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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

NOS PLUS BELLES ANNÉES

(GLI ANNI PIÙ BELLI) Gabriele Muccino - Italie 2020 2h17mn VOSTF - avec Pierfrancesco Favino, Micaela Ramazzotti, Kim Rossi Stuart...

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NOS PLUS BELLES ANNÉESGabriele Muccino est un homme de défi et d’ambition, il se lance avec Nos plus belles années dans une aventure cinématographique de grande ampleur : raconter, à travers la vie de quatre amis, l’histoire de l’Italie des années 80 à aujourd’hui. Une fresque, le portrait d’une génération, un album de famille.
Nos plus belles années retrace le parcours de quatre adolescents, qui vivent ensemble des moments importants, se perdent de vue, se retrouvent, s’aiment, se disputent et vieillissent jusqu’à devenir les « quinquas » de notre époque. Partageant des événements, à la fois personnels et historiques, les quatre protagonistes prennent alors des allures de symboles. Ils sont les « représentants du peuple italien » selon Muccino, dans leur grandeur et leur faiblesse, leurs réussites et leurs déboires mais toujours avec fougue et intensité.
« Il y a énormément de moi dans chacun d’entre eux (les personnages). Il y a un peu de moi aussi dans les personnages moins positifs du film. Je suis partout, je les ai tous connus. » développe le réalisateur.
Giulio, parti de rien, devient un riche avocat, contraint de marier la fille de son « patron », il se perd dans une vie qui n’est pas la sienne. Paolo, rêveur, ornithologue à ses heures, devient professeur vacataire et s’occupe de sa mère malade, il lutte pour garder son intégrité. Riccardo, élevé par une famille hippie, devient un journaliste endetté, abandonné par sa famille et avec pour tout bagage sa vieille voiture, il garde son enthousiasme malgré ses échecs. Et Gemma, orpheline, rebelle, désespérée, devient une anti-héroïne qui se heurte aux obstacles de la vie et se raccroche au moindre regard ou sourire porté sur elle pour retrouver un peu de vitalité.

Giulio, Paolo, Riccardo et Gemma font référence aux quatre personnages de Nous nous sommes tant aimés ! de Ettore Scola en 1974. Même structure narrative, mêmes regard caméra et voix off en soutien, car le film de Muccino commence lorsque celui de Scola se termine. Il s’autorise cependant quelques remaniements pour mieux cadrer avec notre époque, surtout pour les personnages de Paolo et Riccardo, celui de Giulio restant quasi identique à celui de Giani du film de Scola (inoubliable Vittorio Gassman !).
« C’est une génération qui vit dans l’ombre de celle décrite dans Nous nous sommes tant aimés !. Celle que nous avons vécu n’a rien à voir avec celle qui a grandi dans l’après guerre, qui a fait des révolutions, vécu de grands idéaux et le boom économique, nous avons été écrasé par cette génération. Le film de Scola a été très formateur, il a été le point de départ, mais ensuite j’ai pris des chemins très différents par rapport à l’original et je crois l’avoir fait de manière très honnête. »

Pour le réalisateur, courageux ou faibles, ses anti-héros d’aujourd’hui se caractérisent par une énergie sans faille, ils dansent, pleurent, se fâchent dans une sorte de violence sourde, toujours prêts à imploser mais aussi à lever leurs verres « aux choses qui font du bien ». il se démarque par une grande mobilité de la caméra, rapidité du montage et direction d’acteurs au bord de la crise de nerf, il y a de la frénésie, de l’énergie, et du sentiment. Du mélodrame familial ou amical toujours appuyé par une chanson qui se transforme en tube de l’année. La note positive est portée par la jeunesse, la nouvelle génération, et le fils de Muccino, acteur dans le film, traverse le pont Sant’Angelo au bras d’une jeune fille, de dos, clin d’œil à Charlie Chaplin, et fin du film. La boucle est bouclée.

(D’après italieaparis.net)