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Le blog des profondeurs...
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Deux petits livres épatants en vente à la caisse du ciné
Sexy, Linky ?de Nicolas Bérard - 4 euros (Ed. Le passager clandestin)En collaboration avec la Librairie La Machine à lire Au fil d’un récit vif, entraînant et plein d’humour, Nicolas Bérard, journaliste de L’Âge de faire, retrace l’enquête qu’il a menée sur le déploiement à marche forcée du comp...

Le Bassin à flots, quelle galère !
Bon, je sais : difficile d’être audible dans le grand barnum électoral qui sévit actuellement autour de nous. Mais, faut-il le rappeler, nous avons un petit problème qui menace à moyen terme, disons trois ou quatre ans, l’existence même d’Utopia à Bordeaux. Il s’agit, on...

Misère, misère…
C’était bien la peine de se débarrasser de ce troupeau de vieilles badernes qui nous bouchaient la vue pour se retrouver aujourd’hui avec comme seul choix présidentiel possible : un blanc bec néolibéral qui fit ses classes chez un banquier et une fille à papa méchante comme la gale, dont le pate...

LE MISANTHROPE
LA COMÉDIE FRANÇAISE AU CINÉMA POUR DES SÉANCES SCOLAIRESLa Comédie Française innove en proposant, à l’intention du public scolaire, des spectacles filmés, choisis parmi les grandes productions de sa saison. Le deuxième spectacle choisi est « LE MISANTHROPE » de Molière, mis en scène par Clément...

Cours d'arabe et soutien humanitaire
Tel le colibri, cher à Pierre Rabhi, l’association Salam tâche « de faire sa part »… depuis 2003 Salam organise des cours d’arabe à Bordeaux, cours payants qui génèrent chaque année un pécule intégralement investi dans des actions humanitaires au Maroc… Notre actualité 2017-2022 : un projet de p...

BLUE VALENTINE

(MY BLUE VALENTINE) Derek CIANFRANCE - USA 2010 1h54mn VOSTF - avec Ryan Gosling, Michelle Williams, Faith Wladyka, Mike Vogel... Scénario de Derek Cianfrance, Joey Curtis et Cami Delavigne. Musique de Grizzly Bear et Matt Sweeney.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BLUE VALENTINEToutes les histoires d'amour seraient-elles périssables, et leur date de péremption indexée sur l'inévitable extinction de la passion ? Est-il si difficile de faire perdurer une relation une fois passées l'euphorie de la rencontre et l'ivresse des premiers regards, des premiers baisers, des premières étreintes ? Ne peut-on éviter d'enfouir ces souvenirs et leur magie sous le poids du quotidien et des obligations, des doutes et des rancoeurs qui finissent bien souvent par prendre le dessus ? Comment entretenir et réalimenter les quelques braises encore vives d'un feu étouffé par la lassitude et l'amertume ?

Ces questions millénaires, Dean et Cindy doivent se les poser. Après quelques années de mariage et la naissance de leur fille, on les découvre vieillissants, fatigués, et on sent bien que leur couple bat doucement de l'aile… Pas de crise hystérique ni de bruyante dispute, mais simplement cette sensation que le cœur n'y est plus, que le ressentiment a pris le pas sur les sentiments, et qu'ils n'ont plus l'énergie de se battre pour faire renaître une passion en train de s'éteindre. Et pourtant, on devine qu'ils ont été heureux et qu'ils se sont aimés, on voit bien que même si le regard qu'ils posent l'un sur l'autre a changé, il y reste un petit quelque chose, une étincelle de tendresse, une envie lointaine de retrouver ce bonheur qui s'échappe… Et au cours d'une nuit de la dernière chance pour tenter de sauver leur mariage vacillant, nous revivrons par flashbacks leur rencontre, et la naissance de cette belle histoire d'amour qu'ils essaient de préserver…

Blue Valentine… Ce titre, quelque peu énigmatique et difficilement traduisible, est un hommage à la chanson éponyme (à un pluriel près) du grand Tom Waits, chanson dans laquelle son inimitable voix de crooner biberonné au whisky, accompagnée de quelques accords de guitare, insufflent à l'auditeur le désespoir d'un homme rongé par la solitude et les regrets d'un ancien amour gâché… Un sacré défi tout de même pour un réalisateur que d'oser prétendre rendre hommage par son film à une si belle chanson, mais il faut bien l'avouer, le pari est réussi. Non seulement Blue Valentine parvient à transmettre la profonde mélancolie de ce couple au bout du rouleau, mais il contrebalance cette tristesse par l'énergie de leur rencontre et l'euphorie de la naissance de cet amour aujourd'hui menacé, nous permettant ainsi de comprendre les raisons et les enjeux de cette nuit de la dernière chance. Et pour rendre compte de cette histoire le plus honnêtement possible, ce qui était pour son réalisateur essentiel, le film a été tourné dans les lieux réels où se déroule l'histoire, avec les personnes travaillant dans ces lieux. Dans cette même démarche de réalisme, il a laissé à ses deux acteurs principaux, dont on ne peut que saluer la performance, une grande part d'improvisation, ne leur donnant pour certaines scènes que quelques indications et leur confiant le soin de faire évoluer la situation au gré de leurs envies et de leur interaction. De cette histoire qui l'habitait depuis de nombreuses années, Derek Cianfrance voulait faire un film « honnête, adulte, vivant, vibrant ». Et encore une fois, le pari est réussi.