LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS APPELER

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Première séance à 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...

Atelier d'écriture YAKSA 6 : Daria
Je m’appelle Greg Camazot, j’ai 34 ans ; je suis arrivé à Londres, il y a deux ans. Je travaillais à cette époque pour la Food and Drug Administration pour développer des recherches en alimentation alternative d’origine animale à base d’insectes.Les semaines qui avaient suivi le départ de Daria...

Atelier d'écriture YAKSA 5 : à partir de tableaux de Magritte
Test du parapluie. Comment savoir si un parapluie est vraiment étanche ?C’est très simple.Prenez un verre d’eau. Oui un simple verre d’eau transparent. Un verre que vous pouvez trouver partout. Un verre sans identification spécifique.Remplissez-le au 9/10 - c’est très important- d’eau du robine...

Atelier d'écriture YAKSA 4 : la parole
Parole que l’on dit sans y penser.Parole qui échappe, le mot de trop où la parole exprimée sans retenue se transforme en parole dérangeante et devient celle qu’on n’aurait pas dû dire.Parole qui peut être mise en musique ou en poème.Parole divine, posée sur une musique sacrée.Parol...



Jeudi 16 mai à 20h30, séance unique de ce grand classique du film de guerre en version restaurée, précédée d’un apéritif russe à partir de 19h30, proposé par l’amicale laïque de Tournefeuille (club de langue russe). Tarif unique 7 euros, achetez vos places dès le 30 avril.

REQUIEM POUR UN MASSACRE

(Idi I Smotri) Elem KLIMOV - URSS 1985 2h17mn VOSTF - avec Alexeï Kravtchenko, Olga Mironova, Liubomiras Laucevicius, Vladas Bagdonas, Victor Lorenz...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

REQUIEM POUR UN MASSACREBiélorussie, seconde guerre mondiale. Après avoir trouvé un vieux fusil, Florya, un jeune garçon, décide de s’engager aux côtés des partisans pour combattre l’oppresseur nazi. Il ne se doute pas que le chemin qu’il emprunte le fera passer, de plus en plus brutalement, de la félicité de l’enfance à l’horreur du monde adulte.

Requiem pour un massacre fait partie de ces quelques rares œuvres dont on se demande encore, abasourdis, comment elles ont pu passer sous les radars de la reconnaissance cinéphilique. Comble de l’ironie : au lieu d’être loué à sa juste valeur, ce film hors-norme agonisa plutôt sous l’infamante étiquette de « Nazisploitation » accolée par quelques éditeurs vidéo peu regardants. Chef-d’œuvre instantané, éblouissant de maîtrise narrative et technique, on le nommerait pourtant, en accord avec J.G. Ballard, comme le « plus grand film de guerre » jamais réalisé que ça ne nous choquerait pas. Présenté à Cannes l’année de sa sortie, la critique goûta peu sa brutalité sans fard, son traitement épique voire élégiaque des horreurs infinies du second conflit mondial. C’est qu’il est malaisé d’être pris à témoin de ce dont l’homme, dans des circonstances historiques précises, est capable de faire ou d’endurer. C’est pourtant dans son titre original, « Viens et vois », tiré du Livre de l’Apocalypse, que réside la clé de ce véritable « voyage au bout de l’enfer », où protagoniste et spectateur fusionnent pour une plongée viscérale et mentale de plus en plus hallucinatoire, une odyssée de boue et de sang ponctuée de tirs d’obus et de massacres collectifs traçant les étapes constitutives d’un récit d’initiation implacablement soumis au pire.

Elem Klimov, qui travailla sur ce projet durant près de dix ans et ne tournera plus rien ensuite, dirigea son jeune acteur (devenu depuis une des stars du cinéma d’action russe) sous hypnose afin de le préserver psychologiquement des horreurs qu’il lui faisait tourner. Il n’en va pas de même pour le spectateur, qui sort de la projection les sens altérés par la déflagration de ce film-monstre, dont la vision laisse des marques indélébiles. Imaginez la rencontre entre la puissance de feu d’Apocalypse Now et la métaphysique de L’Enfance d’Ivan de Tarkovsky et vous n’aurez qu’une mince idée de ce que ce film unique vous réserve.

www.lunenoire.org