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OLD BOY

Park Chan-wook - Corée du Sud 2004 1h59mn VOSTF - avec Choi Min-sik, Yoo Ji-tae, Kang Hye-jeong... Scénario de Hwang Jo-yoon, Im Joon-hyung et Park Chan-wook , très librement adapté du manga « Old boy », de Tsuchiya Garon et Minegishi Nobuaki. GRAND PRIX DU JURY, CANNES 2004.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

OLD BOYNouvelle perle noire d’un cinéma coréen en plein boum, « Old boy » ne sort pas de nulle part et ne va surprendre que nos spectateurs distraits ou jusque là réfractaires aux charmes secouants de ce cinéma extrême oriental qui est pour nous un des plus passionnants de la planète. C’est le deuxième volet d’un triptyque sur la vengeance, initié par Park Chan-wook avec « Sympathy for Mr vengeance », que nous avons programmé l’an dernier. L’univers est le même : sombre, torturé, baroque, sans concession. Le scénario et la mise en scène sont toujours aussi inventifs, pour ne pas dire imprévisibles, mais le réalisateur a gagné en maturité et le résultat est beaucoup plus maîtrisé. Bref le film ne va pas faire l’unanimité mais nous, on aime !

Nous sommes en 1988, Oh Dae-soo est un jeune homme sans histoire, marié et père d’une petite fille. Un soir de cuite, il se fait enlever dans la rue. Il est alors séquestré dans une chambre avec vue sur les murs et pour seul lien avec l’extérieur une télé. C’est par le petit écran qu’il apprend le meurtre de sa femme, dont il est le principal suspect. Désespéré, il découvre en plus qu’il ne peut ni s’échapper, ni se suicider. Il se prépare alors physiquement et mentalement dans le seul but de pouvoir se venger, quand l’heure sera venue. Et seule la perspective de la vengeance lui permet d’endurer son existence de reclus… Jusqu’au jour où il est relâché, aussi mystérieusement qu’il avait été enfermé. Quinze ans ont passé, et la seule idée qu’il a en tête est de découvrir qui l’a enfermé et pour quelle raison. C’est alors qu’un inconnu le contacte, affirmant être ce ravisseur qui l’obsède. Il lui propose de participer à un petit jeu de piste afin de découvrir les raisons qui ont conduit à ses malheurs…

Autant vous prévenir de suite, Park Chan-wook ne ménage ni l’imagination, ni les émotions, ni les nerfs de ses spectateurs ! Entre la saveur du poulpe et la séance chez le dentiste, vous n’allez pas être déçus. Il utilise sa caméra comme d’autres utiliseraient leur sabre. C’est un virtuose du travelling, du split-screen, de la contre-plongée et des gros plans qui tranchent. Nous avons ici une mise en scène très stylisée où la lumière et la musique (classique, très bien choisie et utilisée) prennent toute leur importance, contribuant à créer un univers troublant, perturbant.
N’oublions surtout pas l’acteur principal : Choi Min-sik, déjà remarqué dans « Ivre de femmes et de peinture » et « Failan ». Il est tout simplement époustouflant, présent à chaque plan, il porte le film sur ses épaules. Utilisant toute son énergie, il compose un personnage à la limite de la folie. Vous prenez donc tous ces ingrédients, vous y ajoutez un scénario riche en flashes-back, révélations et rebondissements à tiroirs, et cela vous donne Old boy.
Le cinéma de Park Chan-wook nous rappelle forcément celui de Quentin Tarantino : invention débridée, virtuosité formelle, humour noir, rafales de violence. On sait que Tarantino était président du jury à Cannes cette année, et il s’en est fallu d’une voix pour qu’Old boy décroche la palme d’or (mais Michael Moore avait un atout imparable : George Bush !). Il est finalement reparti avec un joli lot de consolation : le Grand Prix du jury.