MON C.E. ROULE POUR UTOPIA

METTEZ VOTRE PUB
DANS LA GAZETTE !


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Groupe ( >30p.) : 3€
TARIF étudiants, lycéens, collégiens, demandeurs d'emploi, bénéficiaires du RSA : 4€ (sur présentation d'un justificatif). PASS CAMPUS : 3,50 euros. Paiement CB, Chèque ou Espèces.

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

LA GAZETTE UTOPIA 315 DU 18 JANVIER AU 21 FÉVRIER 2023 (À TÉLÉCHARGER)
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 315 DU 18 JANVIER AU 21 FÉVRIER 2023 (À TÉLÉCHARGER)...

LA GAZETTE UTOPIA 314 DU 7 DÉCEMBRE 2022 AU 17 JANVIER 2023 (À TÉLÉCHARGER)
     ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 314 DU 7 DÉCEMBRE 2022 AU 17 JANVIER 2023 (À TÉLÉCHARGER)...

30237
Et voilà, Vidéo en Poche c’est fini, le compteur s’arrête à 30237 copies vendues sans DRM sur clés USB ! À bientôt dans le cyberespace indépendant et surtout IRL dans les salles de cinéma :)Le 30 novembre à minuit, Vidéo en Poche a tiré sa révérence et retourne dans sa bouteille de ...

LA GAZETTE UTOPIA 313 DU 26 OCTOBRE AU 6 DÉCEMBRE 2022 (À TÉLÉCHARGER)
  ... Lire LA GAZETTE UTOPIA 313 DU 26 OCTOBRE AU 6 DÉCEMBRE 2022 (À TÉLÉCHARGER)...

LE SALON DE MUSIQUE

(JALSAGHAR) Écrit et réalisé par Satyajit RAY - Inde 1958 1h40mn VOSTF - avec Chhabi Biswas, Padma Devi, Pinaki Sen Gupta, Gangadapa Bose... D'après la nouvelle Jalsaghar, de Taraschankar Barnerjee.

Du 25/01/23 au 19/02/23

LE SALON DE MUSIQUEIl y a dans Le Salon de musique un peu de l'histoire de Satyajit Ray lui-même, fils d'une grande famille aristocratique du Bengale, dont le grand-père était ruiné comme l'est Roy, le maharaja du film.

« Quel jour sommes-nous ? Quelle saison ? » demande celui-ci à son unique serviteur, qui lui apporte son hookah (son narguilé) sur la terrasse déserte de son palais délabré… Dernier d'une illustre lignée de grands propriétaires, Roy est vieux, seul, hors du temps, indifférent. C'est la musique qui vient de chez son voisin Ganguli, le prêteur d'argent nouveau riche, qui l'entraîne à se souvenir de son passé, alors qu'il était heureux, dépensant sans compter pour des fêtes splendides et raffinées. Ce Ganguli inculte et qu'il méprise finit par l'inviter à une soirée musicale. Roy décline son offre et, une ultime fois, engageant ses dernières pièces d'or, il redevient le mécène splendide d'une troupe de danseurs et de musiciens qui jouent, dans son salon où il a convié ses amis, la musique qu'il aime.
Satyajit Ray brosse là le portrait d'une classe sociale moribonde dont les membres, riches et cultivés, étaient tout naturellement protecteurs des arts. Ganguli représente la classe montante qui imite, sans en avoir ni les capacités intellectuelles ni l'éducation, l'aristocratie esthète. Voué à la solitude et condamné à disparaître, Roy demeure jusqu'au bout un grand seigneur.
Vilayat Khan, musicien classique et joueur de sitar, que le cinéaste bengali tient en plus haute estime encore que le beaucoup plus célèbre Ravi Shankar, a composé pour le film, selon les propres termes de Ray, « les thèmes les plus extraordinairement inspirés ». Il fallait bien ça pour accompagner ces images sublimes, parmi les plus belles que Satyajit Ray nous ait données.