument qui questionne notre monde contemporain. C'est là que réside la force de ce film : la caméra ne se contente pas de survoler l'édifice incroyablement disparate, de le valoriser par des images vertigineuses, magnifiques. Elle va puiser profondément dans ses entrailles pour y dénicher ces hommes qui œuvrent le plus souvent dans l'anonymat, fiers d'apporter leur contribution, si infime soit-elle, à ce grand œuvre dont ils ne verront pas l'achèvement. Irrémédiablement la cathédrale semble les modeler autant qu'ils la modèlent. Qu'ils soient ouvrier, artiste, chercheur, chef de chantier, architecte… l'œuvre titanesque ramène chacun à sa condition d'humble rouage, de passeur, le force à se poser des questions essentielles, existentielles. Des questions dont on ne sort pas indemne, qui bousculent et bouleversent parfois une vie. Celles de la transmission, par exemple, du respect de l'état d'esprit initial auquel chacun essaie d'apporter sa touche personnelle sans trahir ses prédécesseurs et principalement Gaudi.
Toutes ces questions, et bien d'autres encore, Etsuro Sotoo les a tournées, retournées dans sa tête. Sont art ? Dialoguer avec les pierres, être à leur écoute : c'est ainsi qu'il définit la sculpture. Arrivé-là il y a plus de trente ans, suite à son long cheminement dans l'univers de Gaudi, il a fini par se fondre dans les convictions de l'architecte visionnaire, par abandonner le bouddhisme pour le christianisme. On croise également Jordi Bonet, l'architecte en chef, qui a pris la relève des six précédents, puis le sculpteur catalan Josep Maria Subirachs, agnostique, auteur de la très controversée façade de la passion et qui passera encore quelques années à défendre sa position. Tout comme Gaudi à ses débuts, un Gaudi qui finira sa vie bien misérablement.

Bref, c'est tout simplement jubilatoire et on ne sait plus si on doit espérer que l'œuvre s'achève enfin ou qu'elle continue à s'édifier à tout jamais…