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Utopia Toulouse Borderouge : un nouveau cinéma est né !
Utopia, le cinéma au mûrier… Holà ! Habitants de Borderouge, des Minimes, des Trois cocus, de Saint-Selve, de Montastruc, de la Croix Daurade, de Montauban, des Izards, de Saint Jean Lherm, de Granague et d’ailleurs… ! Approchez qu’on vous dise ! Voilà, nous sommes fins pr...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...



MANIFESTER EN FRANCE, C'EST RISQUER DE FINIR EN PRISON : soirée de soutien à Gaëtan lundi 8 juin à 20h30 à Toulouse, projection unique suivie d’un débat (achetez vos places dès le 30 mai).

PUNISHMENT PARK

Écrit et réalisé par Peter Watkins - USA 1971 1h28mn VOSTF - avec Mark Keats, Kent Foreman, Carmen Argenziano…

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PUNISHMENT PARK1970. Prétextant une aggravation du conflit au Nord Vietnam, le président des Etats Unis décrète l’état d’urgence et met en application une loi d’exception qui l’autorise, sans en référer au Congrès, à placer en détention « toute personne susceptible de porter atteinte à la sécurité intérieure ».
Dans une zone désertique du sud de la Californie, non loin de la tente où siège le tribunal chargé de juger les prévenus du groupe 638, les récents condamnés du groupe 637 découvrent le « Bear Mountain Punishment Park » et les règles du « jeu » auquel ils vont devoir se soumettre. Contre la promesse de leur libération, ils devront durant quatre jours traverser le désert à pied, sans eau ni nourriture, pour atteindre un drapeau américain sans être capturés par les forces spéciales armées et motorisées lancées à leur poursuite.
Tandis que les accusés du groupe 638, présumés coupables avant d’avoir été entendus, tentent vainement d’assurer leur défense, les membres du 637, épuisés, déshydratés et harcelés par leurs poursuivants, sont partagés entre trois types d’attitude : la violence, la résignation, et la volonté désespérée d’arriver au bout de la course… À l’énoncé de leur sentence, lorsque, plutôt qu’une peine de détention, ils choisissent Punishment Park, les « éléments subversifs » du groupe 638 ne savent pas ce qui les attend…

Plus de trente après, Punishment Park a toujours la même virulence, même lorsqu’on connaît mal le contexte de l’époque. Il resta à peine quatre jours à l’affiche avant d’être retiré suite à des critiques assassines et à la crainte des exploitants de voir des actes de violences se manifester lors des séance. Le film sortit en France en 1973, assorti d’une interdiction aux moins de dix-huit ans pour « incitation à la violence ». Ce film est pourtant aujourd’hui l’œuvre la plus connue de Peter Watkins, son premier (et unique) film américain qu’il tourna durant l’été 1970. Le cinéaste profita de la vague du Nouvel Hollywood qui ébranlait alors le modèle des studios, pour réaliser ce brûlot contre les mass médias et contre l’impérialisme et le fascisme latent du gouvernement.

PAS DE PRISON POUR GAËTAN ! Le droit à manifester est un droit non négociable. Mais ce qui se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques.

Un étudiant du Mirail, Gaëtan, a été condamné le 1er avril à 2 mois de prison ferme ! Pour quels motifs ? Avoir participé à une manifestation interdite le 8 novembre dernier, cela aurait pu être n’importe qui​. Mais aussi pour « violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique » (un agent de police). Or, ce fait là n’est absolument pas avéré : Gaëtan marchait simplement dans la rue après la manifestation quand il s’est fait interpeller. Alors qu’il avait écopé d’une peine de prison avec sursis en comparution immédiate, cette peine a été aggravée et s’est transformée en 6 mois de prison dont 4 avec sursis, soit 2 mois de ferme, et 1100 Euros d’amende lors du procès en appel. Quelles sont les conséquences d’une telle peine ? Pour Gaëtan : la prison est une expérience traumatisante : les conditions de détention sont extrêmement difficiles et les conditions d’études en détention sont extrêmement compliquées.

Cette condamnation n’arrive pas dans n’importe quel contexte. Depuis quelques temps, des manifestations sont une à une interdites à Toulouse, et les effectifs policiers encadrant celles qui restent sont disproportionnés. Par exemple le 7 mars pour la journée internationale de défense des droits des femmes, on pouvait compter bien plus de policiers que de manifestant­e­s. Même scénario pour la manifestation du 21 Mars contre tous les racismes et le fascisme, 600 policiers pour 30 manifestants. Ces attaques contre la liberté d’expression et les mouvements sociaux sont inacceptables.
Ce qui se renforce et se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays. Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste, est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du « terrorisme ».