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Le blog des profondeurs...
(de champ)

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

Séance très spéciale lundi 11 janvier à Tournefeuille à 20h20 : Les Baladins d'Icarie interprèteront avant le film des textes et musiques extraits de leur spectacle Je me révolte, donc je suis ! Le film sera suivi d'un débat sur les luttes en cours avec les membres des syndicats Solidaires 31 (pré-vente des places à partir du 4 janvier).

WALTER, retour en résistance

Gilles PERRET - documentaire France 2009 1h24mn - avec Walter Bassan, Constant Paisant, John Berger, Stéphane Hessel...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

WALTER, retour en résistancePeuple de gauche, réjouis-toi ! Plus besoin de primaires ! On a trouvé le candidat idéal… Il a certes 82 ans, mais trêve de jeunisme, surtout si c’est Manuel Valls qui l’incarne… Notre candidat s’appelle Walter Bassan, c’est un ancien résistant communiste qui vit paisiblement dans une petite vallée savoyarde, et qui accomplit depuis toujours auprès des jeunes générations son travail de transmission de la mémoire en accompagnant régulièrement des lycéens à Dachau où il fut déporté.
Il se trouve que le voisin de Walter s’appelle Gilles Perret, cinéaste de son état (il nous avait beaucoup fait rire et réfléchir avec Ma Mondialisation, portrait édifiant d’un petit chef d’entreprise de la vallée de l’Arve, qui délocalisait en toute bonne conscience). Et Gilles depuis son enfance est fan de Walter et il a toujours voulu lui consacrer un film.

Cela aurait pu être un énième portrait tendre et touchant d’un vieux résistant qui n’a rien perdu de ses convictions… Mais (mal)heureusement Sarkozy s’en est mêlé en récupérant les grands symboles de la Résistance pour sa communication, imposant dans les écoles la lecture de la lettre du jeune communiste Guy Moquet, qui doit toujours s’en retourner dans sa tombe, faisant du Plateau savoyard des Glières, haut lieu de la Résistance, sa Roche de Solutré. Et là, la moutarde est quelque peu montée au nez de Walter et de quelques uns de ses glorieux camarades : Stéphane Hessel, ancien ambassadeur de De Gaulle, co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Raymond Aubrac qu’on ne présente plus, ou le romancier anglais savoyard d’adoption John Berger. Colère et indignation, cette même indignation qui poussa Walter à risquer sa vie en combattant le nazisme alors qu’il avait à peine 17 ans. Et tous se sont dit qu’il était urgent de répondre dignement à Sarkozy et à ses alliés locaux (entre autres l’inénarrable Bernard Accoyer, shérif alpin mais aussi président de l’Assemblée Nationale) en organisant entre autres un rassemblement citoyen sur le Plateau des Glières, où près de 4000 personnes réaffirmèrent leur attachement au Programme du Conseil National de la Résistance.
Ce programme, cosigné par toutes les composantes de la Résistance, des gaullistes au communistes, préconisait entre autres la nationalisation de tous les secteurs vitaux de la nation (énergie, transports, poste etc…), instaurait la sécurité sociale et la retraite par répartition et exigeait que les grands médias échappent au contrôle des puissances de l’argent. Un programme que sabotent consciencieusement Sarkozy et son gouvernement tout en se prévalant de son aura, profitant de l’inculture historique des journalistes et de la classe politique, un programme qui pourrait servir de base à un vrai rassemblement des gauches antilibérales.

Walter, retour en résistance est donc le portrait bouleversant d’un homme droit, réservé et digne comme on en voit si peu, un film qui regorge aussi de moments drôles (on vous laisse découvrir la séquence où Sarkozy se couvre de ridicule en pleine cérémonie d’hommage aux morts de la Résistance, ou encore celle où Accoyer dévoile sa face de roquet hargneux contre le réalisateur) et de moments infiniment touchants comme celui où Stéphane Hessel rencontre une fillette kosovar (vous savez, de celles que le félon Eric Besson aime bien faire mettre en centre de rétention). En cela Walter, retour en résistance sonne non seulement comme un remarquable travail de mémoire mais aussi, c’est Raymond Aubrac qui le rappelle justement, comme « un élan d’optimisme » pour des jeunes générations dont les envies de résistance ne demandent qu’à être réveillées.
Déjà en 2004, une dizaine d’anciens résistants (dont Aubrac et Hessel) avaient lancé un appel aux jeunes générations « pour résister et créer » et ce dans la totale indifférence des médias et du grand public. Nous espérons, et nous ferons tout ce qu’il faut pour, que ce film contribuera à sonner le réveil citoyen.

LES BALADINS D'ICARIE
Roger BORLANT (récitatif), Elrik FABRE-MAIGNÉ (récitatif) et Vincent POUCHET (violoncelle) interprèteront avant la séance de Walter du 11 janvier :
« Je dis détruire » (Victor Hugo) + Variation sur une corde (Nicolas Paganini)
« Devant le tribunal militaire » (Louise Michel) + Le temps des cerises
« De la personne humaine » (Jules Géraud Saliège) + suite pour violoncelle (Gaspar Cassado)
« Que serait un être humain sans cette petite lumière, sans cette saine fureur qui lui fait redresser la tête, dire  Non ! même au péril de sa vie ? Dans un occident gavé de fausses certitudes, gagné par l'essoufflement des idéologies et les détournements médiatiques, certains discours, dont la qualité littéraire et humaniste a traversé les siècles prennent une connotation nouvelle à la lumière de l'actualité… »

Vous pouvez retrouver les BALADINS D'ICARIE du 13 au 16 janvier à 21h30
JE ME RÉVOLTE DONC JE SUIS
(discours pour silences à venir)
CAVE POÉSIE DE TOULOUSE - 71 rue du Taur - Métro Capitole • 05 61 23 62 00