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Le blog des profondeurs...
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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



Un week-end à Utopia avec Gérard Mordillat les 15 et 16 novembre, à Tournefeuille et Borderouge. À l'initiative de la Librairie la Renaissance, Gérard Mordillat est invité dans les Utopia toulousains à l'occasion de la sortie simultanée sur Arte de la série documentaire Travail, Salaire, Profit et du livre qui l'accompagne, également co-signé avec Christian Rothé : Les lois du capital (éd.Seuil). Projections suivies de discussions, signatures… Vendredi 15 novembre à 20h à Borderouge, et samedi 16 novembre à 16h à Tournefeuille (achetez vos places à partir du 30 octobre).

LA VOIX DE SON MAÎTRE

Gérard MORDILLAT et Nicolas PHILIBERT - documentaire France 1978 1h35mn - avec 12 patrons... COPIE RESTAURÉE.

Du 16/11/19 au 16/11/19 à Tournefeuille

LA VOIX DE SON MAÎTRE1978. Il y a 40 ans. Au regard des mutations technologiques, économiques, sociales, une éternité. Les Trente Glorieuses sont terminées, mais personne ne le sait. La France est plus industrielle que tertiaire, le textile et les mines tournent à plein régime et le chômage de masse est inconcevable. Les délocalisations, la précarisation, la désyndicalisation sont des mots absents du dictionnaire. Nicolas Philibert et Gérard Mordillat interviewent les pédégés de Paribas, L’Oréal, Boussac, Thomson, IBM… Et ils en tirent un documentaire narquois. Un pédégé explique à propos des multinationales que leur « puissance réelle est toujours, et sera toujours, limitée par la souveraineté des États […] aussi petits soient-ils ». Un autre regrette que les syndicats veuillent « renverser le système », et tous dissertent longuement sur une notion aujourd’hui reléguée aux oubliettes : l’autogestion. On se pince même en entendant Bernard Darty, grave dirigeant à moustaches, décrire l’arrivée d’un syndicat comme un « traumatisme tel qu’il modifie les schémas du chef d’entreprise. Psychologiquement, il ne peut le supporter ». Lui croyait sincèrement que tout le monde était heureux dans son entreprise !
« Notre projet interpellait le savoir du spectateur. Or pour tout gouvernement, pousser les citoyens à réfléchir représente toujours un danger. La charge provocatrice de La Voix de son maître n’est pas à chercher ailleurs… » Mais interrogeons-nous : et si aujourd’hui on tendait le micro aux douze plus gros pédégés français, qu’entendrait-on ? Pas de la condescendance, non. Probablement peu d’hypocrisie aussi. Mais sûrement le mot « profit », qui est étrangement absent dans La Voix de son maître.

(G. Mordillat)