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Le blog des profondeurs...
(de champ)

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

PHENOMENA

Dario ARGENTO - Italie 1985 1h45mn VOSTF - Avec Jennifer Connely, Donald Pleasance, Daria Nicolodi, Patrick Beauchau... Interdit aux moins de 12 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PHENOMENAAu milieu des années 80, les fans attendaient le retour de Dario Argento du côté des délires esthétiques de Suspiria et Inferno. Après le cynique et théorique Ténèbres, Phenomena enfonce le clou. Argento s’y révèle plus sombre et mélancolique que jamais. Phenomena est un magnifique conte de fée pour adultes, une œuvre désenchantée, incomprise à sa sortie mais qui gagne en densité au fil des années, au point d’apparaître aujourd’hui comme l’un des meilleurs films de son auteur.

Dario Argento a rarement été aussi loin dans la violence graphique et le sadisme infligé à ses actrices. Derrière la douceur visuelle véhiculée par le film et le visage gracieux et enfantin de la sublime Jennifer Connelly (de loin la meilleure actrice qu’il ait eu à diriger) se cache une œuvre tourmentée et agressive, abordant des thèmes douloureux comme le viol et la difformité.
La beauté plastique de ce film, moins généreuse en apparence que ces classiques des seventies, est indéniable. La photographie, éloignée de toute luxuriance psychédélique, offre des couleurs ternes, presque apaisantes, proche de la peinture impressionniste, contrastant avec le climat morbide véhiculé par une œuvre qui se fraye un passage pas si éloigné de Lewis Caroll. Ce n’est pas Alice qui poursuit un lapin mais Jennifer, somnambule, qui communique avec les insectes.

Dynamisé par une bande originale tonitruante (Bill Wyman, Goblin, Motorhead et Iron Maiden) et porté par un casting excitant (Patrick Beauchau, Donald Pleasance et… Jennifer of course), Phenomena est un splendide giallo onirique transcendé par une série de meurtres graphiques ayant gardé un pouvoir de fascination intacte. Tout est possible dans ce cauchemar éveillé : les animaux mènent l’enquête, une jeune fille marche en dormant et se confronte aux meurtres sanglants comme on découvre sa sexualité, les paysages suisses deviennent source d’angoisse et les femmes sont toujours ces êtres énigmatiques, à la fois victimes et bourreaux. Bref, nous sommes bien au cœur de l’univers trouble et envoûtant du maitre du cinéma de genre transalpin.