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Le blog des profondeurs...
(de champ)

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

LE DOSSIER MONA LINA

Écrit et réalisé par Eran RIKLIS - Israel / Allemagne 2018 1h33mn VOSTF - avec Golshifteh Farahani, Neta Riskin, Lior Ashkenazi... D’après la nouvelle Le lien de Shulamith Hareven.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE DOSSIER MONA LINADu réalisateur Eran Riklis, on retient avant tout Les Citronniers, très beau film dans lequel Hiam Abbas excellait particulièrement. Mais on garde également en tête La Fiancée syrienne ou encore Mon fils… Le point commun qui relie toutes ces œuvres est le soin particulier que le réalisateur prend à dépeindre ses héroïnes, à se placer depuis leur point de vue, leur univers intime. Il leur donne ainsi un espace essentiel qui lui permet de brosser de beaux portraits de femmes, dans toute leur ampleur et leurs contradictions. Le Dossier Mona Lina est une plongée toute féminine dans les secrets dessous des services secrets israéliens, un thriller qui se déroule presque à huis-clos.

Naomi (Neta Riskin) est un agent du Mossad qui, au tout début de l’histoire, n’aspire qu’à une chose : tourner la page sur ses années de bons et loyaux services. Rester pénarde dans son foyer, se permettre enfin une routine douillette qu’elle a depuis trop longtemps mise de côté. Regarder son ventre se tendre quand l’insémination artificielle dont elle rêve aura eu lieu (son mari, le père de l'enfant espéré, est mort en mission), devenir benoîtement une mère sans plus redouter d’être la cible d’un ennemi invisible. Mais ses supérieurs hiérarchiques voient la chose tout autrement… Une dernière petite mission pour la route ? Mais sera-ce vraiment la dernière ? De toutes façon, ils ne lui laissent guère le choix… Il y a des personnes et des organisations dans ce monde auxquelles on ne peut rien refuser. Voilà Naomi embarquée dans une affaire qu’on lui promet basique, rapide, sans embûche (on redoute d’emblée le piège). Il lui faut juste passer quelques jours en lieu sûr en Allemagne à jouer la dame de compagnie d’une Libanaise exfiltrée, soupçonnée d’avoir trahi le Hezbollah, avant qu’on ne relâche la transfuge dans la nature sous une nouvelle identité, méconnaissable (merci à la chirurgie esthétique !). Rien que du banal, presque des vacances ! Ses collègues sont tellement certains de leur fait que Naomi n’a droit qu’à de vagues consignes, sans la moindre arme pour se protéger.
Lorsqu’elle arrive dans ladite planque, à Hambourg, elle y découvre une femme aux abois, désabusée, déprimée, aussi peu rassurée qu’une brebis qui aurait confié sa vie au grand méchant loup. Malgré ses bandages, elle est belle Mona (Golshifteh Farahani, alors forcément !), même si elle ne se reconnait pas dans les traits lisses de son nouveau visage. Une relation bancale se tisse progressivement entre la protégée et sa protectrice qui reste malgré tout une forme de geôlière. Chacune à la fois attirée mais défiante de l’autre, chacune habituée depuis trop longtemps à mener double jeu. Mais elles n’ont personne d’autre à qui se confier, sur qui se reposer, personne auprès de qui elles peuvent glaner les informations qui manquent pour comprendre à quelle sauce on essaie de les croquer. Car on se doute que les enjeux véritables dépassent leurs petites personnes, se situant bien au-delà de leur portée, dans des strates qu’elles n’imaginent pas. Les dés sont forcément pipés et elles n’en maîtrisent pas les retombées. La tension monte, les deux femmes ne sont que des pantins dérisoires entre les mains de ceux qui tirent les ficelles. L’ambiance se fait toujours plus inquiétante. On reste, comme elles, l’oreille aux aguets, à l’affût de la moindre anomalie.

Chaque jour à la même heure, Naomi descend faire les courses, laissant Mona seule dans l’appartement. Chaque jour le vendeur du kiosque à journaux semble l’observer d'un drôle d’air. On ne sait si ceux qu’on croise sont de simples passants, des agents amis, ou de potentiels ennemis… Et pire que tout, on ne parvient pas à deviner si les instants de complicité entre les deux femmes sont feints ou bien réels, si l’une ne deviendra pas rapidement la proie de l’autre…