TOULOUSE Borderouge et TOURNEFEUILLE

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Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

L'œil et la Plume : retour critique de LITTLE PALESTINE / D.E.F.I. prod
Basée au Mirail, l’équipe de D.E.F.I PRODUCTION s’est donner pour nouvelle mission d’accompagner des groupes de jeunes à la découverte d’autres cinémas, d’autres films, dans d’autres salles… Plus ou moins régulièrement nous aurons des retours, écrits, filmés, radios, de ces découvertes.... Lire ...

LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !
« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l’usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d’offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à pr...

LE SOMMET DES DIEUX

Patrick IMBERT - film d'animation France 2020 1h30mn - Scénario de Magali Pouzol, Patrick Imbert et Jean-Charles Ostorero, d’après le roman graphique de Jiro Taniguchi et Baku Yumemakura. Pour les enfants à partir de 12 ans. Splendide film d’animation plutôt pour adultes mais visible en famille.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE SOMMET DES DIEUXLa morale de l’histoire nous brûle les lèvres, tant il serait tentant de la dévoiler. Mais… ce serait fort égoïste de déflorer la belle réflexion universelle qui transcende le contexte de l’alpinisme, la soif d’exploits. Ce film à sensations, prenant, nous conduit tant sur les cimes des montagnes que dans les profondeurs de l’âme de l’humanité, d’une certaine humanité du moins, constituée de têtes brûlées prêtes à tout sacrifier pour atteindre d’inaccessibles pinacles. Quel autre animal que l’homme choisirait de se mettre en péril sciemment, sans y être acculé, juste pour monter plus haut que ses congénères ? Peut-être est-ce la clef de l’étrange fascination qu’exercent sur nous ces êtres prêts à tout risquer, à troquer le confort, la chaleur d’un entourage contre la froide solitude d’une paroi imprenable et glaciale où la mort les attend au tournant. N’y a-t-il pas dans ces actes d’abnégation plus que la simple poursuite de l’excellence ? Un besoin plus impérieux, un déterminisme mystérieux ? Il y a une forme de grandeur magnifique dans ces actes insensés, qui ne sont inféodés à aucune réelle utilité sociale, lucrative… Des actes « gratuits » ou presque tant leur bénéfice n’est jamais à la hauteur des sacrifices consentis ou, plutôt, choisis.

Notre affaire aux contours vertigineux débute dans les années 1990 à Katmandou, dans un de ces bars (sur)peuplés d’expatriés hâbleurs venus se délasser après une journée de labeur en solitaire. Fukamachi, reporter photographe pour un grand journal nippon, s’y fait aborder par un drôle de type qui cherche à lui vendre l’affaire du siècle : l’appareil photo de George Mallory et Andrew Irvine, alpinistes disparus 70 ans plus tôt en essayant de conquérir l’Everest. Une pièce à conviction majeure, qui pourrait résoudre l’énigme restée en suspens : les deux comparses réussirent-ils leur ascension, furent-ils les premiers à fouler le sommet tant convoité ? Celui qui en apporterait des preuves pourrait réécrire un pan de l’histoire de l’alpinisme moderne. Le genre de scoop capable de propulser une carrière. Évidemment la proposition semble trop belle, le type qui la fait a l’air trop filou pour être honnête et Fukamachi ne fonce pas dans un tel panneau. Mais quelques instants plus tard, une étrange rencontre avortée va bouleverser le cours de sa routine… Dans une ruelle sombre, il pense reconnaitre Habu Jôji, un brillant grimpeur rendu célèbre plus par les mystérieuses circonstances de sa disparition que par ses exploits. Quand notre journaliste le hèle, l’homme s’efface dans la nuit. Voilà de quoi piquer la curiosité de Fukamachi. Est-ce bien Habu Jôji qu’il a aperçu ? Et qui était réellement ce dernier ? Pourquoi celui qui avait un avenir si prometteur s’est-il littéralement volatilisé ? Fukumachi n’aura de cesse de comprendre son parcours, ses motivations. Il va s’engouffrer dans une enquête qui va le hanter de façon obsessionnelle, le pousser jusqu’à des actes extrêmes auxquels il était peu préparé…

Le dessin ultra-réaliste, de pure beauté, nous transporte sur les crêtes immaculées, hors de portée du commun des mortels, dans les pas de ceux qui accomplissent prouesse sur prouesse, parfois dans la quasi indifférence générale. Avec eux l’on va frémir, vibrer. L’animation va là où une équipe de tournage aurait toutes les peines du monde à aller, rend vivante l’ambiance d’une époque, sa reconstitution, donne lieu à une mise en tension palpitante.

Lundi 20 septembre à 20h30 à Tournefeuille, avant-première suivie d’une rencontre avec Claude Labatut, alpiniste ariégeois expérimenté en haute altitude, Bruno Serraz, du Club Alpin Francais de Toulouse, et animée par la cinéaste Inès Compan. En partenariat avec Tournefeuille Altitude Grimpe (TAG), association sportive pratiquant Escalade et Montagne.Places disponibles au tarifs habituels du cinéma dès le 1er septembre. Au cinéma et sur billetweb.fr


Un autre film d’animation magnifique est également au programme de cette gazette, La Traversée, visible lui aussi par les adultes et les enfants à partir de 12/13 ans.