LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS APPELER

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Première séance à 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



CINÉ DANSE Jeudi 8 octobre à 20h30 à Tournefeuille, séance unique accompagnée par la Compagnie L’hélice et présentée par la chorégraphe Myriam Naisy. Performance en interaction avec le public, suivie d’une scène de danse par le duo Nicolas Maye et Audrey Hector. Places disponibles dès le 19 septembre sur billetweb.fr et dans vos cinémas préférés, tarif unique : 7 euros.

CUNNINGHAM

Alla KOVGAN - documentaire Allemagne/France/USA 2018 1h33mn VOSTF -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

CUNNINGHAMCunningham retrace l’évolution artistique du chorégraphe américain Merce Cunningham, de ses premières années comme danseur dans le New-York d’après-guerre, jusqu’à son émergence en tant que créateur visionnaire. Tourné en 3D (mais présenté en 2D chez nous, of course !) avec les derniers danseurs de la compagnie, le film reprend 14 des principaux ballets d’une carrière riche de 180 créations, sur une période de 70 ans. Cunningham est un hommage puissant, à travers des archives inédites, à celui qui a révolutionné la danse, ainsi qu’à ses nombreux collaborateurs, en particulier le plasticien Robert Rauschenberg et le musicien John Cage.
Le film est construit de manière assez singulière et non linéaire, savant montage de documents d’époque visuels et sonores et de pièces chorégraphiques interprétées par des danseurs contemporains dans différents lieux spectaculaires. Il montre toute la richesse de l’œuvre de cet artiste visionnaire qui appréhendait la danse non pas comme l’illustration d’un univers, de concepts ou d’histoires, mais comme un moyen d’expression où seule la liberté d’interprétation propre à chacun (chorégraphe, danseur, spectateur) fait sens.

« Naturellement, certains trouveront toujours à chipoter la marchandise : le parti pris chronologique du récit, en contradiction avec le principe du compositeur John Cage - compagnon et collaborateur du chorégraphe - de situer une création non par rapport à un progrès linéaire mais à un espace ouvert ; la joliesse de cartes postales stéréoscopiques ; la sensation qui résulte des prises de vue plongeantes ou des travellings-avant et arrière d’appréhender un monde de poupées ou de soldats de plomb ; la période considérée, limitée à trois décennies, de 1942 à 1972 soit entre la naissance de la troupe, la formation du couple artistique Cage-Cunningham et la retraite des interprètes historiques à la fin des sixties ; ou encore la frustration d’être privé de chorégraphies majeures, produites avec la troupe renouvelée des années 70 où brillait notamment le danseur Robert Swinston. Pourtant, la réussite de Cunningham est totale, par son originalité, son audace, son intelligence.
Parmi les trésors dénichés par la réalisatrice, un court métrage, Music Walk with Dancers (1960) qui contient le duo Suite for Two, est intelligemment utilisé dans le film. Tantôt, il est cité pour sa valeur historique : une véritable « performance » au sens actuel du terme, c’est-à-dire à un « happening » ou « event » du mouvement artistique des années 60 Fluxus, sous influence Dada. Tantôt, Suite for Two est utilisé pour la qualité de la composition pianistique de John Cage, fondue-mixée à l’œuvre telle que reprise par les jeunes danseurs du film. Deux pièces se détachent aussi du lot. D’une part, RainForest (1968), récemment remontée avec brio par le Ballet de Lorraine, avec les fameux oreillers gonflés à l’hélium inspirés à Andy Warhol par Salvador Dali, efficacement captée par des caméras au ras du sol, éclairée en clair-obscur avec de forts contrastes. De l’autre, Summerspace (1958), scénographiée par Robert Rauschenberg dans l’esthétique pointilliste d’un Paul Signac, avec un effet de camouflage entre le cyclo et les interprètes vêtus d’académiques mouchetées évoquant de faunesques pelages. »
(merci à Mouvement.net)