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Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...



CYCLE HÉROÏNES OUBLIÉES : ASTRID LINDGREN. Lundi 20 mai à 20h, La séance sera suivie d’une discussion sur la romancière Astrid Lindgren animée par les libraires Françoise Guiseppin (Librairie Ombres Blanches) et Chloë Bénéteau (Librairie Floury Frères).

ASTRID

Pernille FISCHER CHRISTENSEN - Suède / Danemark 2018 2h03mn VOSTF - avec Alba August, Maria Bonnevie, Trine Dyrholm, Magnus Krepper, Henrik Rafaelsen... Scénario de Pernille Fischer Christensen et Kim Fupz Aakeson.

Du 08/05/19 au 04/06/19 à Tournefeuille

ASTRIDSi les psychologues de 2019 avaient croisé le chemin de la jeune Astrid, ils auraient sans doute conseillé à ses parents, alors débordés par sa fougue et sa vivacité d'esprit, de lui faire passer un test pour mesurer le degré de sa précocité. Car cette Mademoiselle Ericsson, blonde comme les blés, pétillante et lumineuse comme un ciel étoilé, a bien des traits communs avec ce que l'on appelle aujourd'hui les HPI (Haut Potentiel Intellectuel) : une grande maturité d'esprit, un cerveau qui va vite, milles et une idées tambourinant à la porte de son imagination.

Mais nous sommes en Suède, à la fin des années 1920, et dans le village où Astrid (Alba August, lumineuse) vit avec ses parents, ses deux sœurs et son frère aîné, elle passe plutôt pour une jeune fille excentrique, impulsive et très (trop) singulière. Malgré un environnement plutôt austère, fortement imprégné par la religion et des traditions paternalistes – mais c'est bien sa mère qui incarne l'autorité et la rigueur –, elle a pourtant réussit à trouver sa place au sein d'une famille unie et aimante. Et quand le rédacteur en chef du journal local est en quête d'une nouvelle stagiaire, son père a l'intelligence d'accepter qu'elle tente sa chance. Sans doute a-t-il déjà compris que sa fille est promise à un destin plus grand que les champs de patates qui jouxtent la ferme familiale et qu'il faut de la matière pour nourrir cette âme insatiable afin qu'elle puisse librement déployer ses ailes.

Et c'est ce que va faire Astrid, avec fougue et détermination, avec l'audace de sa jeunesse. Lorsqu'elle se sépare de ses tresses de fillette pour une coupe plus courte et plus libre, c'est autant pour répondre à l'appel de la modernité qui se joue en Europe au rythme des années folles que pour affirmer fièrement sa féminité naissante. Mais la société n'avance pas aussi rapidement qu'elle. Devenue mère sans être mariée, elle devra s'exiler à Stockholm pour accoucher, puis connaîtra le déchirement de la séparation quand elle sera contrainte de confier son nouveau-né à une nourrice. Traumatisme initiatique qui infusera et nourrira son œuvre à venir.

Elle s'affranchira finalement de tous les carcans dans lesquels on voudra l'enfermer et refusera le mariage d'usage auquel elle aurait dû docilement se plier. Comme l'enfant précoce qu'elle était, Astrid se rêvera libre et indépendante, fuyant tout ce ce qui pourrait l'asphyxier ou réduire son champs des possibles.
Ce sera finalement grâce à l'écriture, un pied enraciné à tout jamais dans le monde de l'enfance, qu'Astrid Lindgren connaîtra le bonheur et la célébrité puisqu'elle est considérée comme l'une des plus talentueuses auteures de littérature jeunesse en Suède et dans les pays nordiques. Le film est d'ailleurs parcouru par les mots et les dessins des enfants qui lui envoient des lettres d'admiration et de remerciements à chacun de ses anniversaires. Mais le film s'arrête là où la littérature va commencer et pour connaître le monde imaginaire d'Astrid, il faudra lire les aventures de Fifi Brindacier

Tout au long de la diffusion du film une sélection de livres vous sera proposée à la caisse. Vous pourrez (re)découvrir la biographie récemment parue aux Editions Gaïa, Astrid Lindgren, une Fifi Brindacier dans le siècle écrite par le biographe danois Jens Andersen ainsi que ses romans et albums jeunesse traduits en français.