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Le manifeste de la haine islamophobe (communiqué UJFP)
Un manifeste « contre le nouvel antisémitisme » écrit par Philippe Val a été signé par 300 personnalités. Vous avez dit antiracistes ? Qui sont ces éminents antiracistes qui nous viennent en aide ? Il y a Manuel Valls, qui expliquait en septembre 2013 que « les Roms ont vocation à retourner en R...

Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

TOUT LE MONDE DEBOUT

Écrit et réalisé par Franck DUBOSC - France 2018 1h47mn - avec Alexandra Lamy, Elsa Zylberstein, Franck Dubosc, Gérard Darmon...

Du 02/05/18 au 05/06/18 à Tournefeuille

TOUT LE MONDE DEBOUTOn part de loin. Hâbleur, menteur, hautain, égoïste, hypocrite, vaniteux, dragueur, misogyne, imbu de sa réussite sociale : Jocelyn est l'archétype du gugusse qu'on va instantanément détester – dont on pourrait même rêver d'effacer à coups de batte de base-ball l'inamovible sourire Colgate® et le bronzage toutes saisons. Jocelyn, c'est grosso-modo une compilation des rôles d'andouille monovalente qui ont fait le succès de Franck Dubosc acteur, assortie pour l'occasion d'une note bling-bling d'un parfait mauvais goût. On part de très loin. Tout l'enjeu étant de savoir comment, étouffée dans les tréfonds de ce repoussoir absolu, la petite étincelle d'humanité qui persiste à luire au cœur du plus abruti des abrutis va prendre de la vigueur et y allumer la flamme d'un improbable amour rédempteur. Autant dire qu'écrit, réalisé et interprété par le même Franck Dubosc, moins habitué des jolies comédies romantiques que des farces graveleuses, le projet a tout pour inquiéter. Et pourtant, contre toute attente, ça marche.

Parce que, s'il reprend scrupuleusement tous les codes, tous les attendus de la comédie romantique farfelue (on pense souvent aux réalisations de Pierre Richard), il le fait au premier degré, sans aucune espèce d'arrière-pensée rigolarde dont le cinéma français s'est fait la spécialité. Parce qu'il est réellement attaché à rendre justice à ses personnages, il parvient à les rendre attachants. Parce que la sincérité de son projet est indéniable : de vrais moments de malaise, des silences et des hésitations impromptues viennent régulièrement gripper les rouages d'une histoire à la mécanique trop bien huilée. Et surtout parce qu'il n'utilise le handicap ni comme une vignette ni comme un argument tire-larme : il parvient à tenir jusqu'au bout le bon regard, la bonne distance, déjouant, retournant les invraisemblances du scénario. Et de fait, alors que la comédie et Franck Dubosc lui-même ne dédaignent pas systématiquement les facilités grasseyantes, c'est sous l'impulsion d'Alexandra Lamy, lumineuse, qui porte toute la gravité du film, que la farce mute de façon inattendue.

Jocelyn, donc, fait du marketing, vend des chaussures de sport, collectionne les femmes et les voitures rouges, se prépare au marathon autant pour le plaisir que pour conjurer l'inexorable vieillissement de ses cellules de pétulant quinqua. Jocelyn n'a pas le temps d'avoir de cœur. Et par un improbable concours de circonstances comme seul ce dragueur impénitent peut les faire naître, pour s'attirer la compassion d'une plantureuse voisine, Jocelyn se retrouve à faire croire qu'il est cloué sur un fauteuil roulant. Et de fil en aiguille, une rencontre en entraînant une autre, notre Jocelyn tombant sous le charme d'une chouette fille – réellement paraplégique, elle – va s'enfermer dans un indémêlable mensonge…