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Le blog des profondeurs...
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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



Dimanche 15 décembre à 15h à Tournefeuille, séance unique précédée d'une petite prestation musicale des élèves d’accordéon de l'École d’Enseignements Artistiques de Tournefeuille et accompagnés par le duo Jean Luc Amestoy et Claude Delrieux sur le thème du film. Places disponibles dans vos cinémas préférés dès le 30 novembre aux tarifs habituels.

MON ONCLE

Jacques TATI - France 1958 1h53mn - avec Jacques Tati, Jean-Pierre Zola, Adrienne Servantie, Alain Bécourt... Scénario de Jacques Tati, avec la collaboration de Jacques Lagrange. Oscar 1958 du Meilleur Film Étranger. Pour les enfants à partir de 5 ans. COPIE NEUVE RESTAURÉE, À (RE)DÉCOUVRIR, SEUL OU EN FAMILLE, À PIED, À CHEVAL, EN VOITURE… DE 5 À 105 ANS !.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MON ONCLEDécidément, le génial Jacques Tati ne finira jamais de nous émerveiller et de nous surprendre. Après la somptueuse réédition de Jour de Fête qui, pour notre plus grand bonheur, vous a fait courir cet été, c'est au tour de Mon oncle de revenir, tout restauré, tout nettoyé, tout de frais numérisé, sur nos écrans. Satire mordante, invention délirante et poésie tendre, Mon Oncle a la perfection burlesque des Vacances de M. Hulot et porte en germe l'aboutissement que sera Playtime (c'est le sommet de l'art de Tati). On ne peut que vous redire, pareil : retrouvailles, découverte, partage, donc, c'est selon. Mais à l'arrivée, immanquablement, pour tous, un pur instant de bonheur. Parents, faites partager à vos enfants ce bonheur-là. Enfants, rouvrez les yeux de vos parents sur ce trésor-là. Tati devrait être remboursé par la Sécurité Sociale.

Monsieur Hulot est rentré de vacances, il retrouve son petit appartement sous les toits, dans son petit quartier populaire de Saint-Maur : séquence magnifique, qui revient en leitmotiv, du dégingandé Hulot regagnant son « home-sweet home » à travers le dédale des couloirs et des escaliers, avec cette musique guillerette qui vous trottera dans la tête pendant des semaines…
Il retrouve aussi son neveu préféré, un môme épatant qui aurait toutes les chances de faire un futur adulte fort convenable s'il n'était accablé d'une paire de parents apocalyptiques : lui gros et gras industriel m'as-tu-vu, engoncé dans des costumes aussi étriqués que son esprit ; elle grosse dondon d'intérieur qui se pâme devant les gadgets inutiles de sa maison « design »… Il faudra bien toute la fantaisie, toute la poésie subversives de son oncle pour épargner à l'innocent le châtiment suprême de ressembler à ses géniteurs !

« Il n’y a pas de message dans mon film. Cependant, je peux dire que je suis frappé par l’indifférence du monde moderne. Que signifient la réussite, le confort, le progrès si personne ne connaît plus personne, si l’on enlève les immeubles faits à la main pour les remplacer par du béton, si l’on déjeune dans des vitrines au lieu de se retrouver dans des petits restaurants où l’on a envie de parler, si l’épicerie ressemble à la pharmacie, si l’on change le modèle de sa voiture pour le plaisir d’avoir des feux rouges différents et de nouvelles poignées ? » Jacques Tati, Le Monde, 24 Avril 1958